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Interview de Yves Poinsot Directeur Général d'ATRADIUS





Yves Poinsot
Yves Poinsot
CFO-news : Monsieur Yves Poinsot bonjour. Vous êtes Directeur Général France d'ATRADIUS. Pouvez-vous nous présenter votre société et ses services ?
Yves Poinsot : Atradius est un des leaders mondiaux de l'assurance-crédit dans le monde. L'encaissement de primes de la société avoisine € 1,2 milliard et ses parts de marché à l'échelle mondiale s'élèvent à 24%. Nous assurons chaque année environ pour € 350 milliards d'opérations commerciales contre le risque de non-paiement et proposons une vaste gamme de produits allant de l'assurance-crédit au recouvrement de créances.

Avec 3.400 salariés nous sommes implantés dans plus de 40 pays et nous mettons à la disposition de nos clients des informations commerciales sur plus de 45 millions de sociétés au monde et prend 12.000 décisions par jour en matière de limites de crédit.
Atradius a une notation "A" de Standard & Poor's (perspectives stables) et "A2" de Moody's (perspectives stables).

Quelles sont les spécificités d'Atradius ?
On peut tout d'abord parler de la dimension internationale : Atradius est implanté sur les 5 continents avec 90 bureaux.
Depuis le début, nous avons toujours proposé un contrat unique pour couvrir les clients français et étrangers ce qui nous permet de faire bénéficier nos assurés de conditions très attractives et d'une information fiable et actualisée sur leurs acheteurs quel que soit le pays où ils se trouvent. La diffusion de ces informations est rendue possible grâce à une plateforme informatique intégrée : tous les arbitres ont les même informations au même moment, partout dans le monde.

Les résultats du 2ème baromètre des comportements de paiement des entreprises viennent d'être communiqués par le Groupe Atradius. Qui est à l'origine de cette étude ? Comment a-t-elle été construite ?
Ce sont Atradius & The Financial Times Deutschland qui sont à l'origine de cette étude. Ils mesurent tous les 6 mois les pratiques de paiement en Europe. Cette étude est ensuite publiée dans le " Baromètre Européen Atradius des pratiques de paiement ", qui paraît deux fois par an. L'étude a pour fil conducteur des questions objectives, qui analysent des faits, et des questions psychologiques, qui s'intéressent à l'évaluation subjective des comportements. Des tendances et évolutions claires sont ainsi dégagées.

Y-a-t-il des différences majeures entre les résultats du Baromètre sortis au 1er semestre et celui-ci ? Quelles sont les grandes tendances qui s'en dégagent ? Que faut-il retenir ?
Dans les six pays évalués, aucun changement majeur n'a été relevé en ce qui concerne la façon dont les paiements par les clients domestiques sont perçus depuis l'étude précédente réalisée en 2006. 54% des entreprises françaises interrogées qualifient les pratiques de paiement de leurs clients français de " excellentes " " très bonnes " ou " bonnes ", ce qui place la France dans le milieu du tableau des 6 pays interrogés.

Cette appréciation n'est pas encore impactée par l'allongement des délais de paiement réels qui passent de 56 à 62 jours soit 13 jours de retard de paiement par rapport au délai prévu de 49 jours en moyenne. Si l'on évoque les délais de paiement réels de leurs clients domestiques, sur une échelle de 1 (paiements ponctuels) à 5 (paiements beaucoup trop tardifs), les entreprises françaises ont en moyenne attribué une note de 3.1, stable par rapport à l'été 2006.

On dit souvent que la part du poste clients est très importante dans les actifs de l'entreprise. Cela est-il confirmé par l'étude ?
La part de l'actif clients représente en moyenne 25% du total des actifs des entreprises françaises et reste dans la moyenne des autres pays européens. Il est donc essentiel de protéger cet actif pour éviter l'impact négatif d'un impayé sur la rentabilité de l'entreprise.

Qu'en est-il de l'opinion de nos voisins européens ?
Même si la perception est meilleure que celle des entreprises françaises, nos voisins considèrent pour leur part les pratiques de paiement des entreprises françaises plus négativement comparé aux autres pays européens : seules 14% des partenaires étrangers qualifient leur comportement de " très bonne " à " excellente ", 40 % le considèrent comme " bonne ". La France est ainsi en avant dernière position devant l'Italie qui sont jugés comme les plus mauvais payeurs .Le Royaume-Uni est le seul pays où la perception nationale est meilleure que l'évaluation étrangère.

Existe-t-il une différence entre le comportement des clients domestiques et celui des clients étrangers en matière de délai de paiement ?
Oui ! Même si la perception est meilleure que celle des entreprises françaises qui jugent les paiements de leurs clients domestiques beaucoup plus tardifs, nos voisins considèrent toutefois que nous payons plus tard que les autres pays européens.

Comment expliquez-vous cette différence de perception ?
Il est surprenant de constater que les pratiques de paiement sont manifestement mieux perçues à l'étranger qu'au niveau national. Cela reflète probablement la vision et l'état d'esprit des entrepreneurs français sur la situation économique du pays.

Où est-il possible de se procurer ce Baromètre (en dehors de Financial Supply ChainS) ?
Vous pouvez le télécharger sur notre site Internet [www.atradius.fr]url:http://www.atradius.fr ou faire une demande par mail à l'adresse suivante : [info.fr@atradius.com]url:http://info.fr@atradius.com
Nous vous l'enverrons par courrier.

Monsieur Yves Poinsot je vous remercie et vous donne rendez-vous dans un prochain numéro.

Mardi 20 Mars 2007
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1.Posté par Georges Grigliatti le 22/03/2007 10:38 | Alerter
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Monsieur POINSOT bonjour,
Vous dites dans votre interview que le poids du poste clients adns l'actif des entreprises françaises serait de 25% en 2006. Or si on est attentif aux études et résultants publiés par vos confrères ou par des spécialistes ou experts du crédit management , on relève qu'en moyenne toutes activités économiques confondues le poids du poste clients avoisine plutôt les 30 ou 40% .
Pourquoi un tel écart d'analyse ?
Les sources statistiques sont quasiment les mêmes et les études portent sur 670.000 environ bilans annuels publiés en France soit avec le marché officiel soit avec le marché "gris"..
Excellente journée

2.Posté par Allainguillaume Fabienne le 22/03/2007 11:31 | Alerter
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Cher monsieur,
Vous avez tout à fait raison : dans les études cela peut aller jusqu'à 40%. Nous ne parlons ici que des résultats obtenus sur notre panel de 1200 décisionnaires européens. Il peut donc y avoir un décalage avec d'autres études plus larges et ne portant que sur la France.

L'idée ici était surtout de souligner l'importance de cet actif pour l'entrerpise qu'elle doit protéger pour assurer la pérennité de son activité. Peut-être d'ici 6 mois les déclarations des interviewés évolueront-elles compte tenu de plus de prévisions économiques peu optimistes.
Bien cordialement et bonne journée
Fabienne Allainguillaume




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