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Interview de Jean-Michel Schneider, Directeur des ventes chez ACI Wordlwide





Jean-Michel Schneider
Jean-Michel Schneider
CFO-news : Monsieur Jean-Michel Schneider, bonjour. Vous êtes directeur des ventes chez ACI Wordlwide. Pourriez-vous nous présenter votre société et ses services ?
JM Schneider : ACI Worldwide fournit des solutions de traitement et de sécurisation des transactions électroniques pour les banques (d'affaire ou de détail). La société traite les paiements électroniques, gère les risques, automatise les systèmes de back-office et fournit des services d'infrastructure d'application.

Le vol d'identité sur Internet et le " phishing " (l'interception de données personnelles) sont en pleine expansion. De quels risques doivent se prémunir les utilisateurs ?
Ce type de criminalité augmente grâce à la démocratisation d'Internet et aux techniques de fraude constamment perfectionnées. Cependant, le vol d'identité n'est pas uniquement lié à Internet et peut concerner non seulement les données personnelles bancaires, mais également les informations relatives aux domaines de la santé (dossier médical), sociaux (prestations sociales), ainsi que l'identité même de la personne (falsification de la carte d'identité, du permis de conduire, etc.). Le phishing en revanche, nécessite une identification électronique " volontaire ". Ce type de crime n'est possible que grâce à la crédulité des utilisateurs qui se connectent sur des sites déguisés et fournissent des informations confidentielles, souvent malgré les avertissements des fournisseurs de services Internet, des banques et même des médias.

Le vol d'information concerne souvent les données personnelles bancaires : d'après vous, quel rôle les banques peuvent-elles jouer dans la détection et la prévention de ces nouvelles escroqueries ?
À moins de pouvoir agir directement sur Internet avec les hébergeurs et les fournisseurs de services, les banques n'ont aucun moyen de contrôler les activités de phishing et le vol d'identité en amont. Elles disposent toutefois de technologies permettant de faciliter la lutte contre la fraude. En effet, s'il est possible de falsifier les moyens de paiements, il est beaucoup plus difficile d'imiter le comportement et/ou les habitudes du client. Les systèmes de contrôles actuels ne sont pas suffisants, voire inefficaces. ACI recommande l'automatisation de l'analyse des flux, notamment par le biais de réseaux neuronaux, afin d'analyser les comportements du client, et de façon à détecter toute activité anormale et/ou criminelle.

Pouvez-vous nous expliquer de quelle manière cette technologie peut aider dans la lutte contre la fraude et particulièrement le phishing ?
Pour une banque, le seul moyen de protéger ses clients est un contrôle plus sévère sur les activités du porteur en général et les changements d'adresses et les mouvements de comptes en particulier. La reconnaissance de schémas par réseau neuronal peut détecter les transactions suspectes ou frauduleuses avant de subir des pertes importantes. Cela nécessite l'établissement de règles précises et personnalisées afin de détecter les comportements anormaux ou inhabituels. Il suffit qu'une seule variable d'une transaction soit hors normes pour alerter le réseau neuronal, permettant à la banque de contrôler plus efficacement les activités sur les comptes associés à ce client. Par exemple, la surveillance accrue des virements de compte à compte, d'une fermeture de livrets épargne ou d'un PEL pour être virés sur le compte courant ou encore de dépenses excessives inhabituelles sur un ou plusieurs comptes…

D'après vous, quel est l'intérêt des banques à investir dans ce type de solution ?
Les banques ont tout intérêt à protéger leur clientèle de ces nouveaux crimes qui constituent une perte de temps et d'argent en termes de démarches administratives. Le réseau neuronal analyse les comportements afin d'identifier une éventuelle fraude, mais les banques peuvent également l'utiliser pour la détection d'utilisation abusive de services (autorisation de découvert, etc.). Par ailleurs, nous pensons que si les banques disposent de telles solutions technologiques pour se prémunir de la fraude et des abus, elles seront en mesure d'apporter plus de conseils à leurs clients et de la valeur ajoutée aux services déjà existants.
La gestion de la relation clients (CRM) peut également tirer parti de ces analyses poussées du comportement, permettant la création de nouveaux services, ainsi qu'un meilleur suivi de la clientèle en matière de fidélisation, un sujet qui deviendra très présent au sein des banques d'ici quelque temps...

Quelle est l'offre d'ACI Wordlwide en matière de lutte contre la fraude et le phishing ?
ACI propose la solution " Proactive Risk Manager Enterprise " qui permet l'analyse de toutes les transactions effectuées avec la carte, mais aussi des autres activités (dépôts, retraits, modification de données personnelles) pour tous les moyens de paiements (chèques, espèces, virements). Tous les comptes (personnels, professionnels, marital, etc.) sont concernés par l'analyse, y compris tous les types de comptes et de produits financiers (CODEVI, Livret A, PEL, crédits, etc.).
Toutes les activités sont ainsi surveillées et les alertes sont déclenchées en fonction des règles pré-établies relatives à l'analyse de tous ces flux. Nous pouvons même envisager dans l'avenir des solutions neuronales encore plus sophistiquées qui s'appuieront sur un historique à long terme du client au lieu des 30 jours qu'utilisent la plupart des banques pour suivre ses habitudes.

Monsieur Jean-Michel Schneider, nous vous remercions et vous donnons rendez-vous dans un prochain numéro.

Lundi 26 Février 2007
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