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Innovation : sortez de votre garage !


Je ne ferai pas l’injure de vous démontrer en quoi l’innovation peut-être bénéfique pour une entreprise.




L’innovation – qu’il faut distinguer de l’invention qui n’a pas de finalité business – est la pierre angulaire de la croissance d’un marché, par l’incitation à la consommation et l’adaptation aux besoins émergents via un renouvellement de produits et services.

La question latente est la même depuis des années : comment susciter au mieux cette dynamique de création et de renouvellement ?

Le mythe du garage

En premier lieu, il y a une légende qui a la vie dure : celle du garage. Compagnon de route du mythe de la Silicon Valley, le garage est le lieu « magique » où les innovations voient le jour.
Vous connaissez certainement messieurs Hewlett et Packard : l’histoire dit que c’est dans leur garage qu’ils inventèrent leur premier ordinateur. Steve Jobs et Steve Wozniak firent de même. Et plein d’autres.

Le point commun de ces personnes : leur capacité à inventer, en véritables héros solitaires, sans avoir besoin d’être connectés au monde autour d’eux. Pour une raison simple : jusque dans les années 70, le monde concurrentiel était segmenté, la liberté d’échanges partielle, et la diffusion du savoir fragmentée.
Puis Internet arriva. Et plus ne serait vraiment comme avant.

Diffuser et innover, est ce compatible ?

Par sa capacité à propager instantanément une information, il devenait possible de connaître ce que les autres faisaient immédiatement, partager les informations par centres d’intérêts, et communiquer beaucoup plus rapidement où que vous soyez sur la planète avec vos pairs. Un risque pour certains de voir leur avantage concurrentiel éventé, une formidable opportunité pour les autres qui voyaient s’ouvrir un fabuleux potentiel de mixer les tendances, les opinions et les compétences.

Le monde a donc changé en 30 ans… et s’est mis à se dématérialiser et se connecter. Nous passons d’une économie sectorisée à une économie du savoir et de la connaissance communautaire : voilà désormais l’enjeu.

Innover, c’est risquer

Mais, autant se l’avouer : si l’innovation est un sujet sexy qui a pour objet d’ouvrir de nouvelles sources de revenus ou d’améliorer une offre existante , la criticité du sujet réside en un mot : survivre.

Dans un environnement concurrentiel exacerbé où la pression des coûts réduit la marge de manœuvre, la prise de risque est necessaire et trouver « du nouveau » devient un défi schizophrénique : comment proposer le bon produit (ou service), au bon moment, en maximisant l’accueil des consommateurs tout en réduisant les cycles de développement, et en faisant attention à ne pas se faire doubler – voire piller – par d’autres ?
C’est là que les réseaux sociaux ont pleinement leur rôle à jouer.

L’innovation réseau

L’innovation est devenue le fruit d’un travail collectif, où c’est désormais la pertinence globale d’un puzzle de contributions diverses qui fait le succès d’une idée. A l’heure de la mondialisation, toutes les suggestions et propositions peuvent désormais percoler, se diffuser facilement… et doivent être prises en compte.

Pour l’entreprise, cette dématérialisation et fluidification des données innovantes ne doivent pas se faire n’importe comment. Il est nécessaire d’organiser ces flux de la manière la plus fluide et productive qui soit : c’est à dire sous forme de réseau social.

En intégrant l’ensemble de son écosystème (partenaires, fournisseurs, clients, consommateurs) dans un ensemble de conversations communautaires, distinctes ou convergentes, l’entreprise devient un lieu de discussion permanente au sujet des évolutions possibles de ses produits et services.

Cette mécanique conversationnelle s’articule en deux phases qui interagissent en temps réel :

Phase 1 : conversations ouverte à tout l’écosystème
L’entreprise nourrit son réseau social interne de tendances marché et de retours clients captés internet (via des blogs, des alertes twitter…) et irrigue les conversations des équipes marketing, R&D, commerciaux…

Parallèlement, les partenaires et fournisseurs, partie prenante du réseau social de l’entreprise, échangent avec elle sur les nouveautés à venir, les prochaines gammes, et travaillent de manière rapprochée aves les équipes développement.

Ces conversations se déroulent en interne et en externe à l’entreprise, de concert et sans ligne de démarcation, tout en conservant l’intégrité et la confidentialité des données. C’est l’entreprise et ses équipes qui pilotent, depuis sa plateforme sociale, les échanges et qui peuvent intervenir dans les débats

Phase 2 : conversation restreinte à l’entreprise
Peu à peu, les éléments récoltés viennent s’agréger et se concaténer à des projets internes. La synthèse des signaux issus des clients, consommateurs et partenaires permet d’alimenter dynamiquement le débat, et d’impliquer les bonnes personnes au bon moment. Les compétences sont mélangées et optimisées, et il est même possible à nouveau de faire intervenir certaines personnes externes pour tester des hypothèses (design, fonctionnalités, prix…) concernant un nouveau produit ou service.

Les projets collaboratif naissent, jusqu’à leur conclusion (sortie de l’innovation ou arrêt), avec une identification des talents qui ont participé au processus (blueKiwi travaille actuellement sur ces indicateurs clé rendant tangible l’apport de chacun).

Ces deux phases itératives et interactives, proche des méthodologies de design thinking et d’open-innovation, sont très orientées « essai-erreur » et permettent d’accélérer la prise de décision par la confrontation de points de vues autour d’hypothèses successives. Et seule une plateforme sociale permet de la mettre en œuvre sans perdre de temps (réunions…) ni d’informations (e-mails…)
Eradiquer le syndrôme « Not Invented Here »

Si je devais résumer les facteurs clés de l’innovation en entreprise, je donnerais ces quatre points :
- C’est avant tout un état d’esprit collectif, basé sur le partage.
- C’est être ouvert sur son écosystème : clients, partenaires, salariés.
- Ça ne se décrète pas, c’est une dynamique à susciter.
- C’est être à l’écoute de l’interne et de l’externe.

L’innovation n’est plus l’apanage de certains experts ou « pensants ». Il faut imaginer les nouvelles idées comme un flux constant où chacun peut apporter sa pierre au bon moment, selon ses compétences et ses attentes.

Décréter que l’innovation se partage, qu’elle est une sorte de « cocktail » dont il s’agit de trouver le bon dosage pour le meilleur goût, est le meilleur moyen d’éradiquer le syndrôme « Not Invented Here » et de le remplacer par « Prenons le meilleur de partout ».

Par Damien Douani, Social media expert chez blueKiwi

À propos de blueKiwi Software
blueKiwi est le leader européen du logiciel de Réseaux Sociaux pour Entreprise. Nos solutions permettent aux entreprises d'engager des conversations et d'interagir avec leurs réseaux - internes et externes - et cela dans tous les domaines et dans le monde entier. En tant que plate-forme SaaS blueKiwi apporte sans contrainte la puissance des réseaux sociaux dans de nombreuses sociétés internationales du CAC 40 comme Allianz, BNP Paribas, Cap Gemini, Carrefour, Dassault Systèmes, Total et d'autres. Témoignage de son talent d'innovation et son expertise, Gartner reconnaît blueKiwi comme une société "visionnaire" depuis 2007.
Pour plus d’informations : bluekiwi-software.com

Mardi 7 Juin 2011
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