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Infrastructures réseaux : les entreprises adoptent le modèle de paiement à l'utilisation


Les entreprises cherchent à faire face aux bouleversements économiques en évoluant vers un modèle de paiement à l'utilisation.




La tendance n'est pas nouvelle ; une transition s'opère progressivement en faveur de la flexibilité et de la location. Toutefois, des années 1980 au début des années 2000, cette tendance a été modérée par la valeur de la propriété et le désir de possession. Nous vivons dans un monde très différent aujourd'hui. La notion de propriété n'a plus le vent en poupe.

Le contrôle des dépenses et la flexibilité en matière d'achat sont des priorités pour les entreprises, qui doivent disposer d’un niveau de gestion financière leur permettant d'augmenter ou de réduire très rapidement les investissements et les dépenses pour faire face à l'instabilité de la conjoncture économique mondiale. Par conséquent, cette tendance s'est accélérée, marquant le développement du modèle de paiement à l'utilisation.
Pour les entreprises, ce modèle consiste à réduire les dépenses d'investissement et à contrôler les dépenses opérationnelles, c'est-à-dire à améliorer leur agilité et leur flexibilité, tout en réduisant leur exposition à la dépréciation. Les entreprises ont de plus en plus tendance à louer des locaux commerciaux car la valeur immobilière fluctue et le nombre des travailleurs temporaires par rapport à ceux qui ont un contrat à durée indéterminée a augmenté en Europe au cours des dernières années (1). Les entreprises ont moins de raisons financières d'avoir leurs propres locaux, voitures, installations ou employés. Toutefois, cette nouvelle demande liée à l'acquisition, à l'accès et à l'achat de ressources est différente des approches traditionnelles des contrats de location/bail du passé qui concernaient principalement les marchés de l'immobilier à usage commercial, de l'emploi et du matériel de bureau.

Allant bien au-delà des contrats de location typiques auxquels nous avons recours pour les photocopieurs, imprimantes, ordinateurs portables et PC, le modèle de paiement à l'utilisation sera surtout adopté pour l'informatique opérationnelle : à savoir le réseau, les serveurs et le datacenter. Ce modèle révolutionnaire pourrait transformer nos méthodes de travail et même nos vies.

Évidemment, nous avons entendu ce genre d'allégations maintes fois, mais trois facteurs favorisent l'adoption du modèle de paiement à l'utilisation, en plus de la conjoncture économique.

Tout d'abord, la mobilité est au coeur de notre mode de vie. Les appareils grand public deviennent le principal moyen de communication et d'accès aux plates-formes et applications commerciales ; c'est déjà le cas sur de nombreux marchés. La commercialisation des technologies grand public est peut-être à l'origine de cette situation, mais les avantages du télétravail (pas besoin de bureaux, de fauteuils, de tables, de lignes fixes, etc.) ont été reconnus comme un critère de rentabilité qui permet à l'entreprise d'offrir un service client plus rapide et plus performant, et de rester compétitive. Les implications sont considérables pour le réseau et le datacenter, car les informations, connaissances et données étaient généralement regroupées au même endroit, sur les serveurs de la société, qui étaient sécurisés et gérés par des employés de l'entreprise. Aujourd'hui, les données et informations commercialement sensibles résident presque n'importe où du fait de la mobilité des employés. En même temps, il est indispensable de s'assurer qu'ils peuvent se connecter aux systèmes de l'entreprise via une connexion sans fil plutôt que par le biais de périphériques câblés, ce qui requiert un niveau de flexibilité et de résilience que n'offrent pas la plupart des infrastructures informatiques traditionnelles.

La montée en puissance du cloud computing est l'un des facteurs ayant contribué à une deuxième tendance. On entend beaucoup parler du cloud computing et les définitions varient, mais, en deux mots, un cloud fournit une infrastructure informatique souple, qui peut être privée ou proposée par un prestataire de services. Le cloud computing est également le pilier de l'une des plus grandes tendances sur le marché actuel de l'informatique : l'adoption des services SaaS (Software as a Service). En août 2011, IDC a annoncé que d'ici 2015, les services SaaS représenteront un chiffre d'affaires de 53,6 milliards de dollars, dépassant la fourniture de logiciels classique pour représenter près de 1 dollar sur 6 dépensés dans les logiciels (2). Cette augmentation n'est pas surprenante. Le modèle SaaS est une solution de paiement à l'utilisation attrayante, qui évite l'achat, le déploiement et la gestion de plusieurs licences et disques physiques, le déploiement des mises à jour et correctifs, et l'installation systématique des nouvelles versions pour s'assurer de la compatibilité des applications et du matériel. Bénéficier d'une solution plus économique, au prix de revient total plus bas et qui permet de prévoir et gérer les dépenses, d'avoir toujours accès aux versions les plus récentes et de pouvoir augmenter ou réduire l'utilisation des ressources selon les besoins, n'est-ce pas ce que les entreprises recherchent ? Des questions subsistent sur la protection des données, les niveaux de service contractuels, la compatibilité des technologies et la sécurité, mais les avantages, pour l'entreprise, d’une approche de paiement à l'utilisation l'emportent indiscutablement.

En même temps, l'infrastructure physique (les réseaux qui transmettent les données et permettent d'accéder aux applications) est devenue trop coûteuse pour certaines entreprises (en particulier pour les petites et moyennes entreprises). Des solutions telles que les fabrics Ethernet, la virtualisation et le cloud computing permettent d'utiliser les ressources informatiques en place beaucoup plus efficacement, mais les architectures de réseau existantes ne sont pas compatibles avec de telles approches. Les entreprises ont donc un choix à faire : être moins compétitives, réactives et proactives, ou freiner leur développement commercial pour investir dans leur infrastructure informatique.

Ce dilemme est à l'origine de la troisième tendance, à savoir le changement du modèle d'achat des ressources informatiques opérationnelles. Aujourd'hui, même les technologies de réseau sont disponibles moyennant un paiement à l'utilisation. Des entreprises commencent à demander des solutions de paiement à l'utilisation pour pouvoir acquérir des technologies de réseau telles que les fabrics Ethernet et créer l'infrastructure de réseau flexible dont elles ont besoin. La réponse aux solutions d'achat innovantes, telles que le modèle Brocade Network Subscription (BNS), reflète fortement cette tendance. BNS n'est pas un modèle de location avec une durée fixe. Cette solution permet simplement aux entreprises d'acquérir l'infrastructure de datacenter dont elles ont besoin moyennant un paiement à l'utilisation.

Actuellement, l'incertitude est le facteur qui détermine la stratégie et le modèle d'achat des entreprises. Malgré la masse d'informations et les divers indicateurs économiques disponibles, les problèmes actuels des marchés mondiaux et leur impact aux niveaux régional et local en termes de taux d'intérêt, d'inflation, de confiance des consommateurs et d'emploi ont contribué à cette incertitude. La gestion des risques a toujours supposé le suivi des fluctuations financières, mais pour les dirigeants d'aujourd'hui, qu'ils soient à la tête d'une multinationale avec des dizaines de milliers d'employés ou d'une entreprise locale avec moins de 10 employés, ce problème impacte toutes les décisions qu'ils prennent. Une entreprise qui adopte un modèle de paiement à l'utilisation et renonce à avoir ses propres locaux, ordinateurs portables, employés et réseaux, crée un niveau de flexibilité et de fluidité vraiment révolutionnaire qui lui permet de réagir à l'incertitude de manière contrôlée, planifiée et gérable.

Cela signifie que si les ressources physiques restent essentielles, le modèle d'acquisition évolue et aura des ramifications bien au-delà du datacenter, du bureau et de l'environnement professionnel que nous connaissons aujourd'hui.

Avis d’expert – Philippe Tiennot, Country Manager France – Brocade

(1). Revue trimestrielle sur l'emploi et la situation sociale dans l'UE, juin 2011
(2). IDC, Worldwide Software as a Service 2011–2015 Forecast and 2010 Vendor Shares, août 2011

A propos de Brocade
Les solutions réseaux de Brocade ® (Nasdaq: BRCD) aident les entreprises internationales leaders à opérer une transition en douceur vers un monde où les applications et les informations résident n'importe où. www.brocade.com

Lundi 12 Décembre 2011
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