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Industrie française : « c’est maintenant l’hiver de notre mécontentement… »


“Now is the winter of our discontent Made glorious summer by this sun of York ; And all the clouds that lour'd upon our house In the deep bosom of the ocean buried.” Richard III / W. Shakespeare



Thierry Charles
Thierry Charles
En ce début d’année 2010, l’hiver n’est pas fini pour l’industrie française. Et pour cause : les fournisseurs et les sous-traitants, chez qui la pression exercée par les donneurs d’ordre est bien présente, n’en finissent pas de porter le risque des grandes entreprises, tout en devant faire face à une trésorerie insuffisante et à une raréfaction du crédit.

Aussi, les Etats Généraux de l’Industrie ont d’ores et déjà une « lourde responsabilité », à savoir : « redonner ses lettres de noblesse à une politique industrielle digne de ce nom » (Voir Alexander Law, revue Xerfi-Previsis n°151 : « France : une industrie en mauvais état », janvier 2010, p.4 et suiv.).

Voire même redéfinir une politique industrielle à part entière, se permettra-t-on d’ajouter derechef.

Pour l’année 2010, selon le chef économiste de Xerfi : « (…) inutile d’espérer de miracles liés au déstockage : échaudés les chefs d’entreprise n’entreposeront que le strict nécessaire, d’autant plus que les cours des principales matières premières restent soumis à de très fortes volatilités ».

Autre sujet d’inquiétude : la part de marché de la France à l’export qui a fondu « comme neige au soleil » depuis les années 90 (de plus de 6%, la part des exportations françaises dans le commerce mondial est descendue autour de 4% en 2009).

Et si pour la première fois, l’Allemagne a été dépassée par la Chine en tant que premier exportateur mondial, elle a malgré tout réussi à grignoter des parts de marché au détriment de ses principaux voisions européens, dont la France.

En effet, le « bazar » allemand (hypothèse de « l’économie de bazar », qui se traduit essentiellement, selon Hans Werner Sinn, par l’idée que l’économie devient une plateforme de réexportation, avec spécialisation dans l’assemblage et la commercialisation ; un concept qui résulte de la diminution de la part de la valeur ajoutée dans les exportations et dans la production en général) expliquerait en partie l’écart de performance à l’export par rapport à la France, l’Allemagne ayant eu davantage recours à la division international de la production que la France, notamment avec les pays à bas salaires, ce qui lui permettrait d’en tirer des avantages en terme de compétitivité.

Il faut donc changer de paradigme sans pour autant partir dans des considérations trop abstraites. Car «le pire n'est jamais sûr », considérée comme moribonde, l’industrie du Royaume-Uni demeure encore puissante, malgré les coups de boutoir de la révolution thatchérienne des années 80.

Thierry CHARLES
Docteur en droit
Directeur des Affaires Juridiques d’Allizé-Plasturgie
Membre du Comité des Relations Inter-industrielles de Sous-Traitance (CORIST) au sein de la Fédération de la Plasturgie
t.charles@allize-plasturgie.com

Mardi 19 Janvier 2010
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