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Indice de confiance des investisseurs au 23 septembre 2008


Haut degré d’anxiété. Il n’existe peut-être pas d’image plus emblématique de l’âge d’or d’Hollywood que celle de James Stewart à la fin du film classique d’Alfred Hitchcock Vertigo tourné en 1958. Il se tient debout au bord de l’édifice d’où Kim Novak a chuté et trouvé la mort, les bras écartés comme en signe de prière. C’est le thème qui convient pour décrire l’état actuel de la confiance des investisseurs.




Indice de confiance des investisseurs au 23 septembre 2008
Depuis le mois de février, l’Indice de confiance des investisseurs de State Street fait des zigzags, reflétant exactement le flux et le reflux des préoccupations concernant la crise du crédit et l’état de l’économie réelle. Cependant, on a assisté ces deux derniers mois à des chutes conséquentes, l’espoir ayant laissé la place au pessimisme. L’Indice a atteint un niveau plus bas seulement trois fois au cours des dix années de son histoire.

Étant donné le flux constant de mauvaises nouvelles ces derniers mois, cet état de fait n’a rien de surprenant. Les rebonds boursiers traduisant le soulagement des marchés suite au sauvetage tout d’abord de Freddie Mac et Fannie Mae puis du groupe AIG ont été remarquablement de courte durée. Que l’embellie ait tourné court peut s’expliquer par les flux des investissements institutionnels qui forment une grande part de l’Indice de confiance des investisseurs : ces grands investisseurs à long terme sont restés sur la touche.

À ce même moment le mois dernier, les sorties de fonds sur les marchés actions des pays développés étaient importantes. Depuis, la situation a empiré, les flux vers les plus grands marchés actions ayant chuté au 2ème centile. Autrement dit, les flux vers ces marchés ont été plus élevés 98 pour cent des périodes d’un mois au cours des 11 dernières années constituant l’historique de l’Indicateur des flux internationaux.

Les signes d’une aversion au risque ne manquent pas. Depuis une quinzaine de jours, les investisseurs institutionnels se portent acheteurs de Francs suisses, valeur-refuge classique. Les devises à haut rendement sont sous pression. Reste à savoir si le nouvel acronyme sur les marchés financiers—le TARP [Troubled Assets Relief Programme] désignant le plan de sauvetage des actifs en difficulté—sera synonyme d’un quelconque apaisement pour les investisseurs anxieux. Jusqu’à présent, aucune des mesures prises— qu’il s’agisse des sept baisses consécutives dans les taux des fonds fédéraux (la réponse traditionnelle de l’argent facile) ou de programmes novateurs comme la TAF [Term Auction Facility] permettant des enchères avec facilité de financement ou l’ouverture de la fenêtre
de l’escompte aux établissements non-bancaires—ne s’est avérée être la recette magique.

La réaction initiale du marché interbancaire a été tiède. Le Libor dollar à trois mois a chuté de 3 points de base, il demeure cependant bien plus haut que les taux déjà fort élevés enregistrés début septembre. Mais la crise financière n’est pas à l’origine de la méfiance persistante des investisseurs institutionnels vis-à-vis des actifs à haut risque. Il s’agit plutôt d’une réalité déplaisante qui se joue depuis longtemps. Même si le plan de sauvetage TARP fonctionne et que les banques commencent de nouveau à se prêter de l’argent, l’économie réelle continuera à subir les effets secondaires de la crise du crédit. Les normes de prêt continuent d’augmenter pour les prêts hypothécaires et les cartes de crédit, donnant ainsi le jour à une nouvelle crainte : celle d’une récession sur le marché de la consommation.

Le modèle des flux au niveau national en est la parfaite illustration. S’il existe une économie dans le monde pouvant servir de baromètre de la santé des consommateurs, c’est bien le Japon. Or au cours du mois dernier, on y a relevé des sorties de fonds actions à un niveau record. Les investisseurs institutionnels sont plus négatifs sur le marché qu’à tout moment au cours des 11 dernières années constituant l’historique de l’Indicateur des flux internationaux Ceci semble étrange étant donné que le système bancaire japonais s’est avéré résistant face à la crise du crédit. Ses institutions financières ont investi aux États-Unis. Mais alors même que le secteur financier reste prisonnier d’une anxiété exacerbée, les investisseurs institutionnels tournent leur attention vers les défis qui se profilent à l’horizon pour l’économie mondiale.

Par Andrew Capon de State Street Global Markets

Communiqué :

L’indice de confiance des investisseurs recule de 73,1 à 70,7 points en septembre

State Street Global Markets, la division de recherche et d’analyse financière et de courtage de State Street Corporation (NYSE : STT), a publié aujourd’hui les résultats de l’indice de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index® » pour le mois de septembre 2008.

Selon l’indice global du mois de septembre, la confiance des investisseurs a reculé de 2,4 points pour s’établir à 70,7 points par rapport au niveau corrigé de 73,1 obtenu en août. L’indice de confiance des investisseurs institutionnels pour l’Amérique du Nord est resté stationnaire à 76,1, en hausse de 0,9 points seulement par rapport au mois précédent. Les investisseurs asiatiques affichent également un certain pessimisme, l’indice de confiance régional ayant chuté de 2,5 points à 85,8 points par rapport au niveau corrigé de 88,3 points. En revanche, les investisseurs européens se sont montrés légèrement plus optimistes, l’indice de confiance ayant enregistré une hausse de 5,4 points à 81,8 points par rapport un niveau révisé de 76,4 obtenu le mois dernier.

Développé par Ken Froot, professeur à l’Université de Harvard, et Paul O’Connell, directeur de State Street Associates (SSA), la division de recherche de State Street Global Markets établie en partenariat avec l’université, l’indice évalue de manière quantitative l’appétit des investisseurs pour le risque en analysant les tendances se dégageant des achats et des ventes effectués par les investisseurs institutionnels. L’indice est fondé sur une théorie financière qui attribue une signification particulière aux changements de sentiment des investisseurs vis-à-vis du risque, ou à leur volonté de détenir un volume proportionnellement plus ou moins important de titres à haut risque dans leurs portefeuilles. Plus les investisseurs institutionnels sont prêts à consacrer une part importante de leurs portefeuilles à des placements en actions, plus leur tolérance au risque, et par conséquent leur confiance, est grande.

« C’est ce mois-ci le troisième niveau le plus bas enregistré pour l’Indice global de la confiance des investisseurs depuis son lancement il y a plus de dix ans » a commenté M. Froot. « Ceci n’a peut-être rien de surprenant compte tenu des turbulences que nous venons de connaître.sur les marchés financiers. L’examen des données sous-tendant l’Indice révèle que la baisse de l’appétit pour le risque s’accompagne d’une hétérogénéité beaucoup plus marquée dans les positions prises par les investisseurs. En désinvestissant, les investisseurs institutionnels ont cherché à dénouer leurs positions dans les zones du marché les plus « encombrées ».

« Malgré une légère hausse, la confiance des investisseurs en Amérique du Nord reste confinée dans le dixième centile le plus bas que nous ayons observé depuis quatre ans que nous calculons l’indice régional » a ajouté M. O’Connell. « La seule région où nous avons relevé un plus grand appétit pour la prise de risque est l’Europe, quoiqu’à partir de niveaux très bas. Ces chiffres ont été calculés avant que ne soient avancés les derniers plans visant à adresser les craintes concernant l’état du bilan des principaux intermédiaires financiers aux Ėtats-Unis. Reste à savoir si ces mesures se traduiront par une amélioration de la confiance au cours des jours et semaines à venir. »

A propos de State Street Global Markets
State Street Global Markets offre des services de courtage et autres services spécialisés dans la recherche et l’analyse financière, ayant pour objectif d’améliorer et de préserver la valeur des portefeuilles pour les gestionnaires et détenteurs d’actifs. Fort de sa situation privilégiée à la croisée des marchés internationaux, State Street Global Markets contribue à créer et dégager une valeur ajoutée pour ses clients, grâce à une recherche unique fondée sur les flux financiers de l’entreprise, des stratégies d’investissement innovantes, une optimisation du processus de négociation, et sa connectivité globale à travers de multiples classes d’actifs et places financières.

L’équipe de chercheurs issue des milieux financier et universitaire de State Street Global Markets a pour mission d’améliorer et de préserver la valeur des portefeuilles pour ses clients. Travaillant sans relâche à l’avancement de la science, aussi bien du point de vue théorique que pratique, et au développement de la recherche propre à l’entreprise sur le comportement des investisseurs, et les technologies innovantes de gestion des portefeuilles et du risque, State Street Global Markets permet à ses clients de défier les conventions, de formuler des idées nouvelles, de prendre des décisions plus informées et d’obtenir des résultats mesurables.

A propos de l’indice « State Street Investor Confidence Index® »
L’indice State Street est publié à Boston à 10 heures, heure de la côte Est des Etats-Unis, l’avant-dernier mardi de chaque mois et communiqué dans le monde entier. Des informations supplémentaires sur l’indice « State Street Investor Confidence Index® », et un calendrier de parution sont disponibles sur www.statestreet.com/investorconfidenceindex. Les calculs de l’indice du mois précédent sont révisés pour tenir compte de l’activité boursière jusqu’à la fin de la période mensuelle considérée.

A propos de State Street
State Street Corporation (NYSE : STT) est le leader mondial des services financiers aux investisseurs institutionnels, spécialisé dans les services d’investissement et de gestion d’actifs, de recherche et d’analyse financière et de courtage. Avec 15 300 milliards $ (9 600 milliards €) d’actifs sous conservation et 1 900 milliards $ (1 200 milliards €) d’actifs sous gestion au 30 juin 2008, State Street intervient dans 26 pays et sur plus de 100 places financières et emploie 28 700 collaborateurs dans le monde.
www.statestreet.com

Le présent communiqué contient des énoncés prospectifs au sens des lois régissant la vente des valeurs aux États-Unis ainsi que des déclarations relatives aux perspectives financières et à la conjoncture. Ces énoncés reposent sur les prévisions actuelles et impliquent un certain nombre de facteurs de risque et d'incertitudes, notamment : les variations des taux d’intérêt et des taux d’inflation, le rythme de la croissance économique mondiale, les fluctuations des marchés de change, la valeur des marchés financiers à l’échelle régionale et mondiale, la croissance des investissements transfrontaliers, la stratégie d’affaires de State Street, la croissance de la clientèle de State Street, la croissance de l’utilisation de nouveaux services par notre clientèle actuelle, les fusions ou acquisitions chez nos clients ou nos concurrents, la dynamique des marchés où State Street est active et la capacité de State Street à intégrer et à tirer profit de nouvelles acquisitions dans l’entreprise. Les autres facteurs importants de nature à entraîner un écart notable entre les résultats réels et ceux précisés dans les énoncés prospectifs sont indiqués dans le rapport annuel 2007 de State Street et dans les dépôts ultérieurs auprès de la SEC. State Street invite les investisseurs à consulter le rapport annuel de la société, notamment la partie relative aux facteurs susceptibles de peser sur les résultats financiers, et ses dépôts ultérieurs auprès de la SEC pour des informations complémentaires quant aux énoncés prospectifs avant de prendre toute décision d'investissement. Les énoncés prospectifs contenus dans le présent communiqué ne sont valides qu'à la date où ils ont été publiés, soit le 23 septembre 2008. La société décline par ailleurs toute obligation relative à la mise à jour de ces énoncés prospectifs pour qu'ils tiennent compte des événements postérieurs à cette date.

Mercredi 24 Septembre 2008
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