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INSEE - Note de conjoncture, juin 2006 (Parution 22/06/06)


L’économie française a retrouvé depuis l’été 2005 une croissance plus robuste. Les chiffres du premier trimestre de 2006 sont venus confirmer cette tendance au-delà d’une progression du PIB de 0,5% en soulignant le rôle toujours moteur de la consommation des ménages et en atténuant les inquiétudes sur la tenue de nos échanges extérieurs.




Il est vrai que ce premier trimestre a été marqué par un fort dynamisme de l’économie mondiale, tant en Asie qu’aux États-Unis et même en zone euro où la croissance a progressé de 0,6%, et consécutivement par une vive accélération des échanges mondiaux. Dans ce contexte, les prix du pétrole ont continué de progresser, favorisant une augmentation de l’inflation, qui est cependant restée modérée en l’absence d’effets de second tour. Ainsi les banques centrales ont été amenées à poursuivre le relèvement progressif de leur taux d’intervention, avec une répercussion sur les taux à long terme.

En zone euro, ce resserrement monétaire est appelé à se poursuivre. Avec la remontée récente du taux de change de l’euro, il contrebalancerait l’effet sur l’activité d’une demande intérieure un peu mieux orientée, grâce notamment à son redressement en Allemagne. Il installerait la croissance de la zone sur un régime proche de sa tendance de long terme.

La France suivrait des tendances similaires. La croissance en 2006 atteindrait 2%, malgré la fragilité de la production manufacturière qui ne progresserait que de 1%. En contrepoint, l’augmentation de la consommation des ménages serait confortée par une meilleure orientation du pouvoir d’achat, maintenue par une stabilisation de l’inflation en dessous de 2% (1,8% en décembre). L’autre ressort de la bonne orientation de la consommation serait la poursuite de la baisse du chômage. Le taux de chômage diminuerait continûment tout au long de l’année pour se situer à environ 9% en décembre. En sus d’une augmentation moins rapide de la population active tendancielle et d’un apport conséquent des emplois aidés, cette évolution reflèterait une accélération sensible de l’emploi salarié marchand. Par ailleurs, le dynamisme du secteur de la construction ne serait pas encore affecté par un plafonnement attendu de la demande de logement en liaison avec la remontée des taux d’intérêt.

Le principal aléa sur ces perspectives réside dans l’accentuation des déséquilibres mondiaux qui renforce les risques d’une baisse du dollar susceptible d’affecter les anticipations des entrepreneurs européens. Mais à l’inverse on ne peut exclure qu’à très court terme l’élan de l’économie mondiale entraîne une dynamisation plus importante de la zone euro.

Rédaction achevée le 16 juin 2006
Rédacteurs en Chef : Michel Devilliers, Karine Berger, Thierry Deperraz, Benoît Ourliac

Suite sur :
http://www.insee.fr/fr/indicateur/analys_conj/conj_resume.htm


Vendredi 30 Juin 2006
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