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ING Investment Management voit les risques de désinflation ressurgirent


Selon ING Investment Management, les craintes de reprise de l’inflation pourraient disparaître, tandis qu’en toile de fond d’importantes liquidités sont créées par les banques centrales.




Nous nous attendons à ce que l’inflation annuelle sous-jacente des économies développées tende vers les 0% (sous le niveau prévu par les banques centrales) au cours des deux à trois prochaines années. Il s’agirait là d’un défi de taille à relever par les banques centrales qui cherchent à bien ancrer leurs prévisions inflationnistes. Dans cette situation, les politiques monétaires accommodantes devront être maintenues sur une période plus longue que celle actuellement anticipée par le marché (« lower for longer »).

Les craintes actuelles concernant la reprise potentielle de l’inflation dans les prochaines années peuvent s’expliquer de deux manières : tout d’abord par le lien empirique, et bien établi, entre le fort taux de croissance de monnaie et celui de d’inflation ; en second lieu par le niveau d’endettement important des gouvernements qui, combiné aux bilans gonflés des banques centrales, soutient l’inflation une fois l’économie normalisée – car les banques centrales ne
proposent pas leurs stimuli suffisamment vite et/ou parce que les gouvernements leur demandent de financer les déficits budgétaires.

Eric Siegloff, Responsable de la stratégie et de l’Allocation tactique d’actifs chez ING Investment Management explique que « ces arguments en faveur de l’inflation doivent être replacés dans le contexte économique actuel, dans lequel les Politiques font face à un risque systémique sans précédent, où les secteurs de l’immobilier et des entreprises travaillent à réduire de façon significative l’endettement de leurs bilans et où le différentiel entre la capacité de production et la production effective est l’un des plus importants de l’après-guerre ».

Dans cet environnement, le lien entre la croissance de la monnaie et celle de l’inflation ne prend pas en compte le fait que l’injection de liquidités importantes dans le système par des Banques Centrales ne se traduit pas par une croissance du crédit et de la monnaie. Pourquoi ? Car les banques et le secteur privé de bon nombre d’économies se concentrent toujours sur leur désendettement. L’effet multiplicateur des liquidités en est réduit : le mécanisme de transmission
est enrayé. L’histoire nous enseigne qu’il s’agit d’un processus durant lequel ni l’offre ni la demande de crédit, ni les demandeurs de crédits, ne reviennent en force sur le devant de la scène et durant lequel la croissance de la demande domestique tend à demeurer sous la moyenne.

En ce qui concerne la dette gouvernementale et la façon dont les éventuelles politiques accommodantes peuvent être maintenues, le risque d’une hausse de l’inflation sera davantage présent dans l’avenir qu’il ne l’est à ce jour. Les écarts de production entre les économies majeures soutiennent la désinflation et non l’inflation. Aux Etats-Unis par exemple, le retour au potentiel de production (et de ce fait, les pressions inflationnistes) devrait amener le PIB réel des
USA à progresser de 4% par an sur les quatre années à venir (soit un taux de croissance du PIB qui peut potentiellement doubler). Cette probabilité est très faible dans un environnement de désendettement.

La Haye, le 24 Juin 2009
Certains pensent que le risque d’une inflation plus forte se reflète toujours dans un marché qui se réfère à des études de perspectives long terme. Cependant, les marchés obligataires qui ont progressé ces derniers mois et sont revenus à des niveaux prévalant à ceux de « l’avant Lehman ». Les banques centrales ont simplement convaincu les marchés qu’elles prendraient des mesures suffisantes pour minimiser le risque d’une dépression économique et d’une déflation
persistante.

Mais la guerre n’est pas encore gagnée ; la crédibilité des banques centrales demeure fragile. Avec un ralentissement de l’économie globale toujours fort, des écarts de productions ayant atteint des niveaux sans précédent depuis la seconde guerre mondiale et un manque de pouvoir d’achat tant sur le marché du travail qu’au niveau de la production, les écarts entre les salaires et les prix sont peu probables dans les prochaines années et les réductions de coûts devraient continuer. Il s’agit là d’un contexte dans lequel les prévisions d’inflation doivent être revues à la baisse (différentiel persistant entre les objectifs d’inflation et les niveaux réels plus faibles). En conséquence il est probable que les pouvoirs politiques maintiendront leurs positions largement facilitatrices tant que les marchés l’anticiperont, comme c’est actuellement le cas, et il y a de fortes chances que les rendements des obligations à long terme baissent à nouveau lorsque les menacent inflationnistes s’estomperont.

La Haye, le 24 Juin 2009
ING Investment Management
www.ingim.com

ING Investment Management est une organisation mondiale gérant près de 367 Milliards d'€ d'actifs dans 38 pays. ING IM Europe est implantée dans 15 pays
européens et détient 136 Milliards d'€ d'actifs sous gestion. ING IM apporte des solutions d'Investissement pour le réseau d'ING, les compagnies d'assurance et des clients institutionnels.
ING Investment Management possède une large gamme de stratégies d'Investissement combinée à la puissante capacité de distribution du Groupe ING vers les particuliers et les institutionnels. De ce fait, notre organisation apporte des solutions de services financiers intégrés pour tous ses clients, en Europe et à travers le monde.

Jeudi 2 Juillet 2009
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1.Posté par Robin des Bonds le 05/07/2009 18:09 | Alerter
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Merci pour l'article. J'adhère presque à 100% au scénario mentionné, sauf que je garde toujours en tête le speech de Bernanke "Deflation, making sure it does not happen here", qui me fait penser que la Fed sait "reflater" assez brutalement lorsqu'elle le souhaite.

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