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Hedge funds : 2010, une année de différenciation ?


Le dernier trimestre 2009 s’est poursuivi sur la lancée des deux précédents, caractérisés par une forte demande en actifs risqués âprement recherchés par des investisseurs désireux de compenser les pertes accusées en 2008. Certains signes laissent néanmoins présager un essoufflement de cette dynamique.




Premièrement, la hausse des marchés s’est ralentie. Deuxièmement, les intervenants du marché semblent changer d’opinion sur l’évolution du dollar américain. La plupart d’entre eux détiennent depuis des mois un nombre important de positions courtes, refl et de leur pessimisme quant aux perspectives de l’économie américaine, ce sentiment étant renforcé par des transactions spéculatives, communément dénommées « carry trade », qui utilisent le dollar américain comme monnaie de financement. Or, cette tendance semble s’être inversée en décembre, l’euro ayant perdu du terrain sous l’effet de l’inquiétude suscitée par la possible défaillance de la Grèce sur ses emprunts obligataires. En outre, l’anticipation d’une hausse des taux d’intérêts plus tôt que prévue aux Etats-Unis a entraîné un raffermissement du dollar.

Globalement, le dernier trimestre 2009 a été favorable à la plupart des hedge funds, tous styles confondus. Les stratégies de Tactical Trading ont su tirer profit du marché de taux, étant bien positionnées pour bénéficier de la pentification des courbes, grâce aussi à leur position longue sur les matières premières et à leurs positions courtes sur le dollar US par rapport aux devises des marchés émergents. Les stratégies d’arbitrage ont pâti de leur exposition à des gestionnaires privilégiant la volatilité de long terme, alors que la volatilité implicite continue de se réduire. Les styles Equity Arbitrage et Fixed Income Arbitrage ont terminé l’année en forte hausse grâce à une dispersion accrue tandis que le style Convertible Arbitrage a contribué lui aussi de manière positive aux performances grâce à un environnement favorable sur les marchés du crédit et des actions.

Le dernier trimestre 2009 a été satisfaisant pour les gérants Equity Hedge, excepté en octobre où ils ont été pénalisés par le renforcement de leur exposition nette durant une période mouvementée sur les marchés des actions suite aux difficultés rencontrées par Dubaï. Les gérants ont par contre bénéficié de la dispersion sectorielle accrue, soutenu par des secteurs défensifs comme la santé, les biens de consommation courante et les services aux collectivités, redevenus attrayants.

Que peut-on attendre de 2010 ? La course aux actifs risqués est-elle terminée ? Les investisseurs vont-ils privilégier les fondamentaux et réduire leur exposition à des actifs somme toute surévalués au vu de ce nouveau contexte économique ?

Anticiper les cycles, et surtout leur point de retournement, est un exercice difficile. En ce début d’année, rares sont ceux qui peuvent dire ce que nous réserve l’avenir, mais beaucoup s’accordent à penser que 2010 devrait être une année de différenciation. D’emblée, il semble que l’écart de croissance entre les pays développés et les pays émergents soit amené à se creuser encore davantage. En effet les perspectives pour les pays développés sont beaucoup moins prometteuses que celles des pays émergents où la croissance de la demande domestique attire de plus en plus l’attention. Cet environnement devrait être favorable aux stratégies d’investissement actives telles que celles employées par les hedge funds.

Hedge funds : 2010, une année de différenciation ?

Parmi ces stratégies, les gérants de stratégies Global Macro et Matières Premières devraient bien s’en sortir du fait de leur capacité à ajuster leurs positions et à maintenir le cap malgré une conjoncture incertaine. Pour ce qui est des stratégies d’arbitrage, celles portant sur les obligations et les actions devraient tirer parti de la dispersion accrue sur ces marchés et de leur expertise en matière de sélection. Les gérants Equity Hedge devraient bien s’en sortir dans un environnement qui pourrait bien être particulièrement diffi cile pour les actions. Enfin, en ce qui concerne le crédit, les gérants d’obligations long/short devraient générer de l’alpha de manière substantielle grâce à leur sélection d’obligations et leur expertise en restructurations de dettes.

Point de vue UNIGESTION de février 2010 publié le 23 mars 2010
www.unigestion.com

Lundi 5 Avril 2010
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