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Guillaume Dubray, fondateur de FUSION (accélérateur FinTech)


Entretien avec Guillaume Dubray, fondateur de FUSION.




Guillaume Dubray
Guillaume Dubray
Guillaume Dubray bonjour, vous êtes fondateur de FUSION, il semble que la place financière suisse est en train de s’éveiller au monde de la FinTech. Quel a été, selon vous, l’élément déclencheur ?

En effet, la Suisse est en train de tenter de rattraper le retard pris dans le domaine des FinTech par rapport à d’autres places financières comme Londres ou New York. Mais c’est relativement récent. Un des points marquants a été l’annonce du lancement de FinTech FUSION en février 2015. Les FinTech Meetup de Genève et de Zürich ont également contribué à cette prise de conscience.

Pensez-vous qu’il y ait une bulle dans la FinTech ?

Je ne pense pas que le terme de bulle soit approprié. En effet, nous parlons de l’une des plus grosses industries au monde, qui commence à peine sa mue digitale. Le potentiel de transformation est énorme. Il y a par contre depuis le début de l’année une accélération de la couverture presse concernant cette thématique. Il semble qu’il ne se passe quasiment plus une semaine sans qu’un événement, une conférence, ou un prix pour des startups FinTech ne soit lancé. C’est en soi une très bonne chose, mais une certaine consolidation sera nécessaire, comme d’ailleurs le regroupement déjà effectué récemment entre les meetups de Zürich et de Genève (sous la forme d’une association, Swiss FinTech).

La Suisse figure en tête du Global Innovation Index. Pourtant, peu de startups suisses sont connues à l’international. Comment l’expliquez-vous ?

La Suisse manque effectivement encore de grandes success stories, malgré la qualité de sa main d’œuvre et de sa régulation favorable. Dans beaucoup de domaines, le marché national est trop petit et l’internationalisation à large échelle nécessite de grands moyens financiers, qui font encore défaut pour la création de géants. Mais cela risque de changer avec la FinTech : les clients sont proches, la main d’œuvre qualifiée est abondante et l’argent est présent.

Quels sont les domaines de la FinTech dans lesquels la Suisse vous semble idéalement positionnée pour tirer son épingle du jeu ?

La Suisse a une longue expertise de la gestion de fortune, ainsi que du négoce de matières premières et de l’assurance. C’est à mon sens là où la Suisse doit concentrer ses forces.
La cyber-sécurité et la protection des données (la Suisse a une des législations les plus protectrices au monde) représentent des opportunités d’affaires très intéressantes. Sans compter le développement des crypto monnaies.

Qu’est-ce que FUSION ?

FUSION est le premier (et le seul) programme d’accélération pour startups du domaine FinTech en Suisse. Il dure 12 mois (la première volée entrera dans le programme le 5 octobre) et est focalisé sur le passage d’un prototype aux premières ventes. FUSION est également un lieu physique d’approximativement 700m2 au centre de Genève qui regroupera les start-ups du programme d’accélération ainsi que d’autres partenaires FinTech (résidents + hackers en co-working space). Ce lieu a pour mission de créer un Hub FinTech à Genève.

Comment vous est venue l’idée d’un tel programme ?

En définissant la stratégie d’investissement de Polytech Ventures, le fonds de capital-risque dont je suis co-gérant. Nous avions identifié il y a plusieurs années l’émergence des FinTechs à l’étranger et souhaitions nous spécialiser sur cette thématique. Nous pensions que la Suisse devrait avoir une carte à jouer et que le lancement d’un dispositif comme FUSION serait utile à nos activités d’investissement et pourrait participer à l’émergence d’un écosystème FinTech en Suisse.

Il y a une multitude de programme d’incubation et d’accélération de startups à travers le monde. En quoi FUSION est-il différent ?

La vaste majorité des programmes d’accélération requièrent que les entrepreneurs cèdent à l’accélérateur entre 6% et 8% de leur capital pour la participation à leur programme d’accélération de 3 mois. FUSION a une approche beaucoup plus « entrepreneur friendly » ; la participation au programme est gratuite et FUSION est rémunéré à la performance.
FUSION a également une approche multi-sectorielle et travaille avec plusieurs partenaires du monde financier.

Vous avez annoncé la sélection des 10 premières startups en septembre. Quelle a été votre plus grande surprise lors de la sélection ?

Nous avons été surpris par la résonance internationale que notre appel à candidatures a engendré. Seul un petit quart des projets présentés provenait de Suisse, sur plus d’une centaine de candidatures. Et nous avons reçu des candidatures de Chine et de Singapour, et même de Thaïlande ou du Burkina Faso!

Quel est, à votre avis, le plus gros challenge auquel vous avez à faire face au sein de FUSION ?
Amener une réelle valeur aux startups accélérées, soit non seulement du coaching de qualité, mais également des deals commerciaux et du financement. Nous sommes confiants !

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.

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Vendredi 25 Septembre 2015
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