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Goldman Sachs contre-attaque !


La banque la plus prolifique de Wall Street n’a pas l’intention de se laisser impressionner par les accusations de la SEC et les plaintes à venir de l’allemand IKB...




Dans un cinglant communiqué publié cette semaine, Goldman Sachs a étayé sa riposte. Selon la banque, les acheteurs de ses produits CDOs en 2007 étaient des clients avertis et donc tout sauf des naïfs.

« L’essentiel, c’est que ces investisseurs ‘très sophistiqués’ savaient déjà que certaines entités, par nécessité, devait prendre une position short, et que tous les participants - y compris eux-mêmes - pourraient exprimer leurs points de vue par rapport au portefeuille de référence » avance Goldman Sachs.

Selon la banque aucune description du produit ne contient d’information concrète susceptible de sensibiliser ou d’éduquer les investisseurs institutionnels avertis qui achètent généralement les CDO synthétiques. Ceux-ci sont censés agir en toute connaissance de cause.

Au sujet des sous-jacents sélectionnés par Paulson & Co pour mieux les ‘shorter’, Goldman Sachs botte en touche : « Peu importe qui les a sélectionnés, les documents de souscription pour chacun des titres de référence fournissent des informations détaillées sur leurs actifs sous-jacents, tel que requis par la règlementation. C’est cette information concrète sur les sous-jacents - et non l’intérêt de tel ou tel investisseur qui les a sélectionnés - que les investisseurs doivent analyser et utiliser pour éclairer leurs décisions. »

Ainsi, selon la banque américaine, les poursuites et les plaintes seraient totalement infondées.

Notamment celles de la banque IKB, sauvée par l’état allemand, qui a « une grande expérience des CDO » et « en connaissaient les risques ». En clair, ils savaient ce qu’ils achetaient. L’auraient-ils fait s’ils avaient été informés du nom de leur contrepartie finale, John Paulson et son fonds Paulson & Co qui pariaient sur la faillite de ces mêmes produits ? C’est probablement une question à laquelle devra répondre la justice américaine.

Selon Bloomberg, celle-ci s’est déjà avérée sensible à l’argumentation développée par Goldman Sachs. En effet, dans deux procès liés aux « subprime » - celui intenté par MBIA contre la banque Merrill Lynch et celui de HSH Nordbank contre UBS - les tribunaux ont jugé que les plaignants étaient des investisseurs avertis et tout sauf des naïfs.

Par ailleurs, la banque semble vouloir faire porter le chapeau au seul Fabrice Tourre, « Fabulous Fab ». Mardi dernier, Greg Palm, conseiller juridique de la banque, laissait entendre que cette affaire se résumait à « une dispute entre ce dont Fabrice Tourre se souvient et ce que la partie adverse avance ».

Pour autant, Goldman Sachs ne semble pas tirée d’affaire. Le gouvernement allemand qui a empêché la faillite d’IKB en 2008, évoque un gel des relations avec la banque américaine. Ce n’est pas la première fois que des officiels européens évoquent ce sujet. En France, Christine Lagarde, ministre des finances, a précisé que Goldman Sachs continuerait à conseiller le Trésor.

Paul Monthe, Next Finance, le 23 avril 2010
www.next-finance.fr

Mardi 27 Avril 2010
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