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Fusions - acquisitions : le secteur de la chimie plus actif en 2011 vs 2010


Finyear, Financial Year -- Les industries manufacturières et métallurgiques ont dynamisé l’activité fusions & acquisitions du secteur Produits industriels en 2011




Selon une série de rapports publiés par PwC, le volume des transactions dans le secteur des Produits Industriels a progressé au cours de l’année 2011, notamment sous l’impulsion des opérations menées par les industries manufacturières et métallurgiques - 801 transactions d’une valeur de plus de 50 millions de dollars, contre 783 en 2010.

Les spécialistes du secteur Produits Industriels de PwC ont examiné l’activité du 4ème trimestre 2011 ainsi que de l’année 2011 dans les six sous-secteurs suivants : Aéronautique et Défense (A&D), Chimie, Ingénierie et construction, Industrie manufacturière, Métallurgie ainsi que Transport & Logistique.

La progression de l’activité de fusions-acquisitions est due notamment à l’augmentation des petites transactions, à celle des désinvestissements, et à la progression des transactions locales créatrices de synergies.

Alors que le volume global des transactions dans le secteur industriel était à la hausse, la valeur cumulée des transactions de plus de 50 millions de dollars a reculé à 362,5 milliards de dollars, contre 462,6 milliards de dollars en 2011. Le nombre des transactions d’une valeur de plus d’un milliard de dollars, ou « mega deals », a légèrement diminué en 2011, avec un total de 72 contre 80 en 2010.

D’après Eric Douheret, associé PwC responsable Transactions du secteur Produits Industriels, « 2011 s’est révélée l’année des petites transactions dans le secteur industriel. Dans un climat économique incertain, les investisseurs ont adopté une approche prudente en favorisant les transactions considérées comme moins risquées, avec un besoin de capitaux plus faible. Le niveau d’activité des transactions en 2012 dépendra de la stabilité des marchés financiers, du rebond de l’économie et de l’apaisement des inquiétudes concernant la crise de la dette en Europe. Nous anticipons en 2012 un rebond de l’activité dans le secteur des produits manufacturiers, grâce à des investissements dus notamment aux dépenses de fonctionnement opérationnel ainsi qu’à des opérations de fusions-acquisitions destinées à développer de nouveaux marchés. »

Désinvestissements et spin-off au cœur de l’activité de F&A en 2011
Les désinvestissements sont devenus une tendance majeure de l’activité des transactions en 2011 sur l’ensemble du secteur Produits Industriels. Les sociétés ont cherché à sortir de marchés peu rentables et à ajuster leur offre de produits pour répondre à l’évolution de la demande de leurs clients.
Ainsi, le montant cumulé des transactions de désinvestissement a progressé, à 33% du total des fusions-acquisitions, contre 30% en 2009-2010. 40% des désinvestissements étaient liés à des opérations de « spin-offs ». Dans le secteur de la métallurgie, le désinvestissement représentait 38,5% des transactions de plus de 50 millions de dollars, pour un montant cumulé de 55,1 milliards de dollars en 2011.

Les « spin-offs » ont également été à l’honneur durant cette année 2011, les sociétés cherchant le meilleur moyen de séparer de leur organisation traditionnelle les activités à forte ou à faible croissance.

Actuellement, les opérations de désinvestissement et de spin-off mettent plus de temps à se réaliser qu’au cours des années précédentes. Certaines sociétés réalisent plusieurs tentatives de mise sur le marché avant de trouver des acheteurs. Dans cet environnement, la gestion du processus de désinvestissement est décisive, il est donc essentiel de mettre en place une équipe dédiée à la fois à la gestion et la réalisation de la transaction et de l’opération de séparation.

« Afin de finaliser les transactions et de maximiser la valeur de leurs actifs, les vendeurs devraient s’efforcer d’obtenir une meilleure compréhension du marché du désinvestissement. Ils devraient chercher à mesurer l’étendue des préoccupations des acheteurs tout en tenant compte des crises économiques globales qui ont changé les règles du jeu, » souligne Eric Douheret. « Certains vendeurs sont motivés par l’obtention de capitaux permettant la restructuration du bilan de leur société, la constitution de réserves de disponibilités ou le remboursement de dettes. La vente à un prix attractif d’une business unit présentant une forte valeur ou de belles performances peut aider une société à atteindre cet objectif. »

Des transactions locales en hausse
Selon les rapports publiés par PwC, le rythme des transactions locales (transactions dont l’acheteur et le vendeur sont de même nationalité) d’une valeur de plus de 50 millions de dollars a augmenté pour atteindre 510 opérations en 2011, contre 487 en 2010. Les transactions internationales sont restées stables en 2011 par rapport à l’année dernière à respectivement 36,4% et 37,8% des transactions de plus de 50 millions de dollars. Le rythme des fusions sur des marchés nationaux s’est accéléré avec la volonté des entreprises industrielles de réduire leurs coûts de fonctionnement.
Le marché domestique américain a été particulièrement actif en 2011, il a participé à 55,9% des transactions locales de plus de 50 millions de dollars, contre 44,1% des transactions transfrontalières.
Pour l’industrie métallurgique, la majorité des transactions locales a été réalisée en Asie et en Océanie en 2011. Les transactions réalisées en Chine ont constitué le principal moteur de cette activité avec 37 transactions en 2011, du fait de l’accent mis par le gouvernement chinois sur la consolidation du marché de la sidérurgie dans son dernier plan quinquennal.

« Face à des incertitudes significatives, les entreprises ont apparemment fait le choix de privilégier la croissance sur leurs marchés domestiques. Cette démarche limite les risques sur les aspects légaux et culturels. Nous observons également des perspectives de croissance plus élevées sur les marchés émergents, ce qui devrait encourager les investisseurs asiatiques à rester concentrés sur des cibles locales. Sur les marchés matures, aux Etats-Unis et en Europe, la consolidation domestique permet de favoriser la croissance et de limiter le nombre de concurrents » explique Eric Douheret.

Des investisseurs stratégiques toujours majoritaires vs les investisseurs financiers
Alors que les investisseurs stratégiques ont continué à dominer l’activité sur le secteur Produits Industriels, les investisseurs financiers sont repartis de l’avant en 2011. Sur l’ensemble des sous-secteurs, les investisseurs financiers étaient présents sur 26,3% des transactions de plus de $50 millions en 2011, en légère progression par rapport aux 25,7% de 2010. D’après les rapports publiés par PwC, les secteurs de l’aéronautique et de la défense, de l’ingénierie et de la construction, et de la métallurgie ont enregistré une légère hausse des transactions financières en 2011 par rapport à 2010.

“Les investisseurs stratégiques ont recherché une croissance externe par le biais d’acquisitions afin de rester en phase avec les tendances globales comme l’augmentation des infrastructures » ajoute Eric Douheret. « Bien que les investissements financiers aient progressé en 2011, cela a été essentiellement le fait de transactions de tailles réduites. En 2012, les investisseurs financiers devraient continuer leur progression, mais les investisseurs stratégiques demeureront bien positionnés du fait d’un niveau de liquidité très élevé, qui devrait encourager un volume important de transactions. »

Focus sur le secteur de la chimie
Globalement, le volume et la valeur des transactions ont diminué au cours du 4ème trimestre 2011. Cependant, sur l’ensemble de l’année 2011, le volume des transactions a progressé par rapport à 2010 alors que leur valeur a diminué. On recense 17 mega deals en 2011, pour une valorisation cumulée de 59,7 milliards de dollars, contre 16 mega deals pour 91,4 milliards de dollars en 2010. L’Amérique du Nord a été le principal contributeur en termes de valeur de transaction avec un total 31,5 milliards de dollars. L’Asie et l’Océanie ont généré la majorité de l’activité en termes de volume avec 41 transactions locales dépassant les 50 millions de dollars. L’Europe a été le principal acteur des transactions transfrontalières en valeur avec 19 opérations de plus de 50 millions de dollars, pour une valeur cumulée de 11,7 milliards de dollars. Les principaux clients du secteur de la Chimie tels que l’industrie automobile, les biens durables et la construction ont connu une progression de leur activité en 2011 sans retrouver pour autant les niveaux d’avant crise.

Les rapports complets par sous-secteur sont téléchargeables sur le site www.pwc.fr

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Mercredi 9 Mai 2012
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