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France : les secrets du succès des Entreprises de Taille Moyenne


Les Entreprises de Taille Moyenne forment une catégorie d’entreprises peu nombreuse et peu considérée, mais qui contribue pourtant à un tiers du PIB français.




France : les secrets du succès des Entreprises de Taille Moyenne
GE Capital révèle aujourd'hui lors de son événement « PME-ETI, sommet pour la croissance » une étude inédite sur les Entreprises françaises de Taille Moyenne (ETM). Réalisée en partenariat avec l’ESSEC, suite à 800 heures d'entretiens avec des dirigeants, universitaires et leaders d'opinion, elle démontre clairement le rôle majeur qu'ont joué et que pourront jouer ces entreprises dans le redéploiement de la croissance en France, et établit une comparaison avec leurs homologues de 3 pays européens (Royaume-Uni, Allemagne et Italie).

Quelques jours après la remise du rapport Gallois, le 5 novembre dernier, la présente étude arrive à point nommé puisqu’elle cherche à déterminer, à partir d’informations propres à ce marché, comment libérer la croissance des PME-ETI, et ainsi réintroduire dans l’économie française une compétitivité nécessaire.

Un poids économique considérable en France
Contrairement aux PME et aux ETI, qui forment des groupes d’entreprises relativement hétéroclites, les ETM ou Entreprises de Taille Moyenne constituent un groupe aux caractéristiques et aux comportements homogènes, tant en matière d’emploi que de contribution au PIB du pays. En France, une Entreprise de Taille Moyenne réalise environ 46 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 180 personnes. Chaque salarié de ces entreprises apporte en moyenne 37 700 euros au PIB national.
En France, elles ne sont que 36 300, soit environ 1,7 % du nombre total d’entreprises et pourtant, elles réalisent 28 % (246 milliards d’euros) du PIB du secteur privé national et emploient 29 % (6,5 millions de salariés) de la main d’œuvre française.
Ce groupe d’entreprises semble avoir un pouvoir de négociation insuffisant pour influencer les décisions des gouvernements français et européens. Pourtant, ces chiffres donnent à penser que ce segment d’entreprises possède un avantage concurrentiel encore inexploré à ce jour.

Une meilleure résistance à la crise
Les Entreprises de Taille Moyenne françaises ont fait preuve d’une grande résilience pendant la crise. Elles ont su, tant en termes de croissance que de productivité, survivre et prospérer, voire investir et embaucher dans une période qui a souvent poussé la majorité des entreprises à l’attentisme.
Entre 2007 et 2010, elles ont créé près de 58 000 emplois tandis que sur la même période, les grandes entreprises françaises en ont supprimé 494 000. Ces nouveaux emplois correspondent à une contribution supplémentaire de 2,2 milliards d’euros à l’économie française.
Avec une contribution d’environ 37 700 euros par salarié, les Entreprises de Taille Moyenne françaises sont aussi plus productives que leurs homologues allemandes.

Quelles sont les raisons de leur succès ?
Cela tient surtout à leur stratégie équilibrée qui obéit à un raisonnement à la fois mondial et ancré dans l’économie locale et qui privilégie une croissance organique permettant de mieux gérer les risques.
En effet, les ETM françaises réalisent 24 % de leur CA annuel à l’extérieur de la France mais 75 % de leurs fournisseurs sont français. En investissant dans leur pays une partie du chiffre d’affaires réalisé à l’étranger, elles sont des contributeurs importants pour leur économie locale.

L’effort d’innovation constant est un avantage concurrentiel pour les ETM françaises :
- elles détiennent 1/3 des brevets (217 000 au total) avec une forte prédominance du secteur manufacturier, poids lourd de l’économie,
- 72,2 % d’entre elles se considèrent comme innovantes,
- 68 % d’entre elles se disent exceptionnellement bien placées pour saisir les opportunités qui se présentent en matière d’innovation.

La vision stratégique de long terme et l’accès direct aux collaborateurs notamment dans les ETM à structure familiale, des processus de croissance normés, standardisés et partagés avec l’ensemble des employés, des investissements dans les opportunités de croissance, et la forte orientation clients sont les principaux facteurs qui contribuent également à leur succès.
Enfin, les ETM ressentent moins la pression des comptes trimestriels que les entreprises cotées, parfois contraintes de licencier et de se replier pour préserver leurs résultats.

Cependant des freins à la croissance et à l’émergence d’ETM supplémentaires persistent en France
A ce titre, la comparaison que l’étude fait avec le marché allemand et notamment le Mittelstand est particulièrement intéressante.
Le premier frein est l’accès au financement :
- 28 % des ETM interrogées trouvent très problématique l’accès aux marchés financiers,
- 32 % des entreprises de ce groupe estiment difficile de disposer d’un fonds de roulement suffisant
- et 27 % déclarent avoir beaucoup de mal à trouver les financements suffisants pour saisir les opportunités qui se présentent.

Le second frein est la capacité des Entreprises de Taille Moyenne françaises à recruter des talents face à la concurrence des entreprises étrangères et seules 53% s’attachent à former les jeunes talents.
Enfin, les nombreux changements d’ordre commercial et fiscal et la difficulté pour 27% des ETM à s’adapter à l’évolution de la réglementation constituent une entrave à leur développement en France.

Comment favoriser l’émergence d’ETM et accroître leur nombre ?
L’étude montre que seules 8 % des Entreprises de Taille Moyenne françaises sont des « Champions de la croissance », contre 12 % en Allemagne et 10 % au Royaume-Uni, et propose des pistes de réflexion pour soutenir leur émergence.

L’accès à des fonds de roulement suffisants est le défi numéro un soulevé par les dirigeants d’ETM en France. Les stratégies de long terme, l’innovation et le développement de produits hautement concurrentiels exigent des investissements constants. Mais 32 % des Entreprises de Taille Moyenne françaises ont du mal à disposer d’un fonds de roulement suffisant. Seuls 43 % des dirigeants d’Entreprises de Taille Moyenne françaises considèrent que leur entreprise est capable d’obtenir des financements à des conditions abordables.
Soutenir le secteur manufacturier serait un vecteur pour réindustrialiser la France.
Particulièrement bien implantées dans le secteur manufacturier, les Entreprises de Taille Moyenne de ce secteur contribuent à hauteur de 28 % du PIB des ETM, tous secteurs d’activité confondus. Elles sont une source importante d’emplois puisque 29 % des salariés des ETM sont employés par l’industrie et détiennent 63 % des brevets des ETM.

Valoriser l’image employeur des ETM leur permettrait de surmonter la difficulté de recruter des collaborateurs talentueux face à une pression accrue de la concurrence internationale et à la réputation souvent erronée de verser des salaires moins compétitifs.

Simplifier la fiscalité et instaurer un dialogue constructif avec les pouvoirs publics : 27 % des entreprises interrogées disent avoir beaucoup de mal à suivre le rythme des changements réglementaires.
Instaurer plus de transparence et d’aide dans les mesures liées à l’export inciterait les ETM françaises à exporter davantage et accroître leur compétitivité.

« Ces travaux de recherche entrepris avec l’ESSEC nous ont permis de mettre l’accent sur un nouveau groupe d’entreprises, à la fois composé de PME et d’ETI : celui des Entreprises de Taille Moyenne. Notre étude démontre clairement le rôle majeur qu’ont joué et que pourront jouer ces entreprises dans le redéploiement de la croissance en France, un redéploiement auquel GE Capital compte apporter sa contribution, et cela bien au-delà du financement. » Thierry Willième, Président de GE Capital France.

* L’étude réalisée entre le 2 et le 23 avril 2012, s’est appuyée d’une part sur l’analyse des bases de données
(BvD Amadeus, BvD Orbis et Eurostat), une étude primaire, une consultation d’universitaires sur les marchés locaux et d’autre part sur des enquêtes (gérées et réalisées par Millward Brown) auprès de dirigeants par le biais d’entretiens téléphoniques assistés par ordinateur soit en ligne en fonction du pays et de la typologie de dirigeant.

GE Capital
ge.com

Mercredi 28 Novembre 2012
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