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France : le climat des affaires s’assombrit encore


Tendence(s) lettre d'information de Coe Rexecode novembre 2008 n° 28




L’économie française a échappé, de peu, à une récession technique, en enregistrant une maigre croissance du PIB au troisième trimestre 2008 (+0,1 %, après -0,3 % au deuxième). Le climat des affaires s’est cependant encore nettement dégradé, une évolution qui est d’ailleurs générale en Europe.

Retournement des anticipations

Début 2008, quatre facteurs avaient pesé sur l’activité dans l’Hexagone : un affaiblissement de l’environnement international, le retournement du marché immobilier, la hausse des prix des matières premières énergétiques et agricoles, qui s’est traduite par une stagnation de la consommation des ménages, et enfin la poursuite de l’appréciation de l’euro qui a pesé sur la compétitivité des entreprises françaises. Pour les mois à venir, la chute des cours des produits de base et la dépréciation de l’euro intervenues depuis l’été constituent deux amortisseurs pour l’activité. Cependant, avec l’exacerbation de la crise financière depuis la mi-septembre, les anticipations économiques semblent s’être retournées. Dans l’industrie, les soldes d’opinions des enquêtes de conjoncture se situent désormais à un niveau voisin de celui qui prévalait en 1993, lors de la dernière récession qu’a connue l’économie française. Les perspectives générales d’activité se sont d’ailleurs beaucoup plus dégradées que les perspectives personnelles, ce qui illustre les inquiétudes des industriels face à leur environnement. Naturellement, une dégradation des anticipations peut devenir auto-réalisatrice. Dans les services, la détérioration du climat des affaires s’est aussi fortement accentuée. Enfin, dans la construction, un retournement est intervenu également, même si l’activité demeure encore autour de son niveau moyen de long terme.

Mesures de soutien

Dans ce contexte, la mise en oeuvre de mesures contracycliques est importante pour éviter un creux trop prononcé de l’activité, qui amputerait le potentiel de croissance à moyen terme à travers une destruction de capital physique et humain. Compte tenu de la désinflation en cours, la BCE dispose d’une marge importante de réduction de ses taux directeurs, ce qui pourrait d’ailleurs en partie compenser l’existence d’écarts entre les taux de marché et les taux de référence de la banque centrale. Du côté de la politique budgétaire, l’équation vise à concilier un soutien ponctuel à la demande et des mesures destinées à renforcer la capacité d’offre à moyen terme.

Alain Henriot

www.coe-rexecode.fr

Lundi 1 Décembre 2008
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