France : Doing The Deal 2013


En France, les perspectives en matière de transactions ont profondément changé depuis 2012, d'après les conclusions de la troisième édition de l'enquête "Doing the Deal" publiée par NetJets Europe en association avec mergermarket.




France : Doing The Deal 2013
Les participants français à l'enquête menée cette année sont nettement plus pessimistes dans leurs prévisions. Lors de la dernière édition, les Français figuraient parmi les plus optimistes : 84 % étaient confiants quant aux perspectives en matière de transactions en 2013. Cette année en revanche, seuls 40 % affichent leur optimisme. En ce qui concerne l'ampleur des transactions, les participants français figurent également parmi les plus pessimistes, 40 % et 21 % d'entre eux anticipant un repli en volume et en valeur respectivement (contre une moyenne totale de 26 % et 12 %).

La crise durable dans la zone euro, associée à des politiques intérieures moins favorables aux entreprises, est peut-être à l'origine de ce changement. L'immense majorité des participants français (88 %) prévoit que la persistance de l'incertitude économique sera la plus grosse entrave à la réalisation de transactions. Les participants français sont également préoccupés par les incertitudes sur le plan politique, 56 % d'entre eux citant ce facteur comme étant l'obstacle le plus important à la réalisation de transactions.

Cela étant, quelques lueurs d'espoir semblent émerger en 2013 : pour 72 % des participants français, les acquéreurs commerciaux à forte trésorerie figureront parmi les moteurs les plus importants côté achats. Côté ventes, plus des trois quarts des personnes interrogées indiquent les cessions d'actifs non fondamentaux comme l'un des principaux moteurs. L'optimisme modéré concernant les niveaux de valorisation s'observe dans le nombre limité de participants qui citent la rareté des cibles de qualité (20 %) et les attentes des vendeurs en termes de prix (44 %) comme principales contraintes pour l'activité de F&A.

Les introductions en bourse sont également susceptibles de stimuler le climat global : 52 % des participants français déclarent que l'activité de cotation peut fournir des garanties supplémentaires aux investisseurs et créer un climat de transaction plus serein au sein de leur propre marché, un chiffre qui correspond à peu près à la moyenne. Parallèlement, 44 % estiment que les introductions en bourse serviront de moteur à la croissance des investissements intérieurs.

En ce qui concerne les secteurs ciblés, les prévisions des participants français sont globalement conformes à celles de leurs homologues européens. Les participants français citent le secteur énergie/mines/services aux collectivités et le secteur pharmaceutique/médical/biotechnologie parmi les secteurs qui connaîtront la plus forte activité l'an prochain.
Curieusement, l'enthousiasme vis-à-vis du secteur TMT (technologie, médias et télécommunications) s'est amoindri par rapport à l'an passé. Alors que 36 % des participants prévoyaient l'an passé que le secteur TMT figurerait parmi les secteurs les plus actifs en 2012, seuls 12 % des personnes interrogées cette année citent ce secteur pour 2013. Cela peut se comprendre compte tenu de la chute marquée du volume de transactions dans le secteur des télécommunications durant l'année 2012.

Entre les enquêtes 2012 et 2013, les participants français ont également modifié leurs projections concernant les pays les plus ciblés. En 2012, la plupart des participants français (48 %) estimait que les États-Unis constituaient le pays le plus ciblé, même si l'intégralité de l'échantillon indiquait que la Chine serait le pays le plus actif. Cette année, les participants français sont plus en phase avec les tendances européennes : la majorité d'entre eux (60 %) prévoit que la Chine sera la cible la plus active l'an prochain, un chiffre qui est assez proche du résultat global (71 %).

Les participants français fournissent de précieuses informations concernant la réalisation de transactions optimales. Bien que 68 % d'entre eux indiquent que le contrôle préalable est le facteur le plus important dans la conclusion d'un accord, d'autres mettent l'accent sur la touche personnelle que nécessite l'opération de F&A : 52 % considèrent les rencontres en personne avec les partenaires de transaction comme l'un des principaux facteurs, tandis que 43 % estiment que le développement de relations individuelles avec les parties prenantes est l'un des plus importants.

Notes :
- Les données primaires ont été recueillies auprès de 175 décideurs européens par mergermarket/Remark entre juillet et août 2012. L'échantillon des décideurs européens est composé de 175 cadres supérieurs issus de cabinets juridiques, cabinets comptables, banques d'investissement et sociétés de capital investissement, directement impliqués dans d'importantes opérations commerciales au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, en Russie, en Suisse et en République Tchèque.
- Parmi les cadres interrogés figurent des spécialistes en matière de F&A au sein d'UBS, de Clifford Chance, de BNP Paribas, de Novatek OAO, de DLA Piper et de Permira, entre autres.
- Les personnes interrogées ont toutes été impliquées dans une opération de F&A l'an passé. D'après les chiffres transmis, ces transactions représentent un total de 136 milliards d'euros, soit près de 10 % de l'ensemble de l'activité F&A pour la période en question.

A propos de NetJets Europe
Fondée en 1996, la société NetJets Europe est le leader européen de l'aviation d'affaires. NetJets Europe, à travers NetJets Transportes Aéreos (NTA), est le seul à pouvoir offrir en permanence un service très haut de gamme doublé d'un engagement inégalé en matière de sécurité. NTA est le premier opérateur d'avions d'affaires à avoir reçu la certification IOSA (IATA Operational Safety Audit), la plus haute accréditation de sécurité au monde. NetJets Europe emploie plus de 1 500 salariés au total et dispose d'une flotte de plus de 130 avions. NetJets Europe est le représentant commercial de NetJets Transportes Aéreos S.A., transporteur aérien de l'UE.
www.netjetseurope.com

À propos de mergermarket / Remark
mergermarket est une société de renseignement indépendante en matière de fusions/acquisitions (F&A). Contrairement à d'autres prestataires du secteur, mergermarket se spécialise dans l'identification des opportunités de transaction en s'appuyant sur une base de données complète, ce qui permet de créer de solides revenus pour le client.
Remark est la division d'étude de marché et de publication de mergermarket. Remark publie des rapports sur les mouvements de F&A et de capital investissement, des informations à caractère sectoriel et géographique, ainsi que des études empiriques sur un large éventail de sujets concernant les entreprises et leurs prestataires de services.

Mardi 18 Décembre 2012
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