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Fortis Investments - Point hebdomadaire (16 oct 2009)



Point Hebdommadaire sur la Stratégie, par Joost van Leenders - Stratégiste allocation d'actifs




Stratégie : les résultats en hausse au 3e trimestre guident l’évolution des actions
Résumé : Le Dow Jones au-delà des 10.000 points. Les données brossent un tableau plus diffus. La quête du rendement, catalyseur de la ruée vers l’or

L’indice Dow Jones a franchi la barre des 10.000 points pour la première fois cette année: la saison des résultats du 3e trimestre, qui a démarré sur une note positive, a dopé les marchés d’actions. En effet, les résultats supérieurs aux attentes ne reposent pas uniquement sur la compression des coûts mais également sur l’accroissement des ventes. Bien que les valorisations deviennent moins favorables et que la situation enviable des actions — à savoir une période de surperformance par rapport aux obligations après une récession — s’atténue, nous avons conservé notre surpondération. Les perspectives économiques et bénéficiaires à court terme, la liquidité et la dynamique positive de marché devraient, selon nous, soutenir le rebond pendant encore un certain temps.

Les données macroéconomiques aux États-Unis redonnent espoir après plusieurs déceptions. Certains chiffres dans la zone euro et au Japon sont ressortis plus bas que prévu mais ne signalent toutefois pas la fin de la reprise. Les marchés d’actions en ont pris acte. Après deux semaines de repli, ils ont regagné du terrain. De nombreux marchés ont atteint leur plus haut niveau en 2009. Les rendements obligataires ont légèrement grimpé. Nous préférons toutefois attendre quelques hausses supplémentaires avant de reprendre une position longue en duration. Les meilleurs chiffres se sont également répercutés sur les matières premières.

Les exportations américaines ont progressé en août pour le quatrième mois consécutif en raison de prix plus élevés. En chiffres réels, les exportations ont reculé, mais comme les importations ont diminué davantage, le déficit de la balance commerciale corrigé de l’inflation s’est réduit. Étant donné que la baisse des importations contribue généralement à la croissance du PIB, il semble probable que ce phénomène se produise au troisième trimestre. En revanche, les perspectives sont plus diffuses. Le redressement économique et en particulier la reconstitution des stocks nécessiteront d’importer davantage de biens et ce, alors qu’un dollar faible pèse sur les importations. Ce faisant, l’impact du commerce sur le PIB pourrait devenir plus neutre.

Les nouvelles demandes d’allocations de chômage aux États-Unis confirment la montée du chômage. Le nombre croissant de demandes de prêts hypothécaires peut être attribuable au crédit d’impôts destiné aux acquéreurs d’une nouvelle habitation, mais il confirme également la stabilisation du marché du logement. Les ventes au détail et les ventes automobiles ont chuté depuis la fin de la prime à la casse. Toutefois, en excluant l’automobile et l’essence, les ventes s’inscrivent en hausse sur le mois. Reste à voir si cette situation est tenable. Les consommateurs ont récemment puisé dans leurs économies afin de soutenir la consommation sur fond de contraction des revenus du travail. Nous pensons dès lors que le processus de reconstitution de l’épargne n’est pas encore terminé.

La BCE n’a pas touché à ses taux, comme escompté. Elle a expliqué que l’économie de la zone euro était en cours de stabilisation et que l’inflation pourrait redevenir positive dans les prochains mois mais qu’il existe actuellement suffisamment de facteurs pour maintenir les taux bas. Il est intéressant de noter à propos des devises que la BCE a observé un regain de volatilité et a fait remarquer que des mouvements disparates nuisaient à la croissance et à la stabilité financière. Elle a applaudi la volonté des États-Unis à défendre un dollar fort, une raison supplémentaire pour ne pas modifier les taux pour l’instant.

L’indicateur ZEW, qui mesure les attentes des analystes allemands, a légèrement déçu en octobre après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis avril 2006. Nous n’interprétons pas ce tassement comme un signe annonçant la fin de la reprise dans la zone euro, mais nous persistons à croire que cette reprise sera plus modérée que les précédentes. Ceci dit, la production industrielle est ressortie robuste dans les principales économies, les chiffres de la production des derniers mois étant revus à la hausse.

Au Japon, l’indicateur Economy Watchers – comparable au ZEW – a légèrement dépassé les attentes, illustrant l’amélioration du climat économique. Les commandes des machines-outils ont augmenté en septembre. Plombés par une économie intérieure anémique, les prêts bancaires affichent une tendance baissière. Les chiffres du commerce et de la production industrielle en Inde ont surpris agréablement. Singapour a renoué avec la croissance au troisième trimestre après avoir piqué du nez au dernier trimestre 2008 et au premier trimestre 2009.

L’or brille de mille feux dernièrement. Il semble aligner les records jour après jour. Ce phénomène ne s’explique pas uniquement par la faiblesse du dollar. En effet, la flambée du métal jaune et le glissement des taux des obligations d’État reflètent un équilibre instable entre ceux qui voient en l’inflation le plus grand risque pesant sur la reprise et ceux qui craignent la déflation. En outre, la faiblesse des taux à court terme incitent les investisseurs à chercher un rendement plus élevé ailleurs, soutenant ainsi l’or et d’autres matières premières.

Fortis Investment Management Belgium N.V./S.A.
www.fortisinvestments.com

Dimanche 18 Octobre 2009
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