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Finyear Eco - 3 novembre 2014 (n°7 - 14H30) | Il ne faut rien attendre de la BCE ce jeudi… et encore moins des politiques !


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Votre quotidien Finyear vous offre tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel. Finyear Eco est exclusivement réservé aux investisseurs et aux conseillers financiers professionnels et n’est pas destiné aux particuliers.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco - 3 novembre 2014 (n°7 - 14H30) | Il ne faut rien attendre de la BCE ce jeudi… et encore moins des politiques !
N°7 - 14H30

Il ne faut rien attendre de la BCE ce jeudi… et encore moins des politiques !

Une note de Christopher Dembik, Économiste, Saxo Banque.

La BCE pourrait aussi bien distribuer des billets de 500 euros à toute la population européenne, la confiance ne serait toujours pas de retour. Ce sont aux États de prendre leurs responsabilités, et notamment à l’Allemagne de dire si elle est disposée à supporter financièrement la majeure partie du long redressement économique des pays du Sud de l’Europe.

Bien que les marchés le voudraient, il est de l’ordre du fantasme de croire que la BCE puisse dégainer un bazooka à la japonaise comme l’a fait la Banque du Japon la semaine passée. La BCE usera ce jeudi de sa seule arme immédiatement disponible, le forward guidance.

L’exercice pour Mario Draghi est assez habituel. Il s’agira de contenir les anticipations d’inflation et de rassurer sur la trajectoire de la croissance, alors que les chiffres allemands, dont les ventes au détail, font craindre une possible récession du pays en fin d’année. Il n’est cependant pas certain qu’il réussisse à convaincre encore longtemps.

Et si on augmentait les salaires en Espagne ?

Bien que la déflation ne soit en aucune façon notre scénario de base pour 2015, un niveau des prix proche de 2% à moyen terme nous parait de plus en plus difficilement atteignable en zone euro. Là encore, la BCE ne possède pas tous les outils nécessaires pour accélérer la hausse des prix.

Pour qu’une boucle prix-salaire vertueuse se mette en place, il faut que les gouvernements s’émancipent du processus de consolidation budgétaire et incitent les entreprises à augmenter les salaires et à investir. Pour les pays les plus susceptibles d’entrer durablement en déflation, comme l’Espagne où le salaire réel a baissé de 7.3% entre 2010 et 2013 selon Adecco, il s’agirait de revenir en arrière.

Cependant, les conditions ne sont pas réunies pour qu’un tel débat ait lieu. Une boucle prix-salaire se heurte à la nécessité de renouer avec des niveaux de déficit public plus soutenables et à la stratégie de baisse du coût du travail privilégiée par de nombreux pays pour améliorer la compétitivité. A terme, un choix sera à faire.

L’incroyable santé économique américaine

Le fossé économique se creuse des deux côtés de l’Atlantique. Les chiffres de l’emploi et du chômage attendus ce vendredi aux États-Unis devraient le confirmer. Nous nous attendons à 240 000 créations de postes en octobre au regard des récents bons indicateurs.

Le taux de chômage se rapproche de l’estimation de long terme de la FED à 5.4% mais le taux de participation restant toujours faible, la banque centrale américaine va certainement maintenir encore longtemps son biais accommodant. Une première hausse des taux ne devrait avoir lieu qu’en juin 2015, avant la période volatile de l’été.

La combinaison d’une reprise solide du marché de l’emploi outre-Atlantique, d’une très faible inflation prolongée en zone euro et de l’attente de nouvelles mesures de politique monétaire du côté de la BCE confortent, en tout cas, notre vision baissière pour l’EUR-USD avec un objectif à 1.22 d’ici la fin de l’année et à 1.20 d’ici six mois.


N°6 - 12H15

Les marchés prudents à l'ouverture avant une semaine riche en annonces

Marchés actions
Sur les marchés actions, les marchés ont clôturé la semaine dernière en forte progression, revenant sur leurs plus hauts niveaux, suite à la décision surprise de la BoJ d’augmenter le montant de rachat mensuel d’actifs de 20 milliards de dollars pour atteindre 65 milliards. Cette décision vient juste après celle de la FED mercredi d’arrêter son programme de rachat dans la lignée des mois précédents. Le Dow Jones s’adjuge pas moins de 2% sur la semaine à 17 390.52 points, tout comme le Nasdaq et l’indice phare des gérants de fonds, à savoir le S&P500 qui s’envolent respectivement de 3% et 2.3% pour atteindre 4 630.74 points et 2 018.05 points.

Un peu plus tôt dans la journée, leurs consœurs européennes affichaient également des performances largement positives pour clôturer la semaine en territoire positif. Le CAC 40 a ainsi progressé de 2.52% sur la semaine à 4 233.09 points. Le Dax et le Footsie ont pris respectivement 3.77% et 2.47% sur l’ensemble de la semaine dernière.

Suite à son envolée vendredi dernier, conséquence directe de la décision de la BoJ, la Bourse de Tokyo avait engrangé 4.83% mais était fermée aujourd’hui pour cause de jour férié. Suite à des indicateurs chinois jugés à nouveau décevants ce weekend, confirmant le ralentissement économique de la deuxième puissance économique mondiale, les principales bourses européennes sont attendues proche de la neutralité ce matin à l’ouverture, après la fin de semaine euphorique.

Les investisseurs pourront se tourner aujourd’hui vers la publication des indicateurs PMI tout au long de la journée, mais ils auront déjà les yeux tournés vers la BCE jeudi prochain et la publication des chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis vendredi.

Forex
En ce début de semaine, la monnaie unique perd du terrain face au dollar, suite à la décision de la Banque du Japon d'augmenter ses rachats d'actifs et l'espoir des investisseurs d'une hausse plus rapide que prévu des taux d'intérêt américains.

L'euro souffre également de spéculations persistantes sur une éventuelle nouvelle intervention de la Banque centrale européenne dans la foulée de la banque centrale japonaise.
Outre-Atlantique, les données favorables publiées la semaine dernière ont soutenu le billet vert. Le moral des ménages s'est envolé à son plus haut niveau depuis sept ans en octobre, selon l'Université du Michigan, et l'activité économique de la région de Chicago a connu une hausse inattendue ce même mois. Ces chiffres encourageants sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale, au lendemain d'une hausse plus forte qu'attendue de la croissance au troisième trimestre, venaient conforter la décision de la Fed de mettre un terme à ce soutien monétaire exceptionnel.

La monnaie unique s’échange ce matin aux environs de $ 1,2490, avant la publication de l’indice PMI manufacturier des Etats-Unis cet après-midi.

Ce matin, au Royaume-Uni, la livre britannique progressait face à la monnaie unique européenne, à £ 0,7821 pour un euro. En revanche le cross GBPUSD est orienté à la baisse à 1,5975 dollar pour une livre avant la publication de l’indice PMI manufacturier du Royaume-Uni à paraitre en fin de matinée.

Du côté asiatique, la monnaie unique comme le billet vert ont profité de l’annonce inattendue la Banque Centrale Japonaise de lancer de nouvelles mesures de relance monétaire. Cette décision a fait décrocher le yen et a propulsé le billet vert. La Banque du Japon a par ailleurs augmenté son programme de rachat d'actifs, dans l'espoir de donner un coup de fouet à une économie chancelante, faisant bondir les Bourses mondiales.

La paire EURJPY s’échange aux alentours de 140,80 yens en ce début de semaine et le billet vert autour de 112,72 yens.

Matières premières
Le WTI est en baisse pour une troisième séance consécutive.
Le WTI pour la livraison de décembre a diminué de 48 centimes à $80.06. Le baril clôture un mois d’octobre en baisse de 12%. Le volume de tous les contrats à termes négociés était en dessous de la moyenne des cent jours de 17%. Le Brent pour livraison décembre a chuté également de 37 centimes à $85.49 le baril. Le mois d’octobre est clôturé sur une baisse de 9.3%. La prime avec le WTI s’est élargie puisque l’on est à $5.38 ce matin alors qu’elle n’était que de $5.32 la semaine dernière.

Le consensus de marché est encore très partagé sur la question de la réduction de la production de la part de L’OPEP. Pour le moment chacun des acteurs veut protéger sa part de marché en préservant des bas prix en gardant un niveau de production soutenu. L’indice PMI manufacturier chinois a été moins élevé que prévu. Il était à 50.8 en Octobre, celui-ci était prévu à 51.2 alors qu’il a été enregistré à 51.1 en septembre. L’économie chinoise pourrait montrer encore sa faiblesse. Les investisseurs anticipent donc une baisse de la demande chinoise à terme si son économie devait ralentir.

Sur les métaux, l’or a terminé le mois dans le rouge après la Fed, le PIB américain et enfin l’assouplissement quantitatif surprise de la banque centrale japonaise. Le contrat à terme de décembre a chuté de 4.9% à $1171.60. Le 31 octobre le contrat a même touché les $1160.50, un plus bas qui date de 2010. Ce matin la baisse se poursuit sur l’once qui cotait $1161.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°5 - 10H15

La fin du QE : une excellente nouvelle !

Par Eric Galiègue - Valquant.

Lettre hebdo du 31 octobre 2014.

Après des mois de « tapering », le « Quantitative Easing » de la Banque Centrale Américaine s’est bien terminé avec le FOMC de cette semaine. La politique monétaire non conventionnelle a été mise en œuvre dans l’urgence ultime de la crise de 2008, et elle est à l’œuvre depuis. Elle a consisté, sans hésitation de M. Bernanke à l’époque, à créer des dollars sans contrepartie autre que les actifs financiers qu’ils ont permis d’acquérir. Il s’agit donc de création de monnaie ex nihilo, de « planche à billet » qui tourne « à fond ». En l’occurrence, le bilan de la Fed est passé de 800 milliards à 4 500 milliards environ : les USA ont émis 3 700 milliards de $ nouveaux, soit plus de 20 % du PIB, sans création de richesse correspondante. La fin du Quantitative Easing est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Rappelons tout d’abord que la décision de créer des dollars sans contrepartie n’a pas été prise pour « faire plaisir » aux marchés financiers. Cette décision a été prise pour éviter l’effondrement total de tout le système, dans une crise que certains considèrent comme plus grave que la dépression des années 30. Suivre la position des opposants à cette politique, qui veulent aujourd’hui traduire en justice M. Bernanke pour haute trahison, c’était accepter une période de dépression économique, accepter la faillite de tout le système bancaire et accepter les conséquences dramatique qu’une telle situation aurait pu créer. Donc, le premier objectif du Quantitative Easing a été atteint : le système économique et financier ne s’est pas effondré.

La fin des pratiques de politique monétaire non conventionnelle confirme, dans la sphère réelle, que la croissance américaine, même fragile, est bien sur les rails. Les marchés immobiliers et du travail demeurent de grands sujets d’inquiétudes, car on a bien l’impression d’une crise toujours sous-jacente, d’un déclassement massif de l’américain de la classe moyenne. Avant la crise, il était propriétaire de son logement, aujourd’hui il en est locataire. Il sort de plus en plus des statistiques de l’emploi car il renonce à chercher du travail salarié : la bascule vers la pauvreté est de plus en plus fréquente… Bien sûr, le rapport entre la monnaie créée et la production de richesse réelle est très défavorable. L’élasticité de la croissance économique à l’augmentation de la masse monétaire est devenue très faible. Mais la croissance est quand même là, supérieure à la croissance européenne ou japonaise.

Dans la sphère financière, la fin du Quantitative Easing est, paradoxalement, une bonne nouvelle. La réaction des marchés d’actions, qui continuent leur hausse Outre-Atlantique, est favorable. Pourtant, au printemps 2013, l’évocation de la fin des mesures non conventionnelles avait créé une réaction très négative, de crainte de krach obligataire et de chute des marchés d’actions. La fin bien réelle du quantitative Easing n’a rien créé de tout cela. Cela semblerait démontrer que l’argent créé « ex nihilo » n’a pas été le seul catalyseur de la hausse des marchés financiers. Si la capitalisation boursière des actions américaines a augmenté de 5 800 milliards depuis fin 2007, (passage de 12 900 à 18 700 milliards), ce n’est pas parce que les USA ont créé sans contrepartie 3 700 milliards de $. C’est parce que les bénéfices anticipés des sociétés du S&P 500 ont augmenté de 411 milliards de $, et leurs ventes de près de 3 000 milliards. C’est aussi parce que les USA représentent encore aujourd’hui, malgré tout, probablement la zone géographique la mieux armée contre « l’ogre déflationniste » et le seul pays dont les prévisions de PIB ont été révisées en hausse par le FMI…

La fin du Quantitative Easing n’est pas une bonne nouvelle : c’est une excellente nouvelle…


N°4 - 10H00

UBS daily roundup - Dubious data day

Paul Donovan daily briefing.

• The divergence of global central bank policy having been firmly established, market attention turns to economic data. Unfortunately today's data is all about manufacturing sentiment surveys, which have shown an inclination to overreact to underlying economic activity.

• In the Euro area the headline survey for the whole of the Euro bloc is likely to be subordinated to concerns about France and Italy. The French survey has consistently pointed to contraction in recent months (the reality has been a stagnation, not a contraction)

• China's PMI fell from 51.1 to 50.8 – a point that is being treated by the financial media as if it were meaningful information. Clearly it is not meaningful information. China's economy is shifting structurally to a lower trend rate of growth. This data is just noise.

• The US manufacturing ISM is expected to pick up slightly, based on regional data. There are a couple of Fed speakers, but perhaps the most important data could be the potential (not confirmed) release of the US Federal Reserve Senior Loan Officers' survey of credit conditions.

www.ubs.com/investmentbank


N°3 - 9H30

Quand les taux se resserrent

Par Jean-Paul Betbèze.

Les taux longs français sont au plus bas, que Standard & Poors dégrade la note France ou pas. De là à croire que les marchés ne lisent plus les notes des agences de rating, il y a un pas que nous ne franchirons pas ! Car les taux longs baissent jusqu’au moment, précis, où ils remontent, et brutalement, et pour longtemps...

Lire la suite :
http://www.betbezeconseil.com/zoom/quand-les-taux-se-resserrent/

N°2 - 9H15

Peregrine & Black: Mid-Morning Market Comment

Good Morning Finyear Readers!

European shares are starting out the new trading month on a slightly negative note with profit-taking in Asia spilling over onto Europe on the back of disappointing Chinese non-manufacturing PMI figures.

Centre stage this week will most like take the ECB meeting on Thursday where some especially after last week’s surprising BOJ action expect additional stimulus to boost the struggling Euro-zone economy.
Early on all eyes will be on Euro-zone PMI data this morning likely to indicate moderate improvement compared to the previous month.
However very few consider this as the beginning of a new upward trend instead the improvement appears fragile and only of temporary nature for now.
Overall sentiment remains positive with last week’s price action for many clearly confirming that a bottom has been put in place.
While markets continue to point to the upside occasional rounds of profit taking appear likely with markets being overbought in the short-term, with traders looking out to buy dips.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


N°1 - 9H00

Les indices poursuivent leur chemin à la hausse suite au vent d'optimisme inspiré par la FED et avant la BCE

Newsletter Hebdomadaire - Saxo Banque.

Marchés actions :

Sur les marchés actions, les principaux indices mondiaux se dirigent tout droit vers un nouveau gain hebdomadaire, portés par un vent d’optimisme suite au discours rassurant de la FED notamment, mais également portés par un PIB aux Etats-Unis bien supérieur aux prévisions des analystes. La situation des niveaux actuelle contraste fortement avec le niveau des indices il y a quinze jours suite à un fort mouvement baissier. Les indices américains se rapprochent particulièrement de leurs niveaux les plus élevés.

En début de semaine, les investisseurs ont montré leurs inquiétudes, notamment face à la situation économique européenne alors que l’IFO allemand du climat des affaires est sorti en dessous des attentes. L’IFO a reculé pour le sixième mois consécutif. L’Allemagne, considérée comme le moteur économique de la zone Euro, confirme son essoufflement, et ne laisse rien suggérer de bon aux investisseurs dans une zone euro toujours à la peine.

L’un des évènements majeurs du weekend dernier était la publication des résultats des « stress tests » pratiqués par la BCE sur 130 banques de la zone euro, qui a été plutôt satisfaisant et sans surprise, puisque seul 25 ont échoué. Cette publication devrait participer à apaiser le climat ambiant sur les marchés et rassurer les investisseurs sur la santé du secteur bancaire. Le secteur bancaire italien devrait néanmoins être sous pression avec pas moins de 9 banques qui ont raté cette batterie de tests et qui devrait donc être surveillé par la BCE maintenant.

Outre les nombreux résultats d’entreprises, cette semaine aura été marquée par la réunion de la FED, et par la décision, largement attendue au sein des opérateurs de marché, de mettre un terme au programme de rachat mensuel d’actifs. Sans réel surprise donc, les investisseurs attendaient néanmoins plus précisément de connaitre le discours et les termes employés par la FED pour déterminer toutes indications concernant le moment où cette dernière amorcera la remontée de son principal taux directeur. La surprise est venue principalement de son optimisme sur les perspectives de la reprise aux Etats-Unis malgré de nombreux signes de ralentissement perceptibles dans l'économie mondiale. Ainsi, la banque centrale a annoncé que la sous-utilisation des ressources du marché de l’emploi n’était plus "importante" et note que celle-ci "diminue progressivement", faisant référence notamment aux nombreux emplois à temps partiel. Conséquence sur les taux, la Fed a promis une nouvelle fois de les laisser inchangés pendant "une période de temps considérable", mais a quelque peu surpris par un ton plus fauconnier en ajoutant que si les progrès de l'inflation et de l'emploi s'accéléraient, une première hausse des taux "pourrait intervenir plus tôt" que prévu.

Du côté des entreprises, les investisseurs semblent rassurés par la première partie de la saison de publication des résultats trimestriels, alors qu’une grande partie des entreprises américaines arrivent à surperformer les prévisions des analystes au sein d’un environnement économique mondial peut favorable, avec notamment la hausse du dollar face à un large panel de devises de contreparties.

Cette fin de semaine aura été marquée également par l’envolée de la Bourse de Tokyo, suite à l’action surprise l’action surprise de la BoJ d’aller encore plus loin dans sa politique monétaire accommodante et notamment sur ses rachats d’actifs. Jusqu'ici, la Banque avait pour objectif de racheter chaque année entre 60.000 et 70.000 milliards de yens de titres – essentiellement des obligations d'Etat - sur les places japonaises. Désormais cet objectif annuel va être porté à au moins 80.000 milliards de yens. Le but de la manœuvre étant de contraindre les banques commerciales de prêter aux entreprises et aux particuliers, plutôt que de les voir placer leur argent sur les marchés obligataires. L’objectif est aussi de sortir le Japon d'une spirale déflationniste qui déprime son économie.

Forex :

Sur le marché des devises cette semaine, la paire phare du marché des changes a glissé d’environ 125 pips, passant de $1,2685 pour un euro en début de semaine, à $1,2574 aujourd’hui à midi.

L’euro a été porté lundi par le résultat satisfaisant de l’examen de la BCE des bilans des 130 principales banques européennes. La santé financière de ces dernières a été analysée avec attention, afin de redonner confiance aux investisseurs, quelques jours avant l’accès de la BCE à la supervision bancaire européenne. Finalement, l'issue de la réunion de la politique monétaire de la FED a donné lieu mercredi soir à un rebond de la majeure partie des paires en dollar, spéculant sur une relevée des taux d'intérêt américain l'année prochaine, bien qu'ils aient affirmé les garder à un niveau bas record pour "une période de temps considérable". La FED a cependant sous-entendu qu’une continuité du progrès de l’emploi et de l’inflation pourrait amener à une hausse des taux plus rapide que prévu.
Le marché du travail américain semble s’être, pour l’instant, suffisamment renforcé pour supporter la fin du programme de rachat d’actifs, et minimiser les risques de baisse du niveau d’inflation. Le timing initié par Janet Yellen concernant le programme de rachat d’actif a donc été respecté.

Outre-Manche, semaine plutôt calme pour la devise britannique qui a évolué sans grandes tendances face à ses deux principales contreparties. Après avoir entamé lundi, à £0,7873 pour un euro, le cross EURGBP s’échange aujourd’hui à £0,7855, perdant 18 pips sur l’ensemble de la semaine.
Le cours du Cable a été légèrement plus marqué, pâtissant de l’issue de la réunion de la politique monétaire de la FED mercredi soir. Les cambistes ont donc pu profiter d’une chute d’environ 200 pips, amenant le cours à s’échanger à $1,5996 pour une livre contre $1,6091 lundi matin.

En Asie, les paires en yen ont fortement chuté cette semaine, impactées par les décisions prises lors de la réunion de politique monétaire de la BoJ. En effet, malgré les bons chiffres du début de semaine, tel qu’une hausse des ventes au détail à 2,3% contre 1,2% précédemment et d’une hausse de la production industrielle à 2,7% contre -1,9% lors de l’exercice précédent, la devise nippone a lourdement chuté face à l’ensemble de ses contreparties.

La BoJ a en effet pris de cours les marchés ce matin, en annonçant un élargissement de la base monétaire japonaise à 80 milliards de yens par an, alors qu’elle était auparavant de 70 milliards. Cette mesure phare semblait être logique, au vu de la chute du prix du baril de pétrole, mais pas pour une échéance si courte. Le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda a par ailleurs annoncé que son plan d’achat d’actifs initial, ayant pour but de doubler la base monétaire et d’atteindre les 2% d’inflation en deux ans, ne pourra tenir ses objectifs.

De plus, le fonds d’investissement des pensions du gouvernement japonais (GPIF) a ouvert son allocation aux investissements étrangers à 40% contre 23% précédemment, mettant la pression sur la devise japonaise.

Face à une détérioration des données japonaises, et un renforcement du dollar avec la fin du QE3 de la FED, le timing semblait être opportun pour une décision de cette ampleur. La situation permet également de mettre en évidence les différences d’objectifs pour les politiques monétaires de la BoJ et de la FED.
Face à la monnaie unique, le yen a donc touché un plus bas de deux semaines, s’échangeant aux encablures du niveau clé des 140 yens pour un euro. Face au billet vert, un plus haut de sept ans a été atteint, avec une cotation aux alentours des 111,63 yens pour un dollar. Il faudra suivre l’évolution de ce cours, qui, au vu de la situation actuelle de ces deux pays, pourrait tendre vers un ralliement des 112 yens pour un dollar.

En Russie, le rouble a fortement évolué cette semaine face à l’ensemble de ses contreparties. Ce dernier a d’abord touché un plus bas historique contre ses deux principales contreparties en début de semaine, pâtissant des sanctions économiques européennes prises à l’encontre de Moscou, au vu de sa participation à la crise en Ukraine, et de la chute du prix du baril de pétrole, aux encablures des 86$. Mais très vite les spéculations sur une hausse des taux d’intérêts russes à 8,5%, contre 8% précédemment, ont permis au rouble hier, de reprendre un peu de terrain et de limiter la tendance baissière observée depuis le début du mois de Juillet. Une telle augmentation aurait un impact à la fois sur l’inflation et sur la faiblesse du rouble, sans pour autant détériorer l’industrie. Finalement la banque centrale russe vient de décider à 11h30 de remonter ses taux d’intérêts à 9,5%.

Matières premières :

Le Brent se dirige vers une sixième baisse hebdomadaire, la baisse la plus longue depuis 2002.

Le contrat future décembre 2014 sur le Brent a perdu $1.13 à $85.11 le baril et cotait ce matin $85.31. Le prix du pétrole de la mer du Nord a perdu 1% cette semaine. Il se négociait avec une prime de $4.89 par rapport au WTI, alors que la semaine dernière, celle-ci était de $5.12. Le contrat WTI pour décembre 2014 a perdu 81 centimes soit une baisse aussi de 1% à $80.31. Le seuil psychologique des $80 est maintenu. Le volume de tous les contrats à terme échangés était de 12% inférieur à la moyenne sur la journée. Le brut a chuté de 23% depuis la fin juin et enregistre à présent une perte annuelle de 18%. La production de pétrole des membres de l’OPEP a augmenté de 53 000 barils par jour à 30 974 000, un troisième gain mensuel. Le Brent et le WTI se dirigent vers leurs plus fortes baisses mensuelles depuis 2012. L’OPEP a stimulé sa production pendant quatorze mois en plein milieu d’un excédent mondial. La prochaine réunion cruciale se tiendra à Vienne le 27 novembre prochain. Les membres de l’OPEP devront alors débattre d’une possible modification de leur objectif de production quotidien, actuellement fixé à 30 millions de barils par jour.

Les opérateurs de marché sont partagés quant à savoir si l’Arabie Saoudite va continuer à travailler sur ses baisses de prix ou non pour maintenir ses parts de marché. Il y a encore un risque de baisse à très court terme s’il n’y a pas d’annonce de réduction de la production. Rappelons également que le WTI et le Brent ont chuté de plus de 20% par rapport aux sommets de juin.
La lourde chute des prix du pétrole donne des munitions aux vendeurs sur l’or.

L’or a effacé ses gains sur l’année après l’annonce hier des chiffres supérieurs aux attentes de la croissance américaine sur le troisième trimestre. Une indication qui a dû la veille conforter la Fed à annoncer l’arrêt complet de son programme de rachats d’actifs. L’or perd donc davantage de son attrait par son caractère anti-inflationniste. Cette nuit, c’est la banque du Japon qui a remis la tête sous l’eau à la valeur refuge, en entrainant une valorisation significative du dollar par rapport au Yen. Le contrat à terme sur le S&P500 en a profité en repassant au-dessus des $2000. Les métaux précieux, utilisés comme des valeurs refuge, ont donc vu leurs cours érodés par les bonnes perspectives de l’économie américaine.

Les analystes de la Société Générale voient l’once d’or sous les $1000 avec l’inflation qui reste toujours très basse. L’inflation était prévue ce matin d’ailleurs à 0.4% en Europe et a été confirmée à ce niveau, en légère hausse par rapport à la dernière estimation. Mais ils ne sont pas les seuls à penser que l’or va baisser puisque Jeffrey Currie de Goldman Sachs avait déclaré le mois dernier que le pire n’était pas encore terminé et attendait une chute à $1050 d’ici la fin de l’année.

Le contrat à terme sur l’or livraison décembre 2014 a chuté de 1.3% à $1183.50 sur le Comex à New York. Sur l’année 2014, le métal est en baisse de 1.6%.

L’or avait progressé de 70% de décembre 2008 à juin 2011. L’heure est au bilan et les analyses qui montraient que la politique de rachat d’actifs de la Fed entrainerait une inflation importante n’ont donc pas été démontrées. L’or a chuté de 8.4% sur le dernier trimestre alors que la situation géopolitique était plutôt compliquée avec l’Ukraine, les manifestations à Hong Kong et la propagation du virus Ebola.

Sur les autres métaux, L’argent a chuté de 2.8% à $15.955, un plus bas depuis février 2010. Le platine coincé entre valeur cyclique et valeur refuge a chuté tout de même de 1.8% à $1223.05, un plus bas depuis le 6 octobre 2014. Le palladium encore plus utile dans l’industrie n’a reculé que de 0.1% à $779.75 l’once.

Saxo Banque France
www.saxobanque.fr



Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- Landwell & Associés assiste Studialis sur l’acquisition de Atelier Chardon-Savard 31/10/2014
- Netapsys rachète Beex 31/10/2014
- Clairfield International conseille Encore Productions pour l’ouverture de son capital au groupe Fimalac 31/10/2014
- Dacrydium rejoint Gfi Informatique 31/10/2014
- Itesoft annonce la cession de son activité Yooz 31/10/2014
- Landwell & Associés intervient pour le compte de Pragma sur la cession du groupe IMV Technologies 31/10/2014
- Accor s’empare de Wipolo 31/10/2014
- SQLI annonce l’acquisition de LSF Interactive 31/10/2014
- Bpifrance entre au capital de SafeRail 31/10/2014
- Cityvox passe dans le giron de Yelp 30/10/2014

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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Lundi 3 Novembre 2014
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