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Finyear Eco - 17 octobre 2014 (n°11 - 15H15) | 16 ans pour rien…


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Votre quotidien Finyear vous offre tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel. Finyear Eco est exclusivement réservé aux investisseurs et aux conseillers financiers professionnels et n’est pas destiné aux particuliers.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco - 17 octobre 2014 (n°11 - 15H15) | 16 ans pour rien…
N°11 - 15H15

16 ans pour rien…

Il aura suffi de quelques jours de panique animale, pour que le CAC 40 revienne à 3 920 points. Ce niveau, l’indice l’a pratiqué à plusieurs reprises : en mars 2011, septembre 2008, avril 2005, juin 2002, et, précisément, le 31/12/1998. Cela veut dire que notre indice, en capital, est au même niveau qu’il y a 16 ans. Évidemment, les entreprises qui composent l’indice ont distribué des dividendes, mais globalement leur prix de marché est inchangé depuis 16 ans. Face à cet incroyable constat, on peut réagir de deux manières :

La première est de vitupérer contre la dérive du « marché-casino », et dénoncer son inefficience.
La sphère financière est de plus en plus éloignée de la réalité des entreprises que les instruments financiers sont censés refléter. En effet, on ne peut que constater la totale inadéquation des cours de Bourse restés inchangés, avec les performances fondamentales des entreprises. Le nombre de salariés qui travaillent dans les entreprises qui composent actuellement le CAC 40 est passé de 2 700 000 salariés environ en 1998, à 3 902 000 aujourd’hui (+ 45%), leur bénéfice par action a augmenté de 110 %, et leurs fonds propres, de 151 %. Quand la Bourse reconnaitra-t-elle la valeur des entreprises ? Qui peut aujourd’hui affirmer que les marchés financiers sont efficients ? Ce constat n’est pas nouveau en zone €. La culture n’est définitivement pas aux actions, alors que les entreprises ont fait des progrès considérables au cours des 20 dernières années. Elles méritent bien mieux que d’être des instruments de jeu des marchés financiers. Les investisseurs institutionnels s’en détournent pour des raisons réglementaires. Les politiques n’y voient qu’un instrument de spéculation. Les particuliers s’en détournent car ils ne comprennent plus grand-chose. Et, souvent, ils s’intéressent au sujet quand il est trop tard…

La seconde est de considérer que c’est la déflation a miné la performance des actions depuis 16 ans.
Le risque déflationniste mondial est devenu réel à la fin des années 90. Le ralentissement économique que nous avons relevé depuis plusieurs mois renforce la probabilité d’une entrée en récession de l’ensemble de la planète. Le stress géopolitique mondial reste élevé : le monde est en guerre et les risques de dégradation sont bien réels. Une rechute de la crise de l’€ est toujours possible : les nouvelles inquiétudes sur la Grèce le montrent. L’impossibilité, pour l’instant, de trouver une ligne commune au sein de l’Europe devient un problème craint. Tout comme l’attitude de la Commission face aux budgets de certains pays, comme la France… Si on rajoute la probabilité non nulle d’une aggravation de l’épidémie du virus Ebola, on se demande comment l’activité économique pourrait accélérer dans les mois qui viennent… Cette baisse d’activité conjoncturelle, remettra sur le devant de la scène le cadre déflationniste global.

Tout ceci n’incite évidemment pas à la prise de risque.
Pourtant, nous voyons des raisons d’espérer. Si la chute des cours du pétrole et des matières premières venait à accélérer, en raison notamment de la moindre demande de la Chine, l’effet de relance pourrait être très significatif en Zone €. Les mesures de la BCE n’auront peut-être pas l’efficacité souhaitée, mais elles vont contribuer à la relance. La finalisation de l’Union Bancaire Européenne, sous supervision de la BCE arrive au bon moment. Enfin, la Commission Junker souhaite lancer un plan d’investissement de 300 milliards d’€. Associé à différentes initiatives nationales de relance, nous considérons que le dispositif sera efficace en 2015. La baisse des cours de 15 % sur les plus hauts de l’année est justifiée par l’actualité très négative depuis plusieurs mois. Mais sur la base des cours actuels, nous considérons que l’investisseur doit obtenir une rentabilité correcte

Par Eric Galiegue
www.valquant.fr


N°10 - 15H00

Vent de panique sur les marchés cette semaine

Newsletter hebdomadaire.

Marchés actions :

Mauvaise semaine pour les marchés actions. Les indices européens sont sur une série de pertes de huit jours et la semaine aura été très volatile. Le CAC40 a effacé ses gains depuis plus d’un an, en l’espace de deux petites semaines seulement. La baisse de la balance commerciale allemande et de l’indice de fabrication ont été le début du calvaire pour les indices Européens. Mardi matin a été publié l’indice de confiance allemand ZEW bien en dessous des attentes à -3.6. Il s’en est suivi la production industrielle européenne sur le mois d’Aout qui a été enregistré en baisse de 1.8%. Le moteur de l’économie européenne bat de l’aile et inquiète. Mercredi c’est sur le continent américain que des inquiétudes se fondent avec les ventes au détail qui ont été mauvaises en baisse de 0.3% sur le mois de septembre. Il n’en aura pas fallu plus pour faire dévisser les marchés.

Autre élément perturbant, la crise géopolitique globale ne se calme pas cette semaine. Vladimir Poutine a annoncé qu’il ne serait pas impossible qu’il y ait quelques problèmes d’approvisionnement de gaz cet Hiver. La Russie lance un ultimatum à la France en lui demandant de livrer le Mistral ou de rendre l’argent alors que des marins russes s’entrainent déjà sur le navire. En Orient, l’Etat Islamique a mené une offensive ce matin sur des postes stratégiques à la frontière avec la Turquie coté Syrien. Au grand Dam de la communauté internationale, les Turques n’interviennent toujours pas. Ils sont maintenant dans une position délicate puisque ils ne se disent pas proches d’un camp ou d’un autre. Les américains ont rappelé que l’épicentre était non pas en Syrie mais bel et bien en Irak où ils concentrent la majorité de leurs opérations. Ebola continue également de faire rage avec un nouveau mort aux Etats-Unis et des suspicions en France. Cependant le virus n’impacterait pas les marchés actions d’après les analystes, seulement les matières premières africaines.

Dans ce contexte où les pressions s’accroissent sur la zone euro, les taux d’intérêts des obligations d’Etat européennes grimpent. En parallèle, l’indice Stoxx 600 a chuté à un plus bas de 10 mois hier sur l’échec de l’Espagne à atteindre son objectif sur ses obligations. Seul point positif, les valeurs automobiles surperforment les autres secteurs ce matin en affichant une croissance européenne en hausse le mois dernier. Le Groupe PSA a gagné 5.1% à 9.11€ et Volkswagen a augmenté de 2.7 à l’ouverture à 158.20€.

La semaine aura été marquée aussi par les résultats plutôt mitigés du troisième trimestre sur le continent américain. On a pu voir Citigroup lundi publier au-dessus des attentes à 1.15 Mds de dollars au lieu d’une baisse prévue à 1.11 milliards par le consensus. JP Morgan, elle, déçoit plus en déclarant un bénéfice à 1.36 milliards au lieu de 1.40. Mais la surprise est surtout du côté de Bank of America où le bénéfice était attendu à 340 millions de dollars et s’est conclu finalement par une perte de 30 millions. Goldman Sachs s’est vu surestimer également et annonce finalement un bénéfice trimestriel en hausse « que » de 4.57 milliards au lieu 5.32. Sur les technologiques, Ebay avait prévu une hausse pour le troisième trimestre, le bénéfice s’est finalement effrité de 20 millions. Le monstre Google a publié à 6.35 milliards de bénéfices alors qu’ils étaient tablés beaucoup plus élevés à 7.46.

En Europe, Accor, le plus grand opérateur d’hôtel en Europe, a gagné 1.3% à 30.68€ après avoir annoncé un chiffre d’affaire au-dessus des prévisions des analystes. Accor a également rehaussé son bénéfice prévu pour 2014 de 575 millions d’euros à 595 millions. Outre-Manche, Rolls Royce a perdu 8.7% à l’ouverture ce matin après avoir rabaissé ses prévisions de ventes sur l’année. Le titre perd 100 livres et cote actuellement en dessous des £830.

Toutes les prévisions sur indices ne sont maintenant plus du tout exploitables tant que l’on ne retombe pas sur des fondamentaux admettent les économistes pris de court.

Forex :

Sur le marché des devises cette semaine, la volatilité a atteint un plus haut de huit mois, portée par les perspectives de croissance mondiale, la spéculation sur la politique monétaire américaine et la propagation du virus Ebola. Cette dernière a animé les différents marchés financiers. L’indice JP Morgan Chase & Co, mettant en évidence la volatilité globale du Forex, est en effet monté à 8,56% hier, un plus haut depuis 6 mois. Les investisseurs ont donc pu profiter de beaucoup de mouvement cette semaine sur le marché des changes.

Outre-Atlantique, la tendance haussière généralisée sur le dollar a pris fin dès lundi face à la plupart de ses contreparties, fortement touché par la macroéconomie mondiale. Lors de la réunion du FOMC les 16 et 17 Septembre derniers, certains membres avaient en effet sous-entendu que le ralentissement de la croissance mondiale pourrait conduire à une venue plus lente que prévu de la hausse des taux d’intérêts américains. Les cambistes doutent d’ailleurs de plus en plus de la capacité des Etats-Unis à s’en tenir éloigné ; en effet, les plus bas atteints récemment sur les matières premières ou sur le pétrole, remettent en question l’attractivité du billet vert. Ce dernier a par ailleurs également pâti d’une batterie de mauvais chiffres mercredi dernier, avec notamment une forte baisse des ventes aux détails, ainsi que la chute des prix à la production pour le mois de Septembre. En Europe, la monnaie unique européenne a continué de pâtir toute la semaine des inquiétudes pesant sur l’Allemagne et donc sur la zone euro. Il était important de noter cette semaine que le Ministère de l’économie allemand avait réduit ses prévisions pour 2014 à 1,2% contre 1,8% précédemment, ainsi qu’un fort recul de l’indice ZEW allemand passant de 6,9 précédemment, à -3,6. La paire phare du marché du Forex a donc finalement évolué à la hausse cette semaine, après l’avoir entamée lundi aux alentours des $1,2650 pour finalement s’échanger aujourd’hui aux encablures des $1,2810 pour un euro. La plus grosse variation de la semaine reste bien évidemment l’impulsion haussière de près de 240 pips, générée par les mauvais chiffres américains mercredi.

Outre-Manche, la livre sterling a perdu 170 pips cette semaine face à la monnaie unique, pâtissant des mauvais chiffres anglais. Le cours du cross EURGBP avait en effet entamé la semaine à £0,7850 pour un euro, pour finalement coter aujourd’hui à midi à £0,7960. Un rapport sur le taux d’inflation britannique a mis en évidence cette semaine son fort ralentissement, l’amenant à un plus bas de cinq ans. Le Cable quant à lui, clôture la semaine comme il l’a commencé, aux encablures des $1,61 pour une livre. Ce dernier aura cependant été fortement touché par le mauvais indice des prix à la consommation anglais, à 1,2% contre 1,5% précédemment, ayant conduit à un glissement d’environ 190 pips en milieu de semaine.

En Asie, la devise nippone a su profiter de son statut de valeurs refuge face au billet vert, à l’heure où l’économie mondiale inquiète. C’est donc une nouvelle fois à la hausse que le yen termine sa semaine face au dollar pour la deuxième fois consécutive. Le cours de l’USDJPY évoluait à midi autour des 106,50 yens pour un dollar, après avoir subi l’impact des mauvais chiffres américains, dans une semaine sans grandes variations. Face à l’euro, le cross EURJPY termine sa semaine sur un niveau similaire à celui observé en début de semaine, après avoir touché un plus bas de novembre 2013 à 134,12 yens pour un euro. A midi, son cours cotait à 136,50 yens, son niveau le plus haut de la semaine.

Matières premières :

Sur les marchés des matières premières, le WTI et le Brent se dirigent tout droit vers une troisième semaine de perte hebdomadaire. Le WTI s’est même échangé brièvement sous la barre symbolique des 80$ pour la première fois depuis Juin 2012, alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et l’Arabie Saoudite ne semblent vouloir réduire leurs quotas de production. Puis le baril américain a rebondi suite à la déclaration de Goldman Sachs qui a précisé que le marché n’était pas encore saturé par une surproduction, bien que celle-ci devrait se matérialiser si aucune mesure n’est prise à l’avenir.

De leur côté, Bank Of America et BNP Paribas comptent sur l’OPEP pour réduire la production alors que les Etats-Unis voient la leur atteindre le plus haut niveau au cours des 30 dernières années. De plus, le ralentissement de la croissance mondiale n’est pas favorable à la consommation alors que le deuxième plus gros consommateur, à savoir la Chine, mais également l’Europe n’arrivent plus à insuffler un nouvel élan à leurs économies respectives. Cependant les investisseurs restent inquiets par cette surproduction, alors que l’Arabie Saoudite et le Koweït ont indiqué que la forte baisse des prix ne justifiait pas encore de revoir la production à la baisse. Rappelons que l’OPEP fourni environ 40% du pétrole mondiale et que ses pays membres ont pompé pas moins de 30,47 millions de barils par jour au mois de Septembre, soit le plus haut niveau depuis Août 2013. Chaque producteur à travers le monde, que ce soit les Etats-Unis, les pays membres de l’OPEP ou autres, ne veulent pas diminuer leurs parts de marchés pour ne pas prendre le risque de perdre des parts de marchés. La prochaine réunion des pays membres de l’OPEP aura lieu le 27 Novembre prochain à Vienne.

Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 8.92 millions de barils pour atteindre 370.6 millions la semaine dernière, selon l’Energy Information Administration, soit le plus haut niveau depuis le mois de Juillet dernier, mois du dernier record atteint. Cette envolée des stocks est due à une production qui a augmenté pour la deuxième semaine consécutive à 8.95 millions de barils par jour.

L’Agence Internationale de l’Energie à Paris a précisé dans un rapport que la demande devrait augmenter de 650 000 barils par jour l’année prochaine, soit 250 000 barils de moins que la dernière prévision et ce qui en fait la plus faible croissance depuis 2009.

A l’heure actuelle, le WTI a perdu près de 9.90% au cours des trois dernières semaines pour s’échanger aux alentours des 84$ le baril tandis que sur cette même période, le Brent cède pas moins de 8.5% pour se traiter un peu en dessous de la barre des 90$ par baril. Les pertes auraient pu être plus importantes encore, si Goldman Sachs n’était pas intervenu.

Le métal jaune devrait clôturer pour la deuxième semaine d’affilée en territoire positif, profitant du contexte tendu sur les marchés actions et sur le pétrole notamment. L’or retrouve son statut de matière refuge alors que le ralentissement de la croissance mondiale inquiète les investisseurs. De plus, le manque de catalyseurs positifs ne parvient pas à faire décoller les marchés actions et à dissiper l’inquiétude et la tension persistante sur les marchés. Les investisseurs attendent également de voir l’impact de la fin du QE de la FED, alors que les mesures du président de la BCE, Mario Draghi, peinent à convaincre les opérateurs de marché pour relancer l’économie.

Le maïs progresse pour la troisième semaine d’affilée, et se dirige vers son plus gros gain hebdomadaire depuis le début de l’année, alors que les fortes pluies aux Etats-Unis ont retardé le début des récoltes. Selon les analystes, ces récoltes devraient atteindre de nouveaux records. En effet, les pluies n’ont pas permis au maïs de sécher suffisamment pour être récolté de façon intensive pour le moment, alors qu’un temps plus sec est à prévoir dans le Midwest. Selon le ministère américain de l’agriculture, 24% des récoltes ont seulement été récolté pour le moment, alors que pour cette période l’année, la moyenne sur les cinq dernières années s’établit à 43%. Le blé s’échange à son plus haut niveau au cours des cinq dernières semaines.

Saxo Banque france
www.saxobanque.fr


N°9 - 12H00

US Jobless claims positive results however commodities are down alongside a 9% decrease for Rolls Royce shares

ETX Capital

It was another choppy session overnight in the US after Jobless claims in the States came in at 14 year lows which eased the concern of a weakening US economy and further global deflation. The Dow closed 24 points lower at 16117 and the SP500 0.27 points lower at 1862.

The Euro pulled negatively away from the dollar, off this week’s high of £1.28857. Against the Yen the greenback pulled away from a five week low 105 yen seen on Wednesday. Sterling rose to 1.2567 Euros.

Commodities continue to suffer from Global slowdown and a strong dollar. Brent crude was trading above a four month rout at $86 a barrel whereas Nymex is trading around $82 a barrel. London Copper bounced off six-month lows after the U.S. economy showed signs of strength, but lingering global growth concerns kept a recovery in check as markets await China economic data next week. Gold is trading around $1240.

Within the equity space Rolls Royce is currently trading down nearly 9% after the British Engineer warned that it would not return to growth next year, having previously said that it would, as economic conditions have deteriorated and customers were delaying decisions. Interesting news for the retailers has hit the wires after shares in Marks and Spencer and Sainsbury closed up 4% and 3.4% respectively after market talk of a potential merger between the two companies.

Data today sees the release of Canadian CPI, University of Michigan Consumer Sentiment Survey and US Housing Starts all hit the market at 1.30pm.

David Papier
Market Analyst
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.com


N°8 - 11H00

Les Français ont le moral dans deux chaussettes... au moins

Par Jean-Paul Betbèze.

Depuis 2007, les Français sont toujours autant inquiets. 8 ans ! Leur niveau de vie perçu s’est effondré, sans vraiment remonter. Ils constatent « quand même », mais c’est récent, que les prix augmentent moins vite. Mais ils décident, quand même, de repousser des achats importants et pensent à épargner plus. Cette dynamique est déflationniste.

En même temps, les Français pensent que tout ceci est temporaire : pour eux, l’inflation va...

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N°7 - 10H45

Août 2014 comparé à juillet 2014 : la production dans le secteur de la construction en hausse de 1,5% dans la zone euro.
En hausse de 0,5% dans l’UE28.

En août 2014 par rapport à juillet 2014, la production dans le secteur de la construction, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 1,5% dans la zone euro (ZE18) et de 0,5% dans l’UE28, selon les premières estimations d’Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne. En juillet 2014, la production dans le secteur de la construction avait cru respectivement de 0,3% et 0,4%.

EUROSTAT
ec.europa.eu/eurostat


N°6 - 10H30

Première estimation des agrégats européens basée sur le SEC 2010

Le SEC 2010 augmente le niveau du PIB de l’UE et de la zone euro, les taux de croissance quasiment inchangés.

Ce communiqué de presse ad-hoc est le premier sur le PIB à être basé sur la méthodologie du SEC 2010. Il couvre les changements opérés dans les niveaux et taux de croissance du PIB et met particulièrement l’accent sur l’année 2010, période de référence pour l’analyse détaillée des révisions. Une première estimation basée sur le SEC 2010 des principaux agrégats européens annuels et trimestriels du PIB, ainsi que de ceux des États membres dont les données sont d’ores et déjà disponibles, est accessible sur la base de données ligne d’Eurostat.
Cette adaptation n’est pas seulement européenne, mais est réalisée à l’échelle mondiale. Le SEC 2010 est le pendant européen du SCN 2008, adopté par la Commission statistique des Nations Unies, et déjà en vigueur, entre autres, aux États-Unis, en Australie et au Canada.

Le système européen des comptes 2010 (SEC 2010) fournit un ensemble révisé de concepts, définitions, classifications et règles comptables permettant aux États membres de l’UE de produire des descriptions statistiques cohérentes, comparables et fiables de leurs économies. Pour la plupart des États membres, l’application des lignes directrices du SEC 2010 est complétée par l’intégration d’améliorations statistiques dans leurs données. Bien que ces changements donnent lieu à des modifications du niveau du PIB de la plupart des États membres, l’impact sur les taux de croissance est quasi nul.

À la suite de ces changements, la différence annuelle moyenne entre le niveau du PIB à prix courants selon le SEC 95 et selon le SEC 2010 sur la période 1997-2013 a été de +3,4% tant dans la zone euro2 (ZE18) que dans l’UE282. Aux États-Unis, l’application du SCN 2008, l’homologue méthodologique international du SEC 2010, a entraîné une révision à la hausse de 3,6% du niveau du PIB en 2012.

Taux de croissance du PIB très peu affectés
Alors qu’on note un impact sur les niveaux de PIB, l’effet des changements méthodologiques et statistiques sur les taux de croissance des agrégats UE et zone euro est très faible. Sur la période 1997-2013, la variation des taux de croissance annuel du PIB s’établit aux alentours de +/- 0,1 point de pourcentage tant pour la zone euro que pour l’UE28.

Impact par État membre
L’impact des changements sur le niveau du PIB a été très différent d’un État membre à l’autre. En 2010, les impacts les plus importants ont été relevés à Chypre (+9,5%) ainsi qu’aux Pays-Bas (+7,6%), tandis que des variations relativement minimes voire négatives ont été observées au Luxembourg (+0,2%) et en Lettonie (-0,1%).

Impact des changements méthodologiques et améliorations statistiques sur le niveau du PIB
La variation de niveau du PIB a été due tant par à changements méthodologiques (selon le SEC 2010) qu’à des améliorations statistiques. Sur la base des informations fournies par les États membres, l’effet des différents facteurs sur le PIB de l’UE et de la zone euro a été évalué en utilisant 2010 comme année de référence.
Les changements méthodologiques ont entraîné une révision du niveau du PIB en 2010 de +2,2% pour la zone euro et de +2,3% pour l’UE28. Dans les deux zones, la capitalisation des dépenses de recherche et développement y a contribué à hauteur de +1,9%. Les améliorations statistiques ont révisé le niveau du PIB de +1,3% dans la zone euro et de +1,4% dans l’UE28.
Dans les États membres de l’UE, les plus forts impacts méthodologiques ont été relevés en 2010 pour la Suède (+4,4%) et la Finlande (+4,2%), dont 4,0% dans chacun de ces deux États membres du fait de la recherche et développement. Les impacts méthodologiques les plus faibles ont été reportés par la Bulgarie (+0,4%), la Croatie et Malte (+0,5% chacun), dont respectivement +0,3%, +0,4% et +0,5% du fait de la recherche et développement.
Les impacts les plus élevés issus des améliorations statistiques ont quant à eux été enregistrés à Chypre (+8,4%) ainsi qu’aux Pays-Bas (+5,9%), tandis que des impacts négatifs ont été relevés pour le Luxembourg (-1,4%), la Lettonie (-1,2%), l’Autriche (-0,6%), le Danemark et l’Estonie (-0,2% chacun).

EUROSTAT
http://ec.europa.eu/eurostat


N°5 - 10H00

Accès des entreprises au crédit (Banque de France)

La Banque de France mène une enquête trimestrielle auprès des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment sur leur accès au financement bancaire1. Reposant sur un échantillon de 3 500 PME et 400 ETI, cette enquête permet de connaître la perception des chefs d’entreprise sur leurs demandes, sur les réponses obtenues et sur les conditions d’accès au crédit.

Au troisième trimestre 2014, l’accès des PME au financement bancaire s’améliore.

Au cours du troisième trimestre 2014, la demande de nouveaux crédits de la part des PME (hors TPE) est stable, pour les crédits de trésorerie comme pour les crédits d’investissement.

L’accès au crédit de trésorerie des PME progresse par rapport au deuxième trimestre : 77 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés, après 71 %.

L’accès au crédit d’investissement est encore plus élevé qu’au trimestre précédent : 92 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités, après 89 %.

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N°4 - 9H30

Les marchés temporisent après les bons indicateurs américains de la veille

Marchés actions
Hier, dans un marché volatile, le Cac 40 a terminé la séance à 3 918,62 points, soit un recul de 0,54%. Les principaux indices européens n’ont eux aussi, pas réussi à clôturer en territoire positif. L’aversion pour le risque des investisseurs, notamment lié à l’échec de l’émission obligataire de l’Espagne, pèse lourdement sur l’orientation des marchés. Les marchés asiatiques ont également souffert du manque d’appétit pour le risque des opérateurs de marché. En effet, malgré une ouverture en territoire positif, l’indice Nikkei recule de 0,48% à 14 666,97 points. Le Topix quant à lui a perdu 0,68% à 1 187,38 points. Dans un contexte où les incertitudes sur l’économie mondiale se font de plus en plus ressentir, la bourse de Tokyo affiche une dépréciation de près de 3,8% pour cette semaine. Ce recul n’a pas été franchi depuis le mois d’août.

Les places boursières américaines sont parvenues à terminer la séance d’hier à l’équilibre soutenues par les déclarations des membres de la FED qui ont rappelé qu’une hausse de taux ne devrait pas intervenir avant la mi-2015 et le QE 3 serait prolongé jusqu’en décembre. Charles Williams a affirmé qu’un QE4 serait possible si la situation économique du pays ne s’améliorait pas. Coté indicateurs, 246 000 nouvelles inscriptions au chômage ont été recensées la semaine dernière contre 287 000 il y a deux semaines alors que le marché attendait un rebond. En parallèle, la production industrielle aux Etats-Unis a progressé de 1% au cours du mois dernier lorsque le consensus attendait une hausse de seulement 0,4%. Autre indicateur publié au-dessus des attentes, l’activité industrielle de la Réserve fédérale de Philadelphie qui atteint 20,7 point contre 20 attendus et un précédent de 22,5 point le mois dernier. L’indice NAHB est néanmoins venu ternir ce tableau avec une baisse de 5 points ce mois-ci alors qu’il était à son plus haut depuis 2006 le mois dernier à 59 points. A la veille des 3 sorcières, le S&P a clôturé presque à l‘équilibre à 1 862,76 (+0,01%), le Nasdaq progresse de 0,05% à 4 217,39 points tandis que le Dow Jones recule de 0,15% à 16 117,24 points.

Ce matin, les places boursières ouvrent sans direction, signe que les investisseurs devraient reprendrent leur respiration après une semaine très mouvementée, d'autant plus que la journée est relativement pauvre du côté des indicateurs macroéconomiques.

Forex
Sur le marché des changes ce matin, l’inquiétude des cambistes à propos de la situation de la conjoncture économique mondiale continue de se faire sentir. Dans ce genre de situation, les investisseurs préfèrent, de manière générale, s’intéresser à des devises dites « plus sûres » telles que le dollar ou le yen. Outre-Atlantique, la devise américaine a donc gagné du terrain face à l’ensemble de ses contreparties, portée par les chiffres positifs publiés hier. Les Etats-Unis ont ainsi pu profiter d’une baisse des demandes d’inscriptions au chômage, atteignant un plus bas de 14 ans, ainsi qu’une hausse de la production industrielle à 1%, contre -0,2% précédemment. La progression du dollar restait tout de même ralentie par les propos prononcés les 16 et 17 septembre dernier lors de la réunion du FOMC, attestant que la croissance économique actuelle dans le monde, pourrait nous conduire à une venue plus lente que prévue de la hausse des taux d’intérêts américains.

En Europe, la monnaie unique subit également la situation macroéconomique mondiale, avec une croissance économique au ralenti, et une propagation accrue du virus Ebola. La paire phare du marché des devises évoluait donc ce matin sans grandes variations aux encablures des $1,28 pour un euro, dans l’attente de catalyseurs. Les cambistes pourront suivre aujourd’hui la publication du nombre de mise en chantier aux Etats-Unis, ainsi que l’indice de confiance de l’Université du Michigan.

Outre-Manche, le Cable a hier progressé d’environ 150 pips, confirmant sa tendance haussière entamée mercredi matin. Les bons chiffres américains n’auront donc pas suffit à provoquer un retournement, ce qui amène le cours du Cable à coter autour des $1,6060 pour une livre. Face à la monnaie unique, scénario similaire avec un glissement de 75 pips pour le cross EURGBP, amenant ce matin le cross autour des £0,7965 pour un euro.

En Asie, on ne note que peu d’évolution autour des paires en yen a un moment où la devise nippone devrait profiter du regain d’intérêt des cambistes pour les valeurs refuges. Ainsi, c’est sans grands changements que le cross EURJPY s’échange ce matin, à 135,88 yens pour un euro contre 135,98 yens hier à la même heure. Face au billet vert, le cours de la paire USDJPY reste également atone, cotant à 106,26 yens pour un dollar contre 106,17 yens hier à la même heure.

Matières premières
Sur les marchés des matières premières, le WTI a progressé hier, après s’être échangé brièvement sous la barre symbolique des 80$ pour la première fois depuis Juin 2012. Puis le baril américain a rebondi suite à la déclaration de Goldman Sachs qui a précisé que le marché n’était pas encore saturé par une surproduction, bien que celle-ci devrait se matérialiser si aucune mesure n’est prise. Néanmoins ce rebond ne devrait pas éviter au WTI de se diriger vers une troisième perte hebdomadaire, alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et l’Arabie Saoudite ne semblent vouloir réduire leurs quotas de production.

De leur côté, Bank Of America et BNP Paribas comptent sur l’OPEP pour réduire la production alors que les Etats-Unis voit la leur atteindre le plus haut niveau au cours des 30 dernières années. De plus, le ralentissement de la croissance mondiale n’est pas favorable à la consommation alors que le deuxième plus gros consommateur, à savoir la Chine, mais également l’Europe n’arrive plus à insuffler un nouvel élan à leurs économies respectives. Cependant les investisseurs restent inquiets par cette surproduction, alors que l’Arabie Saoudite et le Koweït ont indiqué que la forte baisse des prix ne justifiait pas encore de revoir la production à la baisse. Rappelons que l’OPEP fourni environ 40% du pétrole mondiale et que ses pays membres ont pompé pas moins de 30,47 millions de barils par jour au mois de Septembre, soit le plus haut niveau depuis Août 2013. La prochaine réunion des pays membres de l’OPEP aura lieu le 27 Novembre prochain à Vienne.

Les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 8.92 millions de barils pour atteindre 370.6 millions la semaine dernière, selon l’Energy Information Administration, soit le plus haut niveau depuis le mois de Juillet dernier, mois du dernier record atteint. Cette envolée des stocks est dûe à une production qui a augmenté pour la deuxième semaine consécutive à 8.95 millions de barils par jour.

L’Agence Internationale de l’Energie à Paris a précisé dans un rapport que la demande devrait augmenter de 650 000 barils par jour l’année prochaine, soit 250 000 barils de moins que la dernière prévision et ce qui en fait la plus faible croissance depuis 2009.

Ce matin vers 08h15, le WTI s’échange aux alentours des 82,85$ le baril soit une progression de 0.18%, tandis que le Brent s’adjuge 0.10% à 85.91$.

Le métal jaune s’échange proche de son plus haut niveau au cours des cinq dernières semaines alors que le ralentissement mondial avec l’Europe en tête, combinée à un calendrier de hausse des taux qui pourrait être repoussé, inquiètent les investisseurs. L’or retrouve son statut de valeur refuge ces derniers jours profitant de la forte chute des marchés actions ainsi que du pétrole. L’or s’échange aux encablures des 1 239.82$ soit une progression de 0.08% ce matin.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°3 - 9H15

Good Morning Finyear Readers!

European shares are trading higher this morning ahead of the eagerly anticipated speech by Fed chief Janet Yellen at the Boston economic conference later this afternoon.
After having come under renewed pressure during yesterday’s trading session stocks managed to stage another impressive turnaround on comments made by Fed member Bullard which ignited new speculations that QE might not come to an end after all in October.
Consequently the above mentioned appearance by Fed chief Yellen is carrying even more importance with traders looking out for hints that not only a rise in interest rates has been put on hold for a much longer time than previously expected but potentially also for clues if the Fed sees a need to act to prevent economic weakness out of the Euro-zone and China spilling over onto the US.
Also of importance but fading a bit in the background at the moment due to most recent stock market turbulences is today’s economic summit in Milan where Asian and European leaders are due to meet. Besides economic issues on the agenda, many are closely watching Russian President Putin who is due to meet other political leaders like German chancellor Merkel and UK premier Cameron to talk about the Ukraine.
Any progress would very much be welcomed as this would enable for the struggling Euro-zone to lift some of the sanctions imposed on Russia.
While overall sentiment remains neutral to negative for now the fact that markets have managed to move off the lows in a major way two days in a row is giving traders some optimism that the lows might be in place for now.
With today being the last trading day of a rather eventful week it will be important that markets remain off their weekly lows otherwise more hefty losses will be likely next week.

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com


N°2 - 9H00

UBS daily roundup - Bullard the bull?

Paul Donovan daily briefing.

• The past week has seen markets seemingly convinced that the economic sky was falling. Perhaps the most unexpected event was US Fed President Bullard talking about a longer period of quantitative policy as a result of weaker inflation expectations.

• Bullard's comments are peculiar because the Fed is not normally concerned about inflation when non-core elements lie behind the shifts; because the US consumer is useless at forecasting inflation (lessening the value of their expectations); and because quantitative policy is already tightening.

• There is almost no economic data to speak of today, unless you count preliminary Michigan consumer sentiment (and it is difficult to get really excited by that) alone. To compensate, we have more central bank speakers than even an economist knows what to do with.

• Haldane of the Bank of England may be of some interest, as market expectations about UK tightening have shifted with the inflation data. There are too many ECB speakers to name, and from the US we have Yellen (speaking on inequality, though there may be some tangential market comments from that).

www.ubs.com/investmentbank


N°1 - 8H00

Chute des bourses : une mauvaise habitude du mois d’octobre

Analyse de Philippe Crevel pour Lorello Ecodata.

1. Pourquoi les bourses n’aiment pas les mois d’octobre

Les bourses connaissent des moments de faiblesse plus ou moins brutaux durant l’automne et tout particulièrement au mois d’octobre. En 1929, en 1987 et en 2008, les krachs boursiers se sont produits au mois d’octobre.

Ces accès de faiblesse s’expliquent par la survenue de facteurs économiques couplés à des arbitrages d’ordre financier. Au début du dernier trimestre de l’année, les investisseurs veulent réaliser leurs plus-values de l’année afin de conforter leurs résultats. Par ailleurs, les données macro-économiques pour l’année en cours et pour l’année suivante ont été affinées permettant d’avoir une vision plus précise de la situation économique. En outre, de nombreuses entreprises communiquent leurs résultats pour celles dont l’exercice se termine au 30 septembre. Il y a donc naturellement une plus grande nervosité à compter du mois d’octobre. Si le contexte économique se dégrade de manière imprévue ou plus fortement que prévu, les investisseurs peuvent opter pour le repli à grande vitesse et enclencher un krach.

2. Quelles sont les menaces qui expliquent la chute des bourses

En 2014, les investisseurs tablaient sur une augmentation de la croissance de l’économie mondiale et sur une amélioration de la situation des pays avancés dont ceux de la zone euro.

La zone euro est certes sortie de la récession en 2013 mais pour entrer dans une phase de stagnation. L’Italie, la France mais aussi les Pays-Bas connaissent une croissance nulle voire négative. L’Espagne, le Portugal et l’Irlande ont renoué avec la croissance mais après plusieurs trimestres de récession sans pour autant avoir les moyens de tirer la croissance européenne.

Jusqu’à maintenant, au sein des pays avancés, trois pays tiraient leur épingle du jeu, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis. L’Allemagne est confrontée de plein fouet au ralentissement économique de ses clients, France, Italie mais aussi Chine. Par ailleurs, l’Allemagne est touchée bien plus que prévue par le conflit en Ukraine.

Le Royaume-Uni a enregistré une baisse de la production industrielle prouvant qu’elle est impactée par le ralentissement continental.

Les Etats-Unis qui avaient connu un deuxième trimestre flamboyant marquent le pas. Les ventes de détail ont reculé en septembre. La faiblesse des augmentations salariales et des gains de productivité constituent des freins à l’expansion.

La Chine est confrontée à un ralentissement plus rapide de sa croissance. Les exportations en destination de l’Europe progressent moins vite qu’auparavant. Les possibilités d’accroissement de la production industrielle de la Chine sont de plus en plus limitées. Par ailleurs, la décision de développer le secteur tertiaire s’accompagne d’une érosion des gains de productivité et donc de la croissance. Par ailleurs, les tensions financières compte tenu de l’endettement des entreprises et des collectivités locales constituent des menaces sérieuses.

L’Amérique Latine connaît également des difficultés. Le Brésil est en stagnation et doit gérer l’entre deux jeux (Mondial et Jeux Olympiques). Plusieurs pays d’Amérique Latine souffrent de la chute des cours des matières premières.

Le ralentissement de l’économie mondiale se traduit par une chute rapide des cours d’autant plus que leur progression depuis 2006 avait favorisé la réalisation de nombreux investissements. Avec le développement du gaz de schiste et du pétrole bitumineux, l’offre de gaz et de pétrole s’est fortement accrue. Les pays producteurs vont devoir se coordonner pour tenter d’éviter une chute du cours du pétrole autour de 80 dollars du baril. Ce qui est vrai pour l’énergie, l’est également pour de nombreuses matières premières comme l’or ou le cuivre.

Les marchés financiers sont également nerveux par l’attente longue du changement de politique monétaire aux Etats-Unis et à titre accessoire de celle du Royaume-Uni. La baisse continue du chômage qui est passée à 5,9 % aux Etats-Unis et à 6 % au Royaume-Uni laisse présager aux investisseurs que les taux pourraient être relevés rapidement ce qui conduit à des arbitrages entre les différents types de placement. Les actions ont profité ces derniers de cette situation. L’annonce d’un ralentissement de l’économie mondiale peut conduire les banques centrales à relever les taux et conduit les investisseurs à changer leur fusil d’épaule.

A ce contexte délicat, il faut ajouter la crise sanitaire provoquée par Ebola qui pourrait pénaliser les secteurs du tourisme et des transports aériens. Elle pourrait freiner les échanges avec l’Afrique qui connaissait une forte croissance depuis plusieurs années.

La crise en Irak et en Syrie tout comme la persistance de la crise en Ukraine ne sont pas non plus des facteurs positifs même si pour le moment la première n’a aucune incidence en ce qui concerne les prix du pétrole.

L’absence d’initiative forte de la part du G20 ou du Conseil européen en ce qui concerne la zone euro constitue également une autre source de pessimisme pour les investisseurs. Pour les mois à venir, il est délicat d’établir des prévisions fiables faute de routes tracées par les pouvoirs publics.

3. Que doivent faire les épargnants ?

Les épargnants français sont faiblement exposés au risque actions. Sur les 1 500 milliards d’euros d’assurance-vie, seulement 15 % sont investis en unités de compte dont une partie est en actions. Moins de 7 millions de Français détiennent un Plan d’Epargne en Actions sur lesquels il y a 100 milliards d’euros. De ce fait, la grande partie de l’épargne des Français n’est pas touchée par la chute des cours. Pour ceux qui ont des actions, ils ne doivent pas céder à la panique et ne pas se précipiter pour vendre. En France, il y a une tendance à acheter en haut de cycle et vendre quand les cours sont bas. Il faut faire l’inverse. La baisse des cours ouvre des opportunités. La valeur des actions françaises est assez faible même si elles avaient progressé de 15 % en 2012 et de 18 % en 2013. Néanmoins, le CAC 40 n’avait pas retrouvé son niveau de 2008. Pour éviter les à-coups de la bourse, les épargnants ont tout intérêt à investir régulièrement.

4. Les cours peuvent-ils encore baisser ?

A défaut d’initiatives publiques, le contexte devrait rester lourd dans les prochaines semaines. Les décisions de la FED sur les taux pourraient éclaircir l’horizon d’ici quelques semaines surtout en ce qui concerne la conjoncture américaine.

Les incertitudes internationales et sanitaires devraient continuer à peser sur les cours.
Par ailleurs, de nombreux experts considèrent que les actions étaient sur certaines places étaient surévaluées de 15 à 20 % pouvant amener un mouvement de correction à la baisse.
En ce qui concerne le CAC 40, une contraction autour de 3 600 / 3 700 points est envisageable au vu du contexte européen et de l’affaiblissement de la croissance mondiale.

Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- BPI France et Banexi Ventures cèdent Quotatis au Groupe Adeo 16/10/2014
- digiSchool annonce le rachat de 3 sites spécialisés dans l’orientation 16/10/2014
- Newrest acquiert 100% de First Catering en Afrique 16/10/2014
- Publicis Groupe annonce l’acquisition de 3|SHARE 16/10/2014
- I-Deal Development accompagne la société Additeam dans son intégration au sein de la société BK Consulting 16/10/2014
- Edenred acquiert Cardtrend et Daripodarki 16/10/2014
- InVivo annonce le rachat du fabricant brésilien de nourriture pour animaux Total Alimentos 16/10/2014
- bluenove lève 1,9 millions de dollars et fusionne avec la startup canadienne Clouds 16/10/2014
- MAZARS Corporate Finance assiste un Family Office lors d’une levée de fonds pour klokers 15/10/2014
- Etude Actionaria – OpinionWay : L’attitude des Français et des investisseurs actifs face au financement des entreprises 15/10/2014

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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Vendredi 17 Octobre 2014
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