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Finyear Eco | 9 mars 2015 (n°7 - 10H45) | L’horizon économique et financier s’obscurcit


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Le quotidien Finyear offre aux investisseurs et aux conseillers professionnels des commentaires et des chiffres.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco | 9 mars 2015 (n°7 - 10H45) | L’horizon économique et financier s’obscurcit
N°7 - 10H45

Briefing hebdomadaire : L’horizon économique et financier s’obscurcit

Par Christopher Dembik, Economiste, Saxo Banque.

Les craintes de survalorisation se précisent en bourse

La possibilité d’une remontée plus tôt que prévu des taux aux Etats-Unis en raison de l’amélioration de l’emploi a jeté un coup de froid sur les marchés financiers en fin de semaine dernière. Il s’agit surtout d’une réaction épidermique puisqu’à ce jour rien n’indique que la FED envisage de relever ses taux avant juin prochain.

Le durcissement monétaire en ligne de mire outre-Atlantique et la valorisation élevée des principaux indices attisent les craintes de correction en bourse. Pour l’instant, il n’y a aucun élément permettant d’anticiper un tel mouvement à court terme mais il parait de plus en plus inévitable. Pour aller vers de nouveaux plus hauts, les indices devront marquer une pause, à l’instar de ce qui s’est produit en octobre dernier.

En dépit des signes encourageants de retour de la croissance en zone euro qui soutiennent pour l’instant la tendance, comme mis en évidence par l’évolution de l’indice de surprise économique de Citigroup, ce n’est certainement pas le meilleur moment pour être acheteur.

La BCE pourrait peiner à trouver des vendeurs de dettes

C’est aujourd’hui que les banques centrales nationales de la zone euro vont commencer les rachats d’actifs privés et publics qui visent, officiellement, à éloigner l’Union de la déflation. Dans les faits, c’est surtout une politique monétaire de dévaluation de la monnaie qui est mise en œuvre.

Il est fort probable que, dans les prochaines semaines, les autorités monétaires ne rencontrent pas de difficulté à trouver des vendeurs sur le marché de la dette. A plus long terme, cela pourrait poser problème. Le montant de rachats envisagé est nettement supérieur à l’ensemble des émissions nettes de titres souverains prévu cette année en zone euro. La BCE et les banques centrales nationales pourraient trouver un soutien du côté des investisseurs non-résidents qui sont réputés plus flexibles mais ils ne constituent pas le contingent le plus significatif de détenteurs de dettes. Il faudra que les banques de second rang fassent preuve de coopération, ce qui n’est pas garanti.

L’euro faible peine à donner un nouveau souffle à la France

Le panorama économique reste très mitigé. Comme l’indiquent le climat des affaires et les récents indicateurs PMI, seul le secteur des services semble bénéficier d’une embellie grâce à une consommation qui reste solide.

Les baisses significatives de l’euro et du pétrole ne paraissent pas enclencher une dynamique économique vertueuse pour le moment, à tel point que la Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance au premier trimestre à 0,3% contre 0,4%.

On ne peut en aucun cas nier que la dépréciation de l’euro permet un gain de compétitivité-prix immédiat. Cependant, cette dépréciation étant très rapide, l’appareil productif n’a pas le temps de s’adapter pour conquérir de nouveaux marchés et embaucher de la main d’œuvre. Une stabilisation du taux de change de l’euro/dollar serait donc salutaire.

La Grèce en embuscade

A ce jour, la Grèce n’est pas un facteur de risque significatif pour la zone euro et pour les marchés financiers. Les discussions en cours ont de fortes chances de s’étaler encore pendant plusieurs mois avant que des points d’accord manifestes n’apparaissent. La présentation de la liste de réformes par Athènes en fin de semaine dernière n’est qu’une première étape.

Le marché fera attention au remboursement le 13 mars prochain de dettes arrivant à échéance. Il s’agit de 336 millions d’euros pour le FMI et de 1,6 milliard d’euros d’obligations émises par le Trésor grec. Certaines voix se font déjà entendre pour plaider en faveur d’une suspension des remboursements le temps des négociations. Il n’y a pas d’urgence, car l’Etat grec a encore les moyens de faire face à ses obligations, le risque de liquidité est très limité dans l’immédiat.

En revanche, toutes les réformes possibles et imaginables n’empêcheront pas l’inévitable, à savoir une nouvelle restructuration de la dette grecque au détriment des Etats européens. C’est la seule solution crédible pour que la Grèce fasse durablement partie de l’Union monétaire.


N°6 - 10H30

Euro Weakens Against Dollar After Strong US Payroll Numbers, Brent Crude Slips Back Below $60

Asian stocks buckled and U.S. stocks closed lower on Friday whilst the S&P 500 declined for a second straight week after the Dollar held firm on Monday after strong U.S. jobs data fanned expectations that the U.S. Federal Reserve may raise interest rates sooner than previously thought. The Dow closed 278 points lower to close the week at 17,856, while the S&P500 lost 29 points to close the week at 2,071.

The Euro fell as low as $1.0822 in early Monday trade and last stood at $1.0850. The Dollar fetched 120.95 Yen, having hit a three-month high of 121.29 Yen. The Aussie was at $0.7710, close to a six-year low of $0.7627 plumbed last month but finding some support after Australian job numbers rose for the ninth straight month in February.

Brent eased 13 cents to $59.60 by 07.22 GMT, after dropping 75 cents in the previous session. It fell 4.6% last week in its biggest decline since the week ended Jan. 9. U.S. crude gained 4 cents at $49.65, after closing down $1.15 on Friday to complete a third week of declines. Gold also fell to a three-month low of $1,164.10 per ounce on Friday. Early on Monday it traded at $1,169.90.

Britain's Serious Fraud Office is calling former traders of Barclays and Deutsche Bank for interviews as part of its investigation of whether the Euribor benchmark interest rate was rigged, the FT reported, citing people familiar with the probe. Both companies share prices were down around 0.5% in early trade, at 263p and 2934p respectively.

David Papier
Market Analyst
ETX Capital, One Broadgate, London EC2M 2QS
www.etxcapital.com


N°5 - 9H00

Les marchés temporisent avant une semaine pauvre en annonces

Marchés actions
Wall Street a souffert vendredi dernier en dépit de bons chiffres sur l’emploi, tandis que les principales places européennes ont clôturé de manière mitigée. En effet, selon les chiffres officiels, le taux de chômage a baissé pour s’établir désormais à 5.5% tandis que le nombre de créations de postes non agricoles est sorti à 295 000 contre 240 000 attendu. Ces données laissent suggérer que la FED pourrait débuter la hausse des taux plus rapidement que prévu, ce qui a provoqué le recul des indices aux Etats-Unis. Ainsi, le Dow Jones cède 1.54% à 17 856.78 points, le S&P500 1.42% à 2 071.26 points et le Nasdaq de 1.11% à 4 927.37 points. En Europe, le CAC 40 a fini proche de la neutralité après avoir grappillé 0.02% à 4 964.35 points, tout comme le Dax qui a progressé de 0.41% à 11 550.97 points tandis que le Footsie britannique a concédé 0.71% à 6 911.80 points.

Dans le sillage des places américaines et des bons chiffres de l’emploi US, la Bourse de Tokyo a reculé de 0.95% pour cette première séance de la semaine. De plus, le PIB nippon au quatrième trimestre 2014 a été corrigé de 2.2% à 1.5%. Les spéculations sur la hausse des taux par la FED vont continuer à peser sur les marchés actions si les chiffres américains continuent d’attester d’une solide reprise économique et en dépit d’un léger ralentissement en ce début d’année.

Les places européennes sont attendues ce matin en légère baisse. Les marchés seront attentifs à la nouvelle réunion des membres de l’Eurogroupe qui doivent se pencher sur l’épineux dossier grec et sur la mise en place des nouvelles réformes. Aujourd’hui débute officiellement le quantitative easing d’un montant de 60 milliards par mois de la BCE.

Rappelons que pour les trois prochaines semaines, Wall Street ouvrira à 14h30 et clôturera à 21h30 en raison du passage à l’heure d’été.

Forex
La monnaie unique européenne corrige à la hausse depuis l’ouverture et cote à près de 9 heures aux encablures des 1.0866 $, soit en hausse de 0.20%. Cependant, vendredi lors de la publication du rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis, l’euro est venu toucher les 1.0837$, un niveau de Septembre 2003, perdant plus de 200 pips suite à l’annonce. En effet, les chiffres de l’emploi ont été largement meilleurs qu’attendus : le taux d’emploi dans le secteur non agricole est ressorti au-dessus des attentes du consensus à 295 000 contre 240 000 et un chiffre de 239 000 précédemment ; par ailleurs, le taux de chômage a encore diminué à 5.5% contre 5.6% attendu et 5.7% le mois dernier. Aujourd’hui peu de statistiques sont attendues, mais l’euro devrait corriger et revenir sur les 1.0850$.

Les paires en yen progressent ce matin, la devise nippone étant pénalisée par la publication du PIB annuel et trimestriel en baisse. Le PIB annuel est ressorti en forte baisse à 1.5% contre 2.2% attendu ; le PIB trimestriel a également chuté à 0.4% contre 0.6% prévu par le consensus d’analystes. Le dollar contre le yen s’échange ce matin à 120.86 yens, soit en hausse de 0.03% depuis l’ouverture. L’euro gagne du terrain face la devise nippone et de son côté s’échange aux alentours des 131.29 yens, soit + 0.22% à près de 9 heures.

Matières premières
Les cours du pétrole ont nettement baissé vendredi victime du renforcement du dollar après la publication des chiffres de l’emploi américain nettement meilleurs qu’attendu.

Le baril de pétrole « light sweet crude » (WTI) pour la livraison avril a perdu près de 2,25% en séance avec un plus bas de 48,88 USD et s’échange ce matin à 49,63 USD. A Londres, le baril de pétrole Brent est repassé sous les 60 USD à 59,60 USD pour la même échéance.

Le renforcement du dollar est la principale cause de cette baisse car les échanges pétroliers s’effectuent tous en USD. Ce dernier est au plus haut depuis 11 ans face à l’euro. Les excellents chiffres de l’emploi aux Etats-Unis semblent être éclipsés par l’idée que la Fédérale Reserve Américaine (FED) va devoir relever ses taux plus tot que prévu.

Sur les fondamentaux du marché, le nombre de puits de pétrole en activité aux Etats Unis est en baisse de 64 unités soit la treizième semaines de baisse consécutif. Les observateurs du marché prévoit une stabilisation de l’offre de pétrole aux alentours du deuxième semestre 2015 et une stabilisation des prix autour de 50/60 USD pour les barils WTI et Brent. Le Koweït, par l’intermédiaire de son ministre de l’énergie, plaide également pour ce scénario.

Sur le marché des métaux précieux, l’or et l’argent ont fortement corrigé suite à la baisse du dollar US avec des niveaux de 1172 USD pour l’once d’or et un plus bas à 1163,20 USD et 15,91 USD sur l’once d’argent.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°4 - 8H45

UBS daily roundup - The Greco-German Groundhog Day

Paul Donovan daily briefing.

• Friday's US employment report was seemingly unaffected by the weather, and has finally convinced markets that the Fed will join other central banks in tightening policy (in the US case, monetary policy) in June. Economists have been convinced of this for some time, of course.

• The Eurogroup of finance ministers meets, with Greece's reform proposals likely to be rejected and therefore no cash to be given. The Greek finance minister is saying wages and salaries will be paid but makes no promises about anything else (like debt holders). The Greek Prime Minister is threatening a referendum.

• Chinese exports in February were far stronger than expected, though impacted by the lunar new year. The figures were more impressive as the strength of the dollar will have reduced the value of exports to Europe and Japan. The data hints at a relatively healthy pace of demand in the rest of the world.

• Japan may be the exception to the "healthy demand" rule, with GDP revised lower for the end of last year, slowing momentum into the start of 2015. Japanese exporters took advantage of the weak yen to increase profit margins not market share, and by doing so have not directly contributed to GDP.

www.ubs.com/investmentbank


N°3 - 8H30

La méthode Coué

Outre les détails techniques de la mise en œuvre opérationnelle du Quantitative Easing de la BCE, M. Draghi a impressionné hier par son optimisme. Il a notamment annoncé le relèvement important des prévisions de croissance économique et d’inflation de la BCE pour les années 2015 à 2017.
Ainsi, la croissance pour cette année, anticipée jusqu’alors à 0,9 %, est relevée à 1,5 %. En revanche, l’inflation devrait être nulle, alors qu’elle devait atteindre 0,5 % selon les prévisions précédentes. Au total, la croissance en volume et en prix est quasiment inchangée, à 1,5 % cette année. La « bascule » de 0,5 % de la croissance, en moins sur les prix et en plus sur les volumes, s’explique par la baisse des cours du pétrole….
C’est en 2016 que la croissance devrait réellement s’accélérer : le volume devrait atteindre 1,9 %, et les prix, 1,5 %. En 2017, la croissance nominale atteindrait quasiment 4 % : 2,1 % en volume, 1,8 % en prix. Les raisons essentielles de cette accélération sont bien connues : les effets du contre choc pétrolier, la baisse de la valeur externe de l’€ comptent beaucoup, et des taux d’intérêt très bas expliquent le phénomène.

Ce relèvement appelle plusieurs remarques :

1/ Naturellement, il est dans le rôle de M. Draghi de se montrer optimiste, de façon à contribuer au redressement économique général de l’Europe. C’est ce que l’on appelle la méthode Coué, qui veut qu’une prophétie s’auto-réalise si elle est suffisamment répétée. Dans le triptyque « liquidité – momentum – évaluation », il y a le passage entre la liquidité et le momentum. Il est essentiel que la liquidité générée dans la sphère financière se transforme en momentum, en croissance économique dans la sphère réelle. Cette transformation de la liquidité en croissance, de la monnaie en PIB, nécessite l’optimisme des décideurs économiques. Cet optimisme, cette notion de psychologie, est la quatrième dimension de l’analyse des marchés, et elle a toujours été essentielle. Sans psychologie favorable, sans optimisme, la liquidité ne se transformera pas en croissance réelle.

2/ La perspective de retrouver une croissance nominale de 4 % a de quoi enchanter. Elle annonce la fin du risque déflationniste, et a de quoi faire rêver ….les politiques français et italiens, à la lecture de ces prévisions établies par la très sérieuse BCE, ne vont pas manquer de les intégrer dans leurs propres prévisions. Le « retour de la croissance » va faciliter le comblement des déficits publics. Cela peut avoir pour effet de réduire les efforts toujours importants que ces pays doivent faire pour améliorer leur compétitivité et « rattraper le train allemand »….

3/Naturellement, le problème de l’Europe actuellement demeure l’€ : nous avons toujours dit que l’€ ne survivrait qu’en se dépréciant, de façon à laisser le temps aux pays à compétitivité insuffisante, de rattraper l’Allemagne, et de se redresser (essentiellement France et Italie, pour résumer). Mais la baisse de l’€ favorise à nouveau l’Allemagne en premier ! L’excèdent de sa balance courante a atteint le record de 7,5 % l’année dernière, malgré un € en moyenne fort, en tout cas au premier semestre. Cela constitue une infraction aux règles de la Commission Européenne…Il suffit d’imaginer un instant que les industriels allemands vendent leurs produits en lire plutôt qu’en Deutsche Mark, pour comprendre l’extraordinaire effet sur les exportations de nos alliés d’Outre Rhin.

4/ Du côté de la sphère financière, si les marchés fonctionnent librement, on devrait assister à un phénomène de forte hausse des taux. Car si, effectivement, la croissance s’affermit, il faut envisager que les taux obligataires remontent à des niveaux cohérents avec la fin du risque déflationniste et avec une croissance nominale de 4 %. Pour faire simple, le niveau des taux pourrait atteindre 3 à 4 % d’ici 18 mois. Or, les taux obligataires sont désormais administrés par les banques centrales, et compressés au minimum possible.…. Si les prévisions de la BCE sont justes, il faut prévoir des taux obligataires entre 3 et 4% d’ici 18 mois.

Investisseurs : Nous sous pondérons au maximum les actions dans les allocations
Spéculateurs : Avec un nouveau sommet, Le Cac40 devrait poursuivre sa hausse vers 5140 points.
Tendances sur les taux et les devises : Les taux américains à 10 ans se redressent, l’€ est passé sous 1,1 $ hier.
Tendances récentes sur les matières premières : Le cours du pétrole Brent reste ferme, au-delà de 60 $ le baril.

Lettre hebdo du 6 mars 2015
Eric Galiègue
www.valquant.fr


N°2 - 8H15

Les mois se suivent et se ressemblent…

CHOLET DUPONT - Stratégie d'Investissement de Vincent Guenzi.

Honnêtement, nous ne nous attendions pas à ce que les marchés actions montent autant et renouvellent leur hausse de janvier. Mais ce que nous pressentions s’est produit : l’apaisement des tensions en Ukraine, le compromis grec, la quête des derniers rendements disponibles sur les produits de taux et enfin le retour des investisseurs actions vers l’Europe.

Comme les marchés l’anticipaient, le Gouvernement grec a cédé à la fermeté et aux exigences européennes. Pouvait-il faire autrement alors que ses réserves fondaient et que ses banques enregistraient des retraits massifs des déposants ? L’aide européenne sera prorogée de quatre mois, sous conditions. Mais le compromis négocié avec Bruxelles risque d’agiter la rue. Les réformes promises seront-elles engagées et le gel des mesures sociales maintenus ? Timeo Danaos et dona ferentes ? L’avenir nous le dira. Nous espérons que l’aventure grecque fera réfléchir les partis politiques eurosceptiques et surtout les électeurs européens amenés à se prononcer cette année.

La France est un autre bénéficiaire de la mansuétude européenne. Elle a obtenu un nouveau délai pour ramener son déficit budgétaire sous les 3% en 2017. Bruxelles obtiendra-t-elle de nouvelles réformes et de nouvelles économies budgétaires en contrepartie ? La destinée de la loi Macron, un peu réduite à la peau de chagrin et adoptée sans vote, montre les limites du réformisme français. Relevons pourtant l’initiative du groupe UMP au Sénat qui serait prêt à proposer son aide au Gouvernement pour l’aider à faire passer une loi Macron revisitée et plus audacieuse. Cette bonne idée restera sans doute lettre morte.

Après la signature des accords de Minsk, l’arrêt des hostilités en Ukraine serait une bonne nouvelle mais la suspension des sanctions économiques infligées à la Russie est loin d’être acquise. Aussi le risque géopolitique ne nous semble pas avoir totalement disparu dans la région.

Grèce, France, Ukraine, trois risques que les marchés ont superbement ignoré grâce à l’amélioration des perspectives en Europe, au discours une fois de plus apaisant de la Présidente de la Banque Centrale américaine et à la mise en place prochaine des achats d’obligations souveraines par la BCE.

Les actions ont progressé, les taux périphériques ont baissé, les obligations privées se sont appréciées. Partout la quête de rendement bat son plein.

Nos investissements et la patience ont été payants. Et maintenant que faire ? Certes la hausse a été très rapide et justifierait pleinement une période de digestion ou une brève correction. Mais, le potentiel de hausse à moyen terme est également renforcé par de meilleures perspectives économiques en Europe et les injections de liquidités des banques centrales. Par ailleurs, en 2015, la croissance des résultats des sociétés européennes devrait dépasser celle des entreprises américaines dont les profits sont déjà au plus haut niveau historique. Enfin, aux Etats-Unis comme en Europe, les niveaux de valorisations ne nous semblent pas encore excessifs et le relèvement des taux de la FED n’est pas pour tout de suite.

Comme annoncé précédemment, nous avons relevé sensiblement nos objectifs de fin d’année pour les indices européens et nous gardons une position Surpondérer à moyen terme sur les actions européennes, asiatiques et américaines. Mais la hausse permanente des cours réduit le potentiel à court terme et nous serions plutôt acheteurs sur les replis, sans doute rapides et modérés, qui pourraient intervenir.

En Europe, l’environnement macro-économique et financier nous semble devoir favoriser les actions allemandes, françaises et italiennes plutôt que les actions anglaises ou espagnoles. En effet, des élections doivent encore intervenir dans ces deux pays.

La hausse s’est accompagnée d’une rotation sectorielle frénétique. Les grandes valeurs à bonne visibilité sont pour l’instant délaissées au profit de titres plus cycliques ou en retard comme les financières. Nous avons donc continué à modifier notre allocation sectorielle à court terme pour bénéficier de cette tendance.

Nous avons relevé à Surpondérer le secteur Automobile qui profitera de la reprise du crédit bancaire et de la consommation allemande. Nous avons remonté à Neutre les secteurs Banques, Produits de Base et Pétrole Nous avons abaissé à Neutre les secteurs Alimentation & Boissons, Technologie, Télécommunications et Tourisme & Loisirs.

Nous avons peu modifié nos choix à moyen terme où nous gardon les valeurs de bonne qualité, offrant un rendement assuré ou des valeurs de consommation discrétionnaire. Nous y avons relevé la Distribution à Surpondérer.

Sur le marché des devises, le dollar s’est bien tenu. Le potentiel de hausse à court terme est faible. Mais la baisse de l’euro à moyen terme n’est sans doute pas terminée et des positions en dollar constituent un rempart contre un retour des inquiétudes en Europe.

Les taux souverains devraient rester orientés à la baisse dans les pays d’Europe du Sud. Nous les préférons aux emprunts allemands ou américains. La recherche de rendement devrait soutenir les obligations privées en Europe, notamment dans le secteur bancaire et les titres à haut rendement. Les obligations convertibles ont fait une belle remontée et nous restons favorables à cette classe d’actif à moyen terme.

Achevé de rédiger le 6 mars 2015


N°1 - 8H00

Les marchés maintiennent une bonne dynamique, l'euro poursuit sa dégringolade

Marchés actions :

Le début de semaine a été relativement calme sur les marchés européens. En effet, les investisseurs se sont montrés prudents avant la réunion très attendue de la BCE. Mario Draghi, le président de la BCE a confirmé hier que le vaste programme de rachats d’actifs étendu aux dettes souveraines, commencera le 9 mars. Cette décision qui a pour but de soutenir l’économie, prendra effet lundi prochain avec un premier rachat qui s’élève à 1 140 milliards d’euros d’actifs. Le fait que la BCE relève ses prévisions de croissance du PIB pour la Zone euro pour l’année 2015 et 2016 constitue un signal très fort. L’optimisme de la BCE a été contagieux sur le moral des marchés et a ainsi permis aux principales places boursières européennes de s'inscrire en hausse pour cette fin de semaine. L’indice phare parisien a profité de l’appétit pour le risque des opérateurs et a rebondi aux encablures des 4 965 points avec en ligne de mire la barre symbolique des 5000 points.

Sur le font des annonces économiques, les opérateurs de marché ont pris connaissance de la contraction de l’activité manufacturière en France. Les mauvaises nouvelles en provenance de la France ont perduré avec la publication du déficit commercial qui affiche une augmentation de 430 millions d’euros pour le mois de janvier par rapport à décembre. Le PIB de la zone euro affiche une croissance pour le quatrième trimestre de +0,3%, soit un chiffre semblable au consensus des analystes. La bonne nouvelle est en provenance de l’Allemagne qui affiche une augmentation de sa production industrielle plus importante que prévu par le consensus (+0,6%).

Du côté des valeurs, on note le retour en fanfare de l’action Peugeot qui réintègre le Cac 40 dès le lundi 23 mars. Pour rappel, suite aux difficultés financières du groupe, l’action avait été délistée le 24/09/2012. Cette nouvelle a suscité un regain d’intérêt de la part des investisseurs et a permis au titre de reprendre des couleurs.

Outre-Atlantique, les marchés américains ont brillé cette semaine par leur manque de conviction. Après avoir atteint des sommets historiques, les indices US se sont finalement repliés en fin de semaine, montrant ainsi le peu d’engagement des investisseurs à rester complètement investi avant la publication du chiffre de l’emploi cet après-midi. Plus en détail, les statistiques américaines ont souvent surpris les investisseurs, à la hausse comme à la baisse. Les revenus personnels des ménages de janvier 2015 ont augmenté de +0,3%, contre un consensus qui tablait sur 0,4%. L'indice ISM manufacturier américain pour le mois de février est ressorti également en-dessous les attentes, à 52,9, contre 53 pour le consensus, et les dépenses de construction US pour le mois de janvier 2015 se sont établies en baisse surprise de -1,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% pour le consensus et +0,4% un mois avant. La semaine avait donc mal commencé, mais l'indice Markit PMI 'flash' américain du segment manufacturier pour le mois de février 2015 est ressorti à 55,1, contre 54 de consensus. Il était de 53,9 fin janvier et également de 53,9 en décembre et a fortement contribué à relancer les marchés en début de semaine.

Dans l’actualité des entreprises, les belles opérations de fusions/acquisitions avec notamment NXP Semiconductors/Freescale, Hewlett-Packard/Aruba Networks ou encore Cardinal Health/Cordis ont également donné du soutien au cours. Rappelons que ces opérations financières de haut de bilan, en plus de soutenir mécaniquement les cours des valeurs cibles, rassurent les investisseurs sur la santé économique. En effet elles sont traditionnellement plus importantes dans des marchés solides et proches des hauts de cycle. Elles nous permettent donc de mieux nous situer dans le cycle économique et nous poussent à investir. C’est à cet instant que le Nasdaq Composite a franchi, pour la première fois depuis le mois de mars 2000, la barre des 5 000 pts.

Le reste de la semaine a été plus mitigée. Les entreprises automobiles américaines (Fiat Chrysler, GM, Ford Motor) ont publié des ventes en février qui ne permettent pas de dégager une tendance claire. Le géant Ford a par exemple annoncé avoir vendu 180 383 véhicules aux Etats-Unis en février, soit une baisse de 1,9% en glissement annuel. Un chiffre bien terne comparé aux ventes US mensuelles du groupe General Motors qui ressortent quant à elles en hausse de 4% en glissement annuel. Autre point, le rapport d'ADP sur l'emploi est également contrasté, avec des créations de postes sous les attentes en février mais une révision en nette hausse pour janvier. Malgré le bon rapport du livre Beige, la tendance haussière ne s’est pas confirmée sur les indices. Le rapport a confirmé que l’économie américaine est restée en croissance avec poursuite de la consommation dans la plupart des régions et des secteurs entre début janvier et mi-février. Le rapport met aussi en exergue des pressions salariales modérées; un signal intéressant montrant que les pressions inflationnistes restent maîtrisées et qui écarte donc toute remontée prématurée des taux.

Au final, cette semaine aura été marquée outre-Atlantique par un retour des publications nettement plus contrastées. Cela n’a rien d’étonnant puisque la situation économique actuelle pousse les analystes à revoir constamment à la hausse bon nombre d’anticipations. On note toutefois qu’avec les nouveaux records atteints, les analystes comme les investisseurs pourraient se montrer désormais beaucoup plus exigeants sur la macroéconomie.

Forex :

La monnaie unique a largement reculé cette semaine face au billet vert pénalisée notamment par la réunion de la Banque centrale américaine. L’euro avait pourtant bénéficié en début de semaine de bonnes nouvelles notamment sur le dossier grec. Le ministre grec des Finances a en effet annoncé qu’il souhaitait une restructuration intelligente de la dette du pays tout en admettant qu’il était impossible de l’effacer. La situation de la Grèce reste néanmoins préoccupante alors que la question de sa dette reste encore à être négociée avec ses créanciers. Aujourd’hui, le président du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a encore rappelé la situtation délicate dans laquelle la Grèce se trouvait avec un gouvernement grec qui souhaite dépenser davantage alors que les rentrées fiscales du pays chutent.

Les indicateurs économiques publiés cette semaine en zone euro n’ont pas réussi à relancer l’euro sur le marché des changes. Le chômage a atteint un plus bas depuis avril 2012 à 11,2% et le risque de déflation semble s’estomper progressivement. Le volume des ventes du commerce de détail corrigé a progressé de 1,1% au mois de février tandis que les indices PMI de Markit indiquent que la zone euro a enregistré sa plus forte croissance depuis sept mois.

Aux Etats-Unis, les résultats sont moins satisfaisants à l’image de la croissance manufacturière qui a touché un plus bas de 13 mois, les dépenses de construction reculent de 1,1% en janvier. En parallèle, l’enquête ADP a fait état de 212 000 créations d’emplois dans le secteur privé au cours du mois dernier alors que les analystes tablaient sur un chiffre proche de 220 000.

L’économie américaine se montre cependant plus robuste que celle de la zone euro et les investisseurs misent sur une forte probabilité que la Réserve fédérale américaine revoit à la hausse ses taux directeurs dans les prochains mois. De son côté, la réunion de jeudi de la Banque centrale européenne a confirmé la poursuite de la politique accommodante de l’institution pour les prochains mois. L’institution débutera son programme de rachat de dettes publiques et privées le 9 mars. Mario Draghi a confirmé que la Banque centrale poursuivra son programme tant que l’inflation ne sera pas relancée au sein de la zone euro alors que ses prévisions d’inflation ont été revues à la baisse pour 2015. Pour ce qui est de la croissance, la BCE a relevé ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016 en zone euro.

Dans ce contexte, la monnaie unique lâche du terrain face au billet vert pour se traiter proche des 1,0969 dollar. Face à la devise britannique, un euro s’échange pour 0,7230 pence.
Les investisseurs attendent désormais la publication des chiffres mensuels sur l’emploi aux Etats-Unis alors que les analystes attendent un ralentissement des nouvelles embauches avec un taux de chômage en baisse à 5,6%.
La devise nippone se négocie pour 120,06 yens face au billet vert et atteint 131,68 yens contre la monnaie unique.

Matières premières :

Au chapitre des matières premières, le baril de Brent évoluait sous les $61 avant la séance américaine sur fond de tensions géopolitiques en Libye et en Irak et des négociations en cours en Iran.

Le contrat d’avril sur le Brent augmentait de 19 centimes à $60.86 le baril mais devrait néanmoins enregistrer une baisse hebdomadaire après un gain de 18% le mois dernier. Le WTI perdait lui 17 centimes à $50.81 le baril et semble se diriger vers une légère hausse hebdomadaire.

Mercredi, les données de l’agence gouvernementale américaine ont montré une hausse des stocks record à 10.3 millions de barils, deux fois plus qu’initialement prévu. Les stocks de brut à Cushing dans l’Oklahoma, le centre de livraison ont augmenté également de 536 000 barils a ajouté l’EIA. Cela montre que malgré tous les arrêts d’activité des plateformes pétrolières, la hausse des stocks ne parvient pas à être enrayée. Rappelons que les raffineries américaines restent confrontées à un mouvement de grève de longue haleine qui pourrait durer jusqu'au printemps. Ce mouvement, qui affecte environ 20% de la capacité de raffinage des Etats-Unis, et la hausse des stocks ont accentué l'écart entre le Brent et le WTI, qui a franchi un pic à 10 dollars le baril hier soir. En Libye, les conditions de sécurité qui s’aggravent ont conduit à la fermeture de 11 champs pétrolifères mercredi. Les analystes gardent un œil sur la production avec l’escalade des tensions. Du côté de la demande, les autorités chinoises ont annoncé jeudi qu'elles tablaient sur une croissance économique d'environ 7% pour 2015, contre une croissance de 7,4% enregistrée en 2014.

Les combats ont dégénéré en Irak au nord-est où les militants de l’État islamique ont mis le feu à des puits de pétrole pour dissuader les miliciens chiites et soldats irakiens d'avancer. Sur le plan des négociations avec l’Iran, tout signe d'un accord durable entre Téhéran et les six puissances mondiales pourrait provoquer un déversement de brut iranien sur le marché. L'Iran a déclaré que les prix n’augmenteraient pas au-delà de 60 dollars le baril jusqu'en 2016 si les sanctions occidentales sur son programme nucléaire étaient levées. Rappelons que cinq pays: la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Turquie continuent d'acheter du pétrole iranien. Mais ils achètent seulement 1 200 000 barils par jour, soit environ la moitié de ce que l'Iran exportait avant la mise en place des sanctions, lorsque plus d'une douzaine de pays se fournissaient en Iran.

Les données positives de l’emploi américain pourraient également faire encore avancer le dollar par rapport aux autres paires de devises. Une appréciation du dollar conduirait techniquement à rendre moins attractif les produits cotés en dollar.

Sur les métaux, l’once d’or évoluait peu ce matin se maintenant en-dessous des $1200. Le métal jaune se dirige vers une cinquième baisse hebdomadaire. Le dollar est sur des sommets de 11 ans et pénalise largement l’once d’or. Les spéculations se tournent vers la Fed qui pourrait bientôt augmenter les taux d’intérêts. Cette mesure pourrait nuire à la demande d’actifs non-productifs. L’once de platine perdait elle 0.23% à $1174.25 .

Saxo Banque France
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Corporate Finance : commentaires du jour

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TAUX D'INTERET LEGAL

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Lundi 9 Mars 2015
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