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Finyear Eco | 12 mars 2015 (n°5 - 11H00) | La production industrielle en baisse de 0,1% dans la zone euro


Économie, marchés, actions, devises, matières premières. Le quotidien Finyear offre aux investisseurs et aux conseillers professionnels des commentaires et des chiffres.




Commentaires et chiffres du jour

Finyear Eco | 12 mars 2015 (n°5 - 11H00) | La production industrielle en baisse de 0,1% dans la zone euro
N°5 - 11H00

La production industrielle en baisse de 0,1% dans la zone euro

Stable dans l’UE28.

En janvier 2015 par rapport à décembre 2014, la production industrielle corrigée des variations saisonnières a reculé de 0,1% dans la zone euro (ZE19) et est restée stable dans l'UE28, selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne.

En décembre 2014, la production industrielle avait progressé respectivement de 0,3% et 0,4%.

EUROSTAT
http://ec.europa.eu/eurostat


N°4 - 9H00

Les marchés européens dopés par la BCE et la baisse de l'euro

Marchés actions
La pression continue de s’accentuer sur Wall Street, alors que de plus en plus d’investisseurs craignent une hausse des taux aux Etats-Unis au mois de Juin prochain. De plus, la force du dollar pourrait avoir un impact non négligeable sur les résultats des entreprises, notamment exportatrices. Le Dow Jones concède 0.16% à 17 635.39 points, le S&P500 de 0.19% à 2 040.24 points et le Nasdaq 0.20% à 4 849.94 points.

Les places européennes ont, au contraire, tiré leur épingle du jeu, profitant notamment des premiers effets du Quantitative Easing de la BCE. A défaut de réellement relancer l’économie en zone euro, ce programme de rachat massif d’un montant de 60 milliards dope les places européennes. Le CAC 40 s’adjuge 2.37% à 4 997.75 points et le Dax 2.66% à 11 805.99 points. Le Footsie ne grappille que 0.28% à 6 721.51 points, plombé par les valeurs minières notamment. En effet, ce secteur fortement représenté dans le Footsie souffre des spéculations sur un ralentissement économique de la Chine.

Ce matin, la Bourse de Tokyo engrange 1.43% à 18 991.11 points pour désormais revenir sur ses plus hauts niveaux depuis 15 ans.

Dans le sillage de la veille, les principales places européennes sont attendues en légère hausse à l’ouverture. On attendra aujourd’hui la production industrielle en zone euro, les ventes aux détails, les stocks des entreprises ainsi que les nouvelles demandes d'allocations-chômage aux Etats-Unis.

Forex
La monnaie unique européenne continue sa forte dépréciation face au dollar américain évoluant ce matin aux encablures des 1.0615$. Sur la journée d’hier, la paire phare du marché des devises se négociait au plus haut aux alentours des 1.0719$ et au plus bas à 1.0511$, cassant le seuil des 1.06$ à la baisse. Les cambistes se maintiennent acheteurs de dollars américains et vendeurs d’euros dans un contexte où d’une part la BCE a comme convenu commencé ses rachats d’actifs Lundi, pénalisant l’euro et d’autre part, la prévision d’une remontée des taux directeurs de la Fed, ceci marquant la différence d’avancée des deux politiques monétaires. Au niveau des statistiques macroéconomiques sont attendues aujourd’hui les annonces suivantes : la production industrielle annuelle en zone euro, prévue à 0.2% contre 0% précédemment. De l’autre côté de l’Atlantique, les investisseurs attendront le chiffre des principales ventes au détail en forte hausse à 0.5% contre -0.9% précédemment, les ventes au détail en hausse également à 0.3% contre -0.8% dernièrement. D’après le consensus des analystes, les demandes d’allocations chômage devraient atteindre un niveau de 305 000 contre 320 000 la semaine dernière. Les statistiques côté américain sont attendues meilleures que précédemment, ce qui devrait pousser le dollar à se renforcer davantage durant la journée.

Les paires en yen évoluent de manière mitigée ce matin. Le dollar contre le yen s’échange ce matin à 121.10 yens, soit en baisse de 0.32% depuis l’ouverture. L’euro gagne du terrain face la devise nippone et de son côté s’échangeant toujours en-dessous du seuil des 130 yens, aux alentours des 128.48 yens, soit + 0.30% à près de 9 heures, porté par un indice des prix à la consommation en hausse à 0.7% contre 0.6% attendu.

Matières premières
Le pétrole est légère hausse ce matin sur les marchés asiatiques après une forte baisse hier suite à la nouvelle augmentation des stocks aux Etats-Unis.

Le baril de « light sweet crude » se négocie à 48,52 usd en hausse de 0,75% sur la ligne de retracement des 23,60% de fibonacci sur une semaine. Le baril de Brent de la mer du nord s’échange à 58,48 usd en hausse de 1,04%. Le support de 58,29 usd et la résistance de 58,97 sont à prendre en compte en intraday.

Le département américain de l’énergie (DOE) a annoncé une hausse des stocks de pétrole brut de 4,5 millions de barils cette semaine portant le total des stocks à 448,9 millions en ligne avec les attentes. La production américaine de brut a franchi un nouveau record à 9,3 millions de barils par jour.

Sur le plan géopolitique, l’Iran et les puissances du conseil du sécurité de l’Onu plus l’Allemagne (groupe 5+1) travaillent sur un accord globale autorisant le nucléaire civil tout en bannissant l’accès à la bombe atomique en échange de la levée des sanctions et des embargos qui pèsent sur son économie.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°3 - 8H45

UBS daily roundup - Prices

Paul Donovan daily briefing.

• Mr Bullard of the Fed thinks that they may be a bit late in raising rates (he will just have to be patient as we see no move before June). Retail sales data from the US today could be of some interest, especially as previous month's data were weak but inconsistent with other indicators (and may be revised).

• The US also provides import price data, which may be a focus in the context of the dollar's move. Oil should boost the headline (month on month). Non-oil prices may be lower but this may not be a direct consequence of the dollar, as exporters to the US are mainly matching US producer price changes.

• In the Asian time zone the Reserve Bank of New Zealand left rates unchanged, while the Bank of Korea cut interest rates 0.25% in an unexpected adjustment.

• The ECB debates ELA assistance for the Greek banks again. Meanwhile the Greek Prime Minister has called for EUR160bn in wartime compensation from Germany (the German response was somewhat terse). Inflation figures come from France, Spain and Germany – the German numbers have surprised to the upside.

www.ubs.com/investmentbank


N°2 - 7H45

Emploi salarié – Résultats du quatrième trimestre 2014

Quasi-stabilité de l’emploi salarié dans les secteurs marchands
Au quatrième trimestre 2014, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles est quasi stable (-1 300 postes, après –59 900 au troisième trimestre 2014). Hors intérim, l’emploi marchand baisse (–25 400, après –37 800 postes au trimestre précédent). Sur un an, 74 000 postes ont été supprimés dans les secteurs principalement marchands (soit –0,5 %).

L’emploi continue de baisser dans l’industrie et dans la construction
Dans l’industrie, l’emploi baisse de 0,3 % (-10 400 postes) au quatrième trimestre. Sur un an, il recule de 37 700 postes (soit -1,2 %).
L’emploi dans la construction diminue plus fortement (–17 700 postes, soit –1,3 %). Sur un an, ce secteur a perdu 49 500 postes (soit –3,5 %).

L’emploi tertiaire marchand se redresse du fait de l’intérim
Les effectifs intérimaires, comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit celui dans lequel ils effectuent leur mission, augmentent ce trimestre (+24 100 postes, soit +4,7 %, après -22 100 au troisième trimestre 2014). L’emploi du secteur tertiaire marchand hors intérim augmente légèrement au quatrième trimestre 2014 (+2 700 postes, après –10 400 le trimestre précédent).

Au total, l’emploi dans le secteur tertiaire marchand augmente (+26 800 postes, soit +0,2 %, après –32 500 au troisième trimestre 2014). Sur un an, l’intérim est quasi stable (+300 postes) et le secteur tertiaire dans son ensemble a créé 13 100 postes (soit +0,1 %).

Lire la suite :
http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=30&date=20150311


N°1 - 7H30

L’irrésistible ascension des actions

Fidelity - Allocation Mensuelle.

Plus que jamais, le scénario qui s’est joué durant le mois de février a conforté notre positionnement en faveur des actifs risqués. Surtout, il a validé les changements de notre allocation tactique du début d’année.

Le meilleur des mondes

Si l’environnement parfait existe, les marchés s’en sont rapprochés en février. La hausse de 6,3% enregistrée par le MSCI World sur la période, parle d’elle-même. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle intervient après un premier bond de 5,6% en janvier ! En grande partie, les raisons de cette irrésistible hausse des marchés actions tient à l’alignement idéal de facteurs de soutien à la zone euro. Après le quantitative easing de la BCE en janvier, la décrue des cours du pétrole et de l’euro ces derniers mois, agit à présent comme un accélérateur de particules économiques en Europe. Au point que, la Commission européenne a revu au début du mois ses prévisions de croissance à la hausse. Celle-ci devrait être de 1,3% en 2015 et de 1,9% l’an prochain - contre 1,1% et 1,7% initialement anticipés. Certes, la zone euro est encore loin de filer la parfaite croissance comme les États-Unis. Mais désormais palpable, la reprise permet enfin de croire en des jours meilleurs, d’autant que cette alchimie – providentielle - devrait aller crescendo dans les mois qui viennent.

Du temps au taux

Parallèlement, ce contexte idyllique tient aussi à un environnement de taux porteur. Un paradoxe si l’on sait qu’au début d’année, le principal risque sur les marchés tenait à la remontée programmée des taux américains. Loin d’être enterrée, la délicate manoeuvre de la Réserve fédérale a été reportée une première fois à fin juin, puis à septembre. Préconisant toujours plus de patience à des marchés qui n’en demandent pas mieux, sa présidente Janet Yellen pointe du doigt le faible rythme de croissance dans le reste du monde. Laisser du temps avant une remontée des taux préserve, de fait, les marchés d’une phase de volatilité (accrue) inéluctable lorsque la Fed passera à l’acte. De quoi convaincre définitivement les investisseurs – même les plus dubitatifs - de profiter tant qu’il en est encore temps des courants exceptionnellement porteurs sur les marchés actions à commencer par ceux des économies en redressement et bénéficiant de politiques monétaires accommodantes (Europe et Japon).

ACTIONS : Surpondération plus que jamais d’actualité

Rarement – voire jamais - les marchés actions n’ont connu un début d’année aussi faste. Sur deux mois, les indices mondiaux affichent désormais des performances qui s’apparentent habituellement à celles enregistrées sur une année pleine. Logiquement, cette hausse nous semble trop rapide et ce rythme effréné difficilement tenable sur la durée. De fait, une phase de consolidation serait salutaire afin de permettre aux marchés de reprendre leur souffle.
Pour autant, les fondamentaux économiques n’en restent pas moins porteurs. La croissance solide aux Etats-Unis et les perspectives encourageantes en Europe laissent entendre que l’embellie conjoncturelle pourrait être amenée à se généraliser. Cet environnement conforte donc notre position en faveur des actions sur lesquelles nous demeurons surpondérés.
Au sein de cette classe d’actifs, nous maintenons les mêmes recommandations que le mois dernier sur les différentes zones géographiques. En attendant des signes plus probants de reprise en Europe, nous demeurons « neutre » sur la zone euro.

OBLIGATIONS : Redémarrage du haut rendement

Malgré la perspective d’une remontée des taux américains, l’environnement obligataire reste porteur. Le lancement opérationnel du quantitative easing a une nouvelle fois poussé le 10 ans allemand vers de nouveaux plus bas historiques sur le mois écoulé. Parallèlement, aux États-Unis, la Réserve fédérale a encore reporté l’échéance d’une normalisation de sa politique monétaire. Après avoir été repoussée à fin juin en tout début d’année, la remontée des taux n’est désormais pas prévue avant septembre. Dans l’ensemble, le contexte est resté identique à celui de janvier ne suscitant pas de changements de recommandation (« neutre ») de notre part. Il est toutefois intéressant de noter un redémarrage du high yield sur lequel nous demeurons surpondérés aux dépens de l’investment grade.

MATIERES PREMIERES : « Neutre » de circonstance

A l’instar des actions, les matières premières profitent d’un bon début d’année. Sur le fond, ce rebond tient essentiellement à la remontée des cours du pétrole qui, après avoir touché un point bas sous les 47 dollars le baril (pour le Brent) en janvier, ont rebondi le mois dernier pour trouver un point équilibre autour des 60 dollars. Par ailleurs, cette tendance est soutenue par la reprise en Europe et, au-delà, l’idée que la croissance pourrait à terme se généraliser à l’échelle mondiale. Cet environnement valide notre positionnement « neutre » sur ce compartiment.

La vision de nos experts obligataires au 28.02.15

Emprunts d'État et duration

Nous pensons que les performances des emprunts d'État feront du surplace au cours des 12 prochains mois car les rendements restent ancrés par les politiques monétaires, alors que la baisse des prix des matières premières continue à peser sur l'inflation. Les banquiers centraux ont adopté une position beaucoup plus ferme face à la tendance déflationniste et ont assoupli les conditions financières en abaissant les taux, en rachetant des actifs et en dépréciant certaines devises. Leur capacité à inverser la tendance baissière des prix et à relancer la croissance reste incertaine, et ce facteur sera précisément le principal déterminant de l'évolution des marchés financiers en 2015.

États-Unis : On observe enfin une hausse modeste des salaires et une poursuite des tendances positives sur le marché du travail ; néanmoins les travailleurs préfèrent économiser le « revenu supplémentaire » induit par la baisse des prix du pétrole. Les anticipations du marché ont évolué, la première hausse des taux étant désormais prévue pour le 3ème trimestre 2015. Nous prévoyons une remontée modeste des rendements, un peu plus marquée que les quelques 20 pb anticipés par le marché sur les 12 prochains mois. Même si la Fed risque de surprendre le marché en relevant les taux plus tôt que prévu actuellement par la courbe des taux, les investisseurs étrangers resteront attirés - en valeur relative- par les actifs américains. Trois raisons à cela : le niveau quasi-nul, voire négatif, des taux à l'échelle mondiale, la persistance des tendances déflationnistes et la propension des banques centrales à assouplir encore les conditions financières. Ce soutien des investisseurs étrangers empêchera la matérialisation de dégagements massifs et permettra de contenir les taux américains pendant quelque temps.

Europe : Les investisseurs se sont positionnés en anticipation du programme d'achat d'actifs de la BCE annoncé en fin de mois, entraînant ainsi une baisse des taux européens et un resserrement des spreads périphériques.
Le programme de la BCE va entraîner le déplacement d'une part importante de la base d'investisseurs existante, en particulier en Allemagne, et les opérateurs se ruent sur les actifs offrant des rendements plus élevés, tant en Europe qu'à l'échelle mondiale. Les rendements obligataires devraient rester à leurs niveaux actuels jusqu'en fin d'année, le marché bénéficiant du soutien solide des facteurs techniques.

Credit Investment Grade

Le programme QE de la BCE sera l'un des principaux facteurs techniques des obligations Investment Grade (IG) en 2015. Évincés du marché des emprunts d'État européens mais toujours en quête de rendement, les investisseurs vont se tourner vers les titres de crédit de moindre qualité et donner une dimension encore plus mondiale à leur positionnement, soutenant ainsi la demande en obligations IG. La classe d'actifs devrait selon nous générer une performance modeste, proportionnée à celle des opportunités de portage disponibles. Les spreads européens devraient encore se comprimer en raison de l'amélioration des fondamentaux du crédit et d'une configuration technique positive. En revanche, les spreads en USD sont confrontés à une dégradation des tendances du crédit.

États-Unis : Les fondamentaux du crédit Investment Grade américain continuent à se détériorer, notamment sous l'effet des pressions des actionnaires pour que les entreprises se réendettent et les rémunèrent davantage. Pour l'heure, la santé des entreprises est encore bonne, malgré l'arrivée à maturité évidente du cycle de crédit. Le risque de LBO du crédit Investment Grade semble contenu, même si l'activité de fusions-acquisitions a nettement repris, tout comme les risques qui l'accompagnent.

Europe : Le cycle de crédit des entreprises européennes évolue et malgré l'augmentation progressive du levier par rapport aux bénéfices, les niveaux de couverture des intérêts restent élevés par rapport à leur moyenne historique, rendant ainsi le poids de la dette soutenable. La faiblesse des taux consolide cette dynamique. Les spreads des obligations IG européennes n'évoluent plus de concert avec les spreads des titres en USD depuis la mi-2014, en réaction au programme de la BCE et à la détérioration des fondamentaux du crédit américain. Si les spreads en euros semblent faibles en valeur absolue, ils paraissent élevés en rapport avec le rendement total des obligations d'entreprises. Le marché est donc intéressant pour les investisseurs en euros. Aux niveaux actuels, nous pensons que le marché sous-estime le soutien technique prononcé du QE de la BCE sur le crédit IG en euros. Les taux étant susceptibles de passer en territoire négatif, les spreads pourraient encore diminuer car les investisseurs en quête de rendement vont se tourner vers les titres obligataires de moindre qualité générant des rendements plus élevés.

Dette émergente

Les obligations des marchés émergents (ME) offriront, selon nous, le meilleur potentiel de performance en 2015, grâce au soutien des politiques des banques centrales et à l’assouplissement continu des conditions financières. Elles devraient générer une performance annuelle proche de 5 %, avec un potentiel de valorisation du capital. Les segments de la dette émergente souveraine et privée « hard currency » sont nos préférés.

Obligations émergentes « hard currency » : les soldes budgétaires des pays s'améliorent, car les gouvernements profitent autant que possible de la baisse des prix du pétrole et de la faiblesse des taux pour réduire les subventions et renforcer leur profil de dette. La correction des prix du pétrole va commencer à se répercuter sur la consommation et contribuer aux taux de croissance des économies. Les spreads sont plus attractifs en raison des fondamentaux et de risques événementiels potentiellement positifs à l'horizon.

L'appréciation du dollar a fortement pesé sur la dette émergente en devise locale en 2014. Les investisseurs en quête de rendement se sont rués sur cette classe d'actifs. La dette émergente en devise locale offre désormais un rendement inférieur à celui des titres émergents en « hard currency » (pour la première fois depuis 2009), malgré son exposition à la volatilité des devises émergentes. Les valorisations ne sont plus aussi attractives. Nous recommandons donc des expositions à plus court terme. Cette classe d'actifs est par ailleurs la plus sensible à un nouveau ralentissement de la croissance des pays émergents, et reste vulnérable aux décisions des agences de notation, en particulier pour les pays plus fragiles (Russie, Brésil).

Compte tenu de la quête de rendement - déclenchée par les politiques monétaires très accommodantes -, et du rebond des revenus dans le sillage de la baisse des prix du pétrole, les obligations d'entreprises des marchés émergents sont plus attractives que les autres titres de l'univers obligataire émergent, en particulier en substitut aux emprunts d'État, qui offrent des rendements plus faibles. Les entreprises exportatrices bénéficieront de la remontée de la demande mondiale que nous prévoyons prochainement qui, à son tour, devrait entraîner une amélioration de leur profil de crédit et une compression de leurs spreads.

Obligations indexées sur l'inflation

Au cours du mois écoulé, compte tenu de la stabilisation des prix du pétrole, le marché n'a pas hésité à faire remonter les taux des obligations indexées sur l'inflation. Néanmoins, nous sommes encore loin des niveaux atteints avant la correction du pétrole. Le faible niveau des valorisations et la configuration technique favorable devraient permettre aux obligations indexées sur l'inflation de surperformer les obligations nominales en Europe et aux États-Unis.

États-Unis : Aux États-Unis, la reprise sur le marché de l'emploi bat son plein et nous commençons à observer les premiers signes de tensions sur l'offre de travail. Dans le sillage de la baisse des prix du pétrole, le revenu disponible a fortement augmenté ces derniers temps et dopé la consommation privée et les indicateurs de confiance. Ces deux facteurs devraient persister à court terme et finir par entraîner une hausse des prix dans le secteur des services, compensant partiellement l'impact de l'appréciation du dollar sur les prix des biens essentiels. Les dynamiques de l'offre de pétrole laissent à penser que les prix vont se stabiliser et rester proches de leurs niveaux actuels, incitant ainsi la Réserve fédérale à faire preuve d'une prudence excessive. Deux facteurs qui inciteront probablement les investisseurs à se focaliser sur les pressions salariales et le risque accru d'inflation, et qui devraient entraîner des prises de positions sur les TIPS, auxquels les intervenants de marché ont récemment allégé leur exposition.

Zone euro : Le marché des titres indexés à l'inflation en euros offre de nombreuses opportunités ; il suffit que l'inflation de la zone euro atteigne seulement 1 % pour que les titres indexés en euros soient « dans la monnaie ». Ces derniers faisant désormais partie de la liste des actifs visés par la BCE, la classe d'actifs tout entière a le potentiel d'enregistrer au minimum une performance similaire à celle des obligations nominales, grâce à des valorisations peu élevées, au renforcement de leurs fondamentaux et à leur profil rendement/risque asymétrique. Il convient toutefois de ne pas oublier les risques liés à l'augmentation potentiellement importante de l'offre de papiers et de concentration excessive des positionnements.

Dette à haut rendement

Nous tablons sur une progression de la classe d'actifs, avec des performances aux alentours de 5 %, sous l'impulsion notamment des coupons États-Unis : Les obligations high yield américaines se sont inscrites en forte hausse, notamment les plus faiblement notées, grâce à l'amélioration des facteurs techniques, à la politique accommodante de la Fed et au rebond des marchés mondiaux du crédit. Elles conservent néanmoins du potentiel car les spreads ne sont pas encore aussi resserrés qu'en mai dernier. C'est surtout le cas sur les segments de faible qualité qui sous-performent les titres assortis d'une signature de meilleure qualité. Nous tablons sur une poursuite de la compression entre les spreads des titres B et BB. Les fondamentaux des entreprises sont robustes, les flux ont repris et les rendements sont attractifs par rapport aux autres classes d'actifs obligataires. Au niveau des fondamentaux, la situation est positive avec notamment une poursuite du désendettement.

Europe : Dans l'attente des mesures de la BCE, les investisseurs - détenteurs de 1 500 milliards d'emprunts d'État générant un rendement négatif -continuent à se replier vers des titres plus risqués en quête de rendements plus élevés.
Les fondamentaux des entreprises russes restent solides mais des sanctions supplémentaires et un ralentissement économique prolongé pourraient peser sur leurs perspectives d'activité. Selon nous, les risques majeurs seraient une nouvelle escalade des tensions géopolitiques, une nouvelle série de sanctions et la possibilité (encore faible pour le moment) de contrôles des capitaux.

Asie : L'assouplissement de la politique de la Banque centrale chinoise, intervenu en fin de mois, a soutenu le crédit en Asie. Il s'agit de la seconde baisse du taux de base à 3 mois, seulement 20 jours après celle du ratio des réserves obligatoires. La publication d'un indice PMI flash plus élevé que prévu a aussi soutenu le sentiment des investisseurs.
Les flux d'investissement dans le crédit asiatique restent robustes, du fait d'un rendement plus élevé que sur les marchés développés. Compte tenu de la stabilité des fondamentaux, les taux de défaut devraient toutefois rester bas, et les banques centrales nationales devraient conserver des politiques monétaires accommodantes. Des risques idiosyncratiques commencent à apparaître. Les coupons resteront le principal moteur des performances en 2015 et les spreads fournissent une protection convenable en matière de valorisation.



Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- Carenity.com finalise un nouveau tour de table de 715,000 € auprès de ses investisseurs historiques 11/03/2015
- PSB Industries finalise l’acquisition de Plastibell 11/03/2015
- Xotelia réalise une levée de fonds auprès de Newfund et d’investisseurs privés 11/03/2015
- Prodware cède son activité Sage ERP X3 en France 11/03/2015
- Alkemics lève 5 M€ auprès d’Index Ventures et Partech Ventures 11/03/2015
- Edmond de Rothschild Investment Partners investit dans Eurogiciel 10/03/2015
- Equistone signe l’acquisition d’Averys auprès de LBO France 10/03/2015
- Sleti passe dans le giron du belge Cockerill Maintenance Ingenierie 10/03/2015
- Le Groupe SVP se développe à l’international avec l’acquisition du Groupe Versalys au Canada 10/03/2015
- Le Groupe Studia cède SBC 10/03/2015

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TAUX D'INTERET LEGAL

L'ordonnance du 20 août 2014 (n°2014-947) a introduit deux taux différents, l'un s'appliquant aux créanciers personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels, l'autre "pour tous les autres cas".

Le gouvernement a également instauré un calcul semestriel du taux légal calculé "en fonction du taux directeur de la Banque centrale européenne sur les opérations principales de refinancement et des taux pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement".

Comme prévu par l'article 2 de l'ordonnance du 20 août 2014, les deux nouveaux taux ont été fixés par arrêté pour leur entrée en vigueur dès le 1er janvier 2015.

L'arrêté du 23 décembre 2014 publié au JO le 27 décembre 2014 indique ainsi que :
"Pour le premier semestre 2015, le taux de l'intérêt légal est fixé :
1° Pour les créances des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels : à 4,06% ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,93%."


Rappelons que :
- En 2014, il était de 0,04%
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


INFORMATIONS LÉGALES

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Jeudi 12 Mars 2015
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