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FY Daily Briefings - 24 septembre 2014 (n°8 - 17H30) | Dans la zone euro, l’Allemagne ne peut pas faire durablement bande à part


Daily Briefings by Finyear. Économie, marchés, actions, devises, matières premières, deals du jour : Finyear, votre quotidien de l'exercice financier, vous offre, dès le matin et tout au long de la journée, des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel.




Marchés, actions, forex, matières premières : commentaires du jour

FY Daily Briefings - 24 septembre 2014 (n°8 - 17H30) | Dans la zone euro, l’Allemagne ne peut pas faire durablement bande à part
N°8 - 17H30

Dans la zone euro, l’Allemagne ne peut pas faire durablement bande à part

La publication en baisse de l’indice IFO conforte les inquiétudes à propos de l’économie allemande. En raison de l’atténuation du risque géopolitique en Europe de l’Est, il sera toutefois difficile d’expliquer de nouveau cette contre-performance par les évènements en Ukraine.

Il faut voir dans cette baisse du climat des affaires en l’Allemagne les conséquences de la transition en cours d’une économie tournée essentiellement vers les exportations à une économie davantage basée sur la consommation intérieure, et bien sûr l’impact direct de l’atonie de l’activité dans la plupart des pays de la zone euro. Il parait évident que la première économie de l’Union monétaire ne pouvait pas rester durablement à l’écart des turpitudes de ses principaux partenaires commerciaux. On peut redouter que le deuxième semestre pour l’Allemagne réserve de nouvelles mauvaises surprises, avec une croissance qui devrait ralentir significativement par rapport au début d’année.

Les marchés boursiers ont une nouvelle fois été très réceptifs à cette annonce. On constate depuis la rentrée de septembre que la conjonction d’indicateurs économiques déprimants et de questionnements sur la pérennité de la hausse sur les marchés financiers pèsent sur les indices. Pour preuve, le Dax a cassé ce matin le niveau de support crucial des 9600 points tandis que le CAC 40 pourrait accélérer encore plus son repli dans les prochaines séances vers les 4330 points voire les 4270 points.

Les mécanismes de marché jouent pleinement en cette période : la chute des indices américains entraine la baisse de l’Asie et, dans la foulée, des places boursières européennes. On peut anticiper sans trop de risques une poursuite du repli durant tout l’automne, sous l’effet des inquiétudes macroéconomiques, avant le traditionnel rallye de fin d’année.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


N°6 - 11H15

Mesures d'exception pour l'emploi (CGPME)

On compte en France près de 16 millions d’emplois dans le secteur marchand. Et chaque année plus de 100 000 actifs font leur entrée sur le marché du travail. Stabiliser le chômage exigerait a minima la création de 100 000 emplois par an. L’absence de croissance rend cet objectif inatteignable à court terme. Au contraire, notre pays s’enfonce, mois après mois, dans un chômage de masse frisant le chiffre record de 3,5 millions de demandeurs d’emplois sans activité.

Face à cette situation, dont les causes sont multiples, le gouvernement a pris conscience du rôle central des entreprises dans la création de richesses et d’emplois. Le CICE puis le Pacte de Responsabilité visent ainsi à alléger le coût du travail pour redonner davantage de compétitivité à notre tissu économique.

Mais il faut se rendre à l’évidence, et la CGPME le répète inlassablement, ses effets demanderont un certain temps. Avant de recréer des emplois, les entreprises doivent reconstituer leurs marges pour être en capacité d’investir. Un chef d’entreprise de PME ne se lance dans la création d’emploi que si son carnet de commandes le lui permet et s’il estime que son environnement est favorable.

Et pourtant il y a urgence.

A situation exceptionnelle, mesures d’exception, c’est le sens des propositions d’application immédiate que formule aujourd’hui la CGPME pour permettre tout à la fois de maintenir les emplois en assouplissant les conditions de renouvellement des CDD ou des contrats d’intérim, de lever les réticences des PME qui hésitent à se lancer dans la création d’emplois, de favoriser la reconversion des demandeurs d’emplois vers les offres d’emplois non pourvues, d’ouvrir le marché du travail aux jeunes, de le fluidifier pour les seniors.
Ces mesures favoriseraient la création et le maintien dans l’emploi. Il est évident qu’elles ne sauraient se substituer à des réformes structurelles comme la réforme tant attendue d’un Code du travail qui s’est épaissi de plus d’1 page par semaine entre 2012 et 2014 !

PROPOSITIONS DE LA CGPME

MAINTENIR LES EMPLOIS

Allonger la durée maximale des CDD
1) Permettre l'allongement de la durée maximale des CDD (renouvellement compris) à 30 mois.

Optimiser les facultés d’accès ou de maintien dans l’emploi offertes par l’intérim pour les jeunes ou les seniors.
2) Supprimer le délai de carence pour les jeunes en mission d’intérim pour une durée supérieure à 15 jours, tout en conservant une durée maximale d’enchainement des contrats de travail temporaire.
3) Abandonner le principe de limitation de la durée des missions d’intérim pour les seniors en recherche d’emploi depuis une longue durée.

Accompagner la mobilité professionnelle.
4) Mettre en place un crédit relais à taux zéro et supprimer les pénalités de remboursement anticipé en cas de mobilité professionnelle.

INCITER A LA CRÉATION D’EMPLOIS

Mettre en place dans les PME une nouvelle forme de CDI baptisée "Contrat de Croissance"
5) Lever les réticences des employeurs à embaucher en liant le maintien du nouvel emploi à des objectifs contractuels de maintien ou de progression de l’activité économique de l’entreprise.

Favoriser l’emploi des jeunes et des seniors
6) Remettre en vigueur l’exonération de charges pour tout emploi supplémentaire dans les TPE en la réorientant vers les jeunes et les seniors.
7) Garantir l’embauche en CDI à l’issue de la formation en apprentissage

Favoriser les "primo accédants à l’emploi"
8) Elargir le quota réservé aux alternants dans les entreprises de plus de 250 salariés aux primo accédants à l’emploi.

Prendre des mesures ciblées sur les offres d’emplois non pourvues
9) Mettre en place une prime forfaitaire spécifique de 1200 € versée aux salariés à l’issue de la période d’essai pour toute reprise d’un emploi en CDI ayant fait l’objet d’une offre régulièrement déposée à Pôle Emploi depuis plus d’un an.
10) Autoriser les OPCA susceptibles de détenir des offres d’emploi, à prescrire des POE à des demandeurs d’emplois sélectionnés par Pôle Emploi.

MAINTENIR LES EMPLOIS

Allonger la durée maximale des CDD

Les patrons de PME manquent de visibilité pour l’année 2014.
Dès lors certaines entreprises peuvent être réticentes à transformer des CDD en CDI, se privant ainsi de compétences venant grossir les rangs des demandeurs d’emplois. Face à cette situation une mesure forte et immédiate pour sauvegarder l’emploi s’impose.
La CGPME réclame la possibilité :
- de porter la durée maximale – renouvellement compris – des contrats à durée déterminée (conclus sur une longue période de date à date) en cours au 1er septembre 2014, à 30 mois au lieu de 18 actuellement (sauf cas particuliers).

Optimiser les facultés d’accès ou de maintien dans l’emploi offertes par l’intérim pour les jeunes et les seniors

L’intérim constitue souvent, notamment pour les jeunes, par définition peu expérimentés, un sas vers l’emploi. Or la règlementation actuelle empêche un jeune d’enchainer plusieurs missions d’intérim d’une durée supérieure à 15 jours chez un même employeur et lui impose un délai de carence, le contraignant bien souvent, selon le PRISME, à s’inscrire à Pôle Emploi alors même que sa mission pourrait être prolongée.
De même, la durée des missions d’intérim des seniors est limitée alors même que l’intérim est, pour certains chômeurs de longue durée l’aboutissement d’un long combat pour retrouver une activité salariée et reprendre pied dans le monde de l’entreprise.
- La CGPME préconise, pour les jeunes, la suppression du délai de carence pour les missions d’intérim d’une durée supérieure à 15 jours, tout en conservant une durée maximale d’enchainement des contrats de travail temporaire.
- La CGPME recommande également d’abandonner le principe de limitation de la durée des missions d’intérim pour les seniors en recherche d’emploi depuis une longue durée.

Accompagner la mobilité professionnelle

Il est fréquent qu’un demandeur d’emploi ou une personne victime d’un plan social se voie proposer un emploi distant de son domicile actuel. Au-delà des difficultés familiales se pose alors le problème du logement. Un des obstacles à la mobilité professionnelle vient ainsi souvent du fait de posséder sa résidence principale et de se trouver confronté à des difficultés d’achat/revente. Dès lors, il convient, en cas de mobilité professionnelle, de mettre en place des solutions pour éviter les surcoûts liés aux crédits relais.
- La CGPME milite en faveur de la mise en place d’un crédit relais à taux zéro et de l’absence de pénalités de remboursement anticipé, en cas de mobilité professionnelle. Un tel dispositif pourrait être mis en place avec le concours du monde bancaire.

INCITER A LA CRÉATION D’EMPLOIS

Mettre en place dans les PME une nouvelle forme de CDI baptisée contrat de croissance

De nombreux chefs d’entreprise de PME/TPE renoncent à embaucher car ils craignent une contraction future de leur activité et redoutent, en raison d’une législation sociale lourde et inadaptée, de ne pouvoir en tenir compte dans la gestion de leurs effectifs, risquant ainsi de mettre en péril leur entreprise.
- La CGPME propose la mise en place d’une nouvelle forme de contrat de travail "le contrat de croissance". Ce contrat à durée indéterminée (CDI) serait basé sur des objectifs collectifs liés à des indicateurs économiques annuels prédéterminés, de maintien ou de progression de l’activité économique de l’entreprise. La non atteinte de ces objectifs globaux pendant une période elle aussi prédéterminée qui, pourrait, par exemple être de 3 ans, motiverait la rupture éventuelle du contrat de travail des personnes embauchées dans le cadre de ce dispositif, et ce afin de prendre en compte l’évolution de l’activité économique réelle de l’entreprise.

Remettre en vigueur l’exonération de charges pour tout emploi supplémentaire dans les TPE en la réorientant vers les jeunes et les seniors

Le gouvernement avait instauré, dans le cadre du plan de relance de fin 2008, une exonération de charges pour tout nouvel emploi créé dans les entreprises de moins de 11 salariés (TPE). Cette mesure, supprimée en juin 2010, a permis de créer près de 1 million d'emplois, les TPE étant la seule catégorie d'entreprises dans laquelle l'emploi a continué à progresser durant cette période.

La dégradation continue de l'emploi des jeunes exige, en complément des incitations à l'alternance, une mesure forte incitant les entreprises à se tourner vers une catégorie sociale si importante pour l'avenir de notre pays. De même, le maintien dans l'emploi des seniors, qui a déjà fait l'objet de mesures coercitives, passe aujourd'hui par un accompagnement sous la forme d'une incitation auprès des plus petites entreprises. La Confédération souhaite donc une mesure simple et efficace d'application immédiate avec un retour sur investissement profitable à l'ensemble de la Nation.
- La CGPME juge utile la remise en vigueur du dispositif d'exonération de charges pour tout nouvel emploi dans les TPE, sous condition que ce nouvel emploi soit pourvu par un jeune de moins de 30 ans ou un senior de plus de 50 ans.

Garantir l’embauche en CDI à l’issue de la formation en apprentissage

De nombreux chefs d’entreprise, notamment dans l’artisanat font l’effort de former des jeunes en apprentissage. Or il est fréquent qu’à l’issue de la période de formation le jeune rejoigne une grande entreprise offrant des conditions sociales et salariales plus attractives. Il convient donc de remédier à cette situation pour ne pas décourager les chefs d’entreprise sans pour autant rentrer dans un système contraignant.
- La CGPME suggère un mécanisme permettant à l’employeur de garantir au jeune apprenti, dès la signature du contrat, un CDI sous réserve d’un engagement de celui-ci à rester dans l’entreprise pour une durée au moins équivalente à celle de sa formation.

Favoriser les "primo accédants à l’emploi"

En matière de logement la France, désireuse de favoriser l'accès à la propriété, réserve certains dispositifs aux "Primo accédants". Il convient d'adopter la même politique en matière d’emploi. La jeunesse de notre pays fait aujourd'hui les frais de la crise et les délais d'accès au premier emploi s'allongent par manque d'expérience...sauf, et c'est logique, pour ceux issus des rangs de l'alternance (apprentis, contrats de professionnalisation, VIE) qui doivent, sous peine de sanction financière, constituer 4% des effectifs des entreprises de plus de 250 salariés. Or l'accès au premier emploi est vécu comme un véritable parcours du combattant qui passe, dans certains cas, heureusement rares dans les PME, par des stages à répétition sans aucune réelle finalité pédagogique.
- La CGPME propose que le quota réservé aux alternants soit élargi aux "primo accédants à l'emploi".

Prendre des mesures ciblées sur les offres d’emplois non pourvues

La France compte plus de 2 millions de personnes sans emploi.
Parallèlement, selon Pôle Emploi, plus de 250 000 postes ont été proposés pendant plus d’un an sans être pourvus. Cette situation est aberrante. La CGPME a mis en place, en liaison avec Facebook, un site "Les PME recrutent" mais il faut aller plus loin.
- La CGPME préconise de mettre en place une prime forfaitaire spécifique de 1 200 € versée aux salariés à l’issue de la période d’essai pour toute reprise d’un emploi en CDI ayant fait l’objet d’une offre régulièrement déposée à Pôle Emploi depuis plus d’un an.

Parallèlement un effort spécifique doit être fait pour adapter les formations à long terme par une véritable perspective d’évolution des métiers. Dans l’immédiat la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) doit permettre de former un demandeur d’emploi pour un poste identifié à pourvoir.
- La CGPME souhaite simplifier le processus en permettant aux OPCA, susceptibles de détenir des offres d’emplois, de prescrire des POE à des demandeurs d’emplois sélectionnés par Pôle Emploi.

CGPME


N°5 - 10H35

Carotte ou bâton ? L’économie chinoise face à de nombreux défis.

Depuis le début de l’année, le gouvernement chinois a poursuivi ses efforts pour mener à bien ses projets de réforme, en particulier le rééquilibrage de la structure de l’économie. La consommation intérieure demeurant modeste, la croissance du marché immobilier reste faible et les problèmes de surcapacité constatés dans plusieurs secteurs perdurent. Il est donc peu probable que la Chine atteigne son objectif de croissance de 7,5% en 2014. Coface prévoit une croissance du PIB de 7,4%, une politique de soutien à l’économie étant attendue.

Augmentation des prêts non performants et des coûts de financement
En ce qui concerne la qualité du crédit, les prêts non performants sont en hausse en Chine, comme l’a démontré l’étude Coface sur les paiements des entreprises publié en début d’année ; le montant global s’est envolé de 28,7% sur un an au premier semestre 2014 (Annexe 1). Les tendances macroéconomiques en Chine observées pendant le premier trimestre 2014 sont en ligne avec les prévisions de Coface. D’une part, on constate une stabilisation de la croissance, et d’autre part, certains acteurs du marché (en particulier les entreprises de petite taille) font face à une pression grandissante, aussi bien sur le plan du financement que sur celui de la demande, qui tend à ralentir.

« L’augmentation des prêts non performants entraîne des inquiétudes quant à la qualité des actifs, alors que le coût du financement demeure un problème pour plusieurs secteurs et pour les petites entreprises, ayant des difficultés à accéder au crédit. L’inflation étant maîtrisée, une baisse générale des taux d’intérêt pourrait contribuer à relâcher la pressions financières subie par les entreprises et à porter la croissance plus près de l’objectif de 7,5% du gouvernement, » explique Rocky Tung, économiste Asie-Pacifique de Coface.

Un marché immobilier atone et des capacités excédentaires
Au cours du premier semestre 2014, le secteur de l’immobilier s’est montré vulnérable ; il ne devrait pas bénéficier d’un retournement de tendance pendant le second semestre. « La pression sur les prix et le niveau d’endettement des promoteurs immobiliers est de plus en plus inquiétante, et des stocks importants doivent être écoulés ; les perspectives à moyen terme sur ce secteur restent donc sombres », ajoute Rocky Tung.

Toutefois, un effondrement du système devrait pouvoir être évité, la place du secteur immobilier dans l’économie chinoise est significative et les plans d’urbanisation du gouvernement, qui se concentrent davantage sur la qualité que sur le volume investi, continueront à soutenir la demande à moyen terme.

Le secteur de la métallurgie souffre toujours de capacités excédentaires et la faible croissance de la demande impacte négativement la profitabilité. Le secteur de l’énergie, qui utilise le charbon comme combustible, est également confronté à une demande en berne alors que la dynamique générale de l’économie ralentit ; si la faiblesse des prix persiste, le niveau de risque peut s’élever et entraîner une érosion de la profitabilité ainsi que des difficultés financières.

En ce qui concerne le secteur du papier-bois, si les perspectives étaient optimistes au début de l’année, le secteur fait face à présent à des prix qui tendent à la baisse et à une croissance modeste de la demande en produits finis. Cependant, si la détermination du gouvernement à mener à bien la consolidation de l’industrie et la réduction des capacités de production se poursuit, la dynamique de l’offre et la demande pourrait s’améliorer d’ici 2015.

Croissance faible du marché des biens de consommation
S’agissant du secteur de la consommation en Chine, les perspectives à moyen terme demeurent positives bien que les défis à court terme ne puissent être négligés. Profitant de la classe moyenne émergente, du nombre croissant de personnes en âge de travailler, de la hausse du niveau de vie et de l’amélioration des réseaux de distribution, le marché de la consommation devrait continuer à se développer à un rythme soutenu pour devenir le moteur de la croissance de l’économie à moyen terme. Cependant, les mesures anti-corruption et le ralentissement de la croissance risquent de peser sur les perspectives du marché à court terme confirmant la prévision de Coface d’un ralentissement de la croissance en Chine.
En dépit des réformes mises en place par le gouvernement, la croissance reste un enjeu majeur pour celui-ci. Compte tenu de la morosité des indicateurs, un plan de relance plus important devrait être mis en place afin de préserver le dynamisme économique de la Chine. Des stimuli ciblés sont tout particulièrement attendus. De plus, une éventuelle baisse des taux d’intérêt pourrait diminuer le coût du financement et stimuler la consommation. Toutefois, la banque centrale de Chine serait contrainte de gérer le risque de crédit découlant d’une politique monétaire plus accommodante.

Pour aller plus loin lisez ci-dessous l'étude Coface (PDF 12 pages en anglais)
http://www.finyear.com/docs/china-publication-140915final.pdf

coface.com


N° 4 - 10H30

Interview of Mario Draghi, ECB President

Interview of Mario Draghi, President of the ECB, conducted by Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) on Tuesday 23 September and aired on Wednesday 24 September.

Europe 1: You have already acted decisively in June and September. If unemployment continues to grow, can the ECB continue to stimulate the economy?
Monetary policy will stay accommodative for a long time and I can say that the Governing Council is unanimous in its commitment to use the available instruments within its mandate to bring inflation back to close but below 2%. Interest rates will stay at the present level for an extended period of time because they can’t go much lower than that.

In Europe, is there a risk today of deflation or even of recession?
For the euro area as a whole we don’t see risk of deflation. We see risk of too low inflation for too long a time and for the euro area as a whole, as I’ve said many times our recovery is modest, weak, uneven, and fragile, but it’s not recession.

Do you have a lot of liquidity at the ECB?
Yes, we’ve shown that we have a lot of liquidity in the ECB.

And could you show it again?
And we’re certainly, as I said before, we’re certainly ready to use all the instruments within our mandate to make sure that…

To obtain more of growth by 2017, 2018: what needs to be done? One talks about developing infrastructure and about investing. How? Where to invest?
I said before that monetary policy can’t be the only thing producing growth. There must be two other components. One is structural reforms. We can provide as much credit as we can to the private sector. But, if for a young entrepreneur it takes months in some countries before he can have the permits, the authorisations, to open a new shop he will not ask for this credit.

So let’s abolish bureaucracy.
Yes, indeed and if this young entrepreneur would like to open a new shop and finally has the permit but he is overburdened by taxation, he will not apply for credit. So credit is the necessary but not sufficient condition to have growth.

In your building, at the ECB, when one thinks about France, does one say that France is the sick man of Europe?
Well, frankly, I must say I hate this expression of the sick man of Europe. We all need a strong France. We need a competitive France and we need a France where competition lives together with solidarity. Europe needs a strong France.

In the euro area, growth forecasts are discouraging. The Italy of Matteo Renzi is in recession. France is around 0.4%. What do you tell French people who are worried about the future?
The ECB will continue to have a very expansionary monetary policy for an extended period of time until we see the rate of inflation going close to 2% and that’s something that should be counted upon. But, at the same time, as I said before, proper structural policies and fiscal policies have to be in place.

In France, a question comes back often: the mythical 3% of deficit which was fixed in Maastricht 22 years ago. This was in very different universe and Europe. There were not 28 member states, didn’t go through a worldwide crisis with as much unemployment, the French people were not 65 million. Will the time come for the Europeans to re-evaluate, to revise the Maastricht criteria that strangle them?
Well, I don’t think it would be proper for me to discuss changes in the treaty. That’s the task of our European legislators. But, for the ECB, it’s important to remind to all of us that rules are there to be respected and that’s the ground for trust amongst member states. These rules have been broken in the past and the result of it was not exceptional. Many of our countries arrived in the financial crisis completely unprepared.

What is the main danger, the main enemy of Europe?
Well, the main enemy for Europe is unemployment: youth unemployment and unemployment in general. But this is caused by a broader sentiment of lack of confidence in the future and lack of trust between member states, and we have to fight this.

Who? You or we?
Yes, for all of us. All of us have to fight against this lack of confidence, against this lack of trust.

Are there three or four words that symbolize your ambition for Europe?
First is investment. Private investment, but also public investment.

Did you say it to Ms Merkel?
I did say so in Jackson Hole. Not to her, but to every country that has fiscal space. But the other thing that we have to remember is -- and I did say this before -- we have to restore confidence. Investors, entrepreneurs have to go back being confident in the future and in the resilience and robustness of Europe.
And you say it for all countries. Some people wonder if we are assured about the survival of the euro.

What answer do you expect from someone who said that we will do whatever it takes to preserve the euro within our mandate?
So you still say it.
The euro is irreversible. The euro is irreversible and we will do whatever it takes within our mandate to make sure it will happen.

Not a too strong euro. The euro started to weaken, will it continue in this path?
Well, you know we never comment specifically on exchange rates. I’ve said many times that the exchange rate as such is not a policy target, but it’s very important for price stability and for growth. At the present time, the exchange rate movement reflects the different path of monetary policies in Europe versus the monetary policies in other important countries. Our monetary policy will stay accommodative through time for an extended period of time while other countries’ monetary policies may gradually acknowledge that recovery is taking place in their countries.

You were speaking about structural reforms. In France, they’re starting. You don’t speak about government policies. But what do you say? Should the reforms happen? Should they still be implemented even if not all people agree with them? Otherwise, there are risks.
Yes, there is a sentence in the Jackson Hole speech where I said that the risks of doing too little are bigger than the risks of doing too much and this applies to structural reforms as well. Many countries, most countries in the euro area have planned these reforms for a long time, have designed these reforms. What is needed now is action. They have to implement these reforms and each country has its own specific agenda.

Otherwise you see anti-Europe political parties rise:, in Germany, in Greece and even in France with Marine Le Pen that argues for the return to national currency. It seems that you are worried, what is the best answer to this?
The best answer to this, but also to the sense of lack of hope that the millions of unemployed people have in the euro area -- the best answer is to do the reforms, implement the appropriate policies and monetary policy will do its task.

You have the reputation to have an independent character. Do you think that you make the ECB move forward with the Council, despite some people maybe not agreeing or not happy?
Let me tell you, we have a mandate and we have to comply with this and this mandate does require the ECB to bring inflation back below 2%. Close, but below 2% and we’ll do everything that is needed within our mandate to comply with this.

So: more Europe, more Europe, more Europe?
[In French] More Europe, more Europe, more Europe .

European Central Bank
Directorate General Communications and Language Services
ecb.europa.eu


N° 3 - 10H00

ECB Draghi: Ready To Use All Tools To Reach Inflation Target

By Jack Duffy.

European Central Bank President Mario Draghi said Wednesday that the Bank will use available tools within its mandate to return inflation to its target level.

Speaking on Europe 1 radio, Draghi said that "monetary policy will stay accommodative for a long time. The Governing Council is unanimous it its commitment to use all instruments at its disposition to return inflation to just under 2%."

Draghi added that "rates will remain at their current level for an extended period of time because they cannot fall much further."

The ECB President said the Eurozone recovery was "modest, fragile and uneven" but noted he did not see the risk of recession or deflation.

He warned, however, that "monetary policy alone cannot produce growth. You need other components" like structural reforms.

MNI Paris Bureau
MNI London Bureau
mni-news.com


N° 2 - 9H30

L’importance de la coordination

Par Willem Verhagen, Economiste Senior, ING Investment Management.

La concurrence est l’une des principales caractéristiques du capitalisme et il ne faut pas être économiste pour voir pourquoi elle comporte des avantages significatifs pour la société.

Dans de multiples domaines (sport, musique, etc.), la volonté de faire mieux que les autres peut produire de magnifiques résultats, appréciés par bon nombre de personnes. Sur le plan économique, la concurrence au sein du secteur privé s’est révélée essentielle pour améliorer constamment le niveau de vie grâce à des avancées technologiques ou en matière de connaissances. Néanmoins, une dose trop élevée d’une bonne chose peut s’avérer mauvaise. Si la concurrence n’a pas lieu au sein d’un cadre légal et moral bien défini, elle peut conduire à des excès qui risquent de miner l’activité concernée. L’absence d’un niveau suffisant de réglementation du secteur financier avant la crise du crédit en témoigne. Par conséquent, les gouvernements et les régulateurs doivent absolument élaborer un cadre solide veillant à ce que la concurrence au sein du secteur privé continue à produire des bénéfices pour la société.

Il pourrait sembler logique de conclure que le degré de concurrence auquel les décideurs politiques sont eux-mêmes exposés doit être au moins plus limité que celui observé dans le secteur privé. La coopération semble un modèle plutôt plus productif, en particulier dans la mesure où il existe de nombreux effets d’entraînement entre les actions des différentes autorités. Bizarrement, avant 2008, le consensus prévalant en matière de politique macroéconomique optimale était cependant tout à fait différent. Chaque décideur était livré à lui-même et devait prendre les actions des autres comme des données inéluctables. Dans la pratique, cela conduisait à la domination monétaire. Les banquiers centraux étaient considérés comme les principaux gardiens de la stabilité macroéconomique et avaient le pouvoir d’annuler les effets macroéconomiques de la politique budgétaire s’ils le désiraient. Les réglementations étaient régies par la maxime « aussi peu que possible » alors que « aussi efficace que possible » aurait été préférable.

La bonne nouvelle est que l’idée d’une coordination des politiques a été relancée par deux grands décideurs mondiaux. Tout d’abord, du moins en théorie, l’Abenomics part du principe que la combinaison des politiques monétaire, budgétaire et de soutien de l’offre est plus efficace que la somme de ces trois composantes. Deuxièmement, la semaine passée, le président de la BCE a surpris tout le monde par un discours au message quasiment similaire. Mario Draghi a reconnu que l’Europe a un grand problème d’insuffisance de la demande susceptible de provoquer des dégâts plus structurels au niveau de l’offre économique. En réalité, après six années de croissance pratiquement absente, ce processus a probablement déjà débuté. La façon de s’attaquer à ce problème épineux est d’assouplir considérablement la politique monétaire et la politique budgétaire, tout en accélérant la cadence des réformes structurelles.

L’idée selon laquelle la politique doit s’intéresser tant à la demande qu’à l’offre est la bienvenue car jusqu’il y a peu, les spécialistes avaient tendance à se focaliser uniquement sur une partie de l’équation et à ignorer complètement l’autre. Qui plus est, il y a tout lieu de croire que ce cocktail pourrait se révéler très efficace étant donné qu’il existe d’importantes interactions entre l’offre et la demande. L’essence des réformes structurelles est de faire glisser des ressources vers des utilisations plus productives, mais pour y parvenir, il faut une demande suffisante. Inversement, des réformes de l’offre augmentant la croissance future de la productivité et réduisant le coût d’ajustement des ressources à un nouveau contexte incitent les sociétés à investir et à recruter davantage.

Au Japon, il a fallu presque 20 années de stagnation pour que les décideurs politiques arrivent à la conclusion qu’une action ferme et coordonnée des politiques engendre le meilleur espoir de voir l’économie se redresser. Mario Draghi a de toute évidence retenu cette leçon. Que l’économie parvienne ou non à dépasser la phase de déflation sous sa houlette dépend maintenant de sa capacité à convaincre d’autres décideurs politiques de la région des vertus de la coordination.


N° 1 - 9H00

Les marchés tentent de se stabiliser après la baisse de la veille

Marchés actions
Sur les marchés actions, les principales bourses à travers le monde ont subi une vague de bénéfice hier, et tout particulièrement les bourses européennes. Le CAC 40 a ainsi cédé 1.87% à 4359.35 points, le Dax 1.58% à 9 595.03 points et le Footsie 1.44% à 6 6676.08 points. Dans le sillage de ses consœurs européennes, Wall Street a également perdu du terrain, bien que dans une moindre mesure. Le Dow Jones a notamment abandonné 0.68% à 17 055.87 points, le S&P500 0.58% à 1 982.77 points et le Nasdaq 0.42% à 4 508.69 points.

Suite à la publication d’indicateurs macroéconomiques mitigés, dont les PMI manufacturiers et des services en France, en Allemagne et pour la zone Euro, les investisseurs se sont montrés inquiets suite aux déclarations du président des Etats-Unis, Barak Obama, concernant les premières attaques américaines contre l’état islamique en Syrie.

Il y a quelques dizaines de minutes, la Bourse de Tokyo a clôturé en territoire négatif, reculant de 0.24% à 16 167.45 points, suite à un discours du premier ministre japonais Shinzo Abe. En effet, ce dernier a annoncé que la faiblesse du Yen face à sa principale devise de contrepartie, à savoir le dollar, pouvait être inquiétant pour l’économie de son pays. De plus, cette prise de bénéfice, en particulier sur les valeurs exportatrices, est également dûe à la remontée du Yen. En effet, ces valeurs avaient très largement profité de la chute du Yen au cours des dernières semaines. A noter que le PMI manufacturier japonais est sorti légèrement en dessous du précédent à 51.7 contre 52.2 précédemment.

Ce matin à quelques minutes de l’ouverture, les principales bourses européennes sont attendues en légère progression, le future CAC progressant de 0.23% tandis que le Footsie et le Dax pourraient s’adjuger respectivement 0.2% et 0.4%. Aujourd’hui, les investisseurs pourront scruter le climat des affaires IFO en Allemagne et la vente des logements neufs aux US.

Forex
Sur le marché des devises, la monnaie unique poursuit sa hausse face à sa contrepartie majeure américaine. Malgré la publication d’indices PMI décevants en zone euro, 50,3 en Allemagne contre 51,2 espéré et 49,4 en France contre 50,1 attendu, la devise européenne rebondit après plusieurs semaines de baisse grâce aux prises de bénéfices des cambistes sur le dollar et la nouvelle planification de frappes américaines en Syrie qui pénalisent le billet vert.

Pourtant, après un nouveau ralentissement de la croissance européenne, tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services en zone euro en septembre, l'indice PMI s'étant établi à 52,3 points contre 52,5 points en août, la devise européenne n’a pas été désavantagée outre mesure.

La monnaie unique européenne s’échange ce mercredi aux environs de $1,2848. La volatilité sur le marché du forex, en particulier sur le cross EURUSD reste encore importante en cette fin de mois.

L’indice IFO du climat des affaires allemands ce mercredi, tout comme la publication des ventes de logements neufs aux Etats-Unis devraient engendrer une nouvelle journée de volatilité pour la paire majeure du forex.

Au Royaume-Uni, après une semaine dernière agitée et la victoire du « non » à l’indépendance écossaise, la livre sterling reprend de l’altitude face à ses contreparties majeures. L’EURGBP s’échange ce matin aux alentours des £0,7837 et le cable GBPUSD aux environs des $1,6387.

Du coté Asiatique, la paire USDJPY est négociée à 108,68 yens, en baisse de 0,22% depuis mardi matin. La tendance est la même pour l’EURJPY, négociée aux environs des 139,55 yens. Encore une fois, la devise nippone se renforce grace à des indicateurs européens quelque peu décevants, mais surtout grâce aux reprises des frappes militaires en Syrie qui inquiètent les cambistes. Ces derniers se réfugient, comme bien souvent lors de conflits armés, sur des valeurs refuge comme le yen.

Matières premières
Au chapitre des matières premières, le pétrole gagne un peu de terrain avant la publication des stocks américains. Le risque géopolitique avec les premières frappes contre les djihadistes de l’Etat Islamique permet à l’or noir de stopper l’hémorragie. Par ailleurs, la tendance plus hésitante sur le dollar a également encouragé ce mouvement. Toutefois, ceci reste timide. La vigueur de la demande devrait revenir au premier plan avec la publication du rapport du Département Américain de l’Energie. A noter également que la production libyenne devrait augmenter ce qui ajoute de la pression sur les cours.

Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue autour des 91,6 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s’échange, ce matin, contre 96,7 dollars.

Sur le front des métaux précieux, l’or parvenait à rebondir hier. Le métal jaune profitait de la hausse de la prime de risque géopolitique pour reprendre de la hauteur. Par ailleurs, la baisse du dollar et des marchés actions alimentaient le mouvement. Ce matin, l’once d’or se traite autour des 1 225 dollars.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


22 septembre 2014

Macro et politique économique

États-Unis
La croissance du deuxième trimestre a probablement été révisée à la hausse à 4,6%, compte tenu de la révision en hausse à 3,0% attendue pour la consommation du deuxième trimestre. Nous prévoyons une révision à la hausse de la croissance du deuxième trimestre, de 4,2% (chiffre annoncé le mois dernier) à 4,6%, en rythme annuel. Cette révision à la hausse est principalement liée aux nouvelles données de l’enquête QSS (Quarterly Services Survey) sur les dépenses des ménages en services de santé au deuxième trimestre, lesquelles étaient plus élevées que le BEA (Bureau of Economic Analysis) ne l’avait estimé. Les dépenses dans les hôpitaux à but non lucratif et les recettes des hôpitaux privés ont été plus élevées qu’estimé précédemment, en particulier. Ceci nous a amenés à tabler sur une révision à la hausse des dépenses des ménages à 3,0%, contre 2,5% d’après l’estimation du mois dernier. Les données révisées sur la construction suggèrent une révision à la hausse des dépenses dans la construction de logements et de bâtiments non résidentiels. Le déficit commercial pourrait être révisé en légère baisse et le niveau des stocks devrait également être revu en légère baisse. Nous ne prévoyons pas de révision significative du déflateur du PIB et du déflateur sous-jacent des dépenses de consommation (core PCE deflator) pour le deuxième trimestre. Nous attendons actuellement une croissance de 3,1% en rythme annuel au troisième trimestre.

Poursuivant leur ascension, nous prévoyons que les ventes de maisons déjà sur le marché augmenteront de 0.6% en Août, pour atteindre un taux unitaire de 5,18 M. Après deux mois de baisse consécutive, le nombre de maisons neuves vendues s’élèvera de 2,9% jusqu’à un taux unitaire de 424 K en Août.
Nous anticipons également une baisse des commandes de biens durables de 16,7% après une flambée en juillet. Les commandes passées avec les fabricants de biens durables à l’exclusion des éléments de transport, s’amélioreront de 0,6%.

Europe
Il faudra du temps aux marchés européens pour digérer complètement les évènements de la semaine dernière. En mettant de côté les répercussions du « non » lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse, le niveau désespérément bas du montant emprunté lors de la première TLTRO de la BCE (82,6 Mds EUR alloués à 225 banques participant à l’opération) ne contribuera guère à apaiser les inquiétudes sur les perspectives économiques. Toute résilience des indices PMI « flash » de la zone euro serait plus que bienvenue cette semaine (cf. ci-dessous). Cependant, en dépit du revirement – très significatif – de la stratégie de la BCE vers un objectif de bilan, ce démarrage décevant des mesures d’assouplissement du crédit maintiendra la BCE sous pression pour en faire davantage, tant que l’inflation restera faible (aucun rebond significatif n'est attendu avant octobre) et que les anticipations d’inflation ne repartiront pas à la hausse (les swaps d’inflation cinq ans dans cinq ans ont atteint un nouveau point bas, juste au-dessus de 1,90%). Dans les mois qui viennent, les programmes d’achats de titres adossés à des actifs (ABS) et d’obligations sécurisées (Covered Bonds) pourraient générer encore plus de frustration, dans la mesure où les interventions ne seront probablement pas très importantes initialement. Si la BCE décidait de recourir à des initiatives plus audacieuses à un moment donné, nous continuons à penser que cela serait par le biais d’un ajustement des mesures déjà existantes (notamment une augmentation éventuelle du montant des achats de dette privée) plutôt que par le biais d’un QE souverain (programme d’achats d’obligations souveraines par la BCE).

Nous anticipons un modeste rebond de l’indice PMI « flash » composite de la zone euro, de 52,5 en août à 52,7 en septembre. L’indice PMI « flash » manufacturier devrait baisser légèrement, de 50,7 à 50,5, compte tenu de la baisse de la composante « nouvelles commandes » (une composante avancée de l’indice) depuis le printemps dernier. La progression devrait être plus dynamique dans le secteur des services, avec une montée de l’indice PMI « flash » des services de 53,1 en août à 53,4 en septembre. En Allemagne, l’indice PMI « flash » manufacturier devrait progresser légèrement, de 51,4 en août à 51,9 en septembre. Les composantes « production » et « nouvelles commandes » avaient été décevantes en août, mais nous tablons à présent sur une amélioration de ces composantes. L’indice PMI « flash » des services, soutenu par les composantes « emploi » et « anticipations », se stabilisera probablement à 54,9 en septembre’. Au total, l’indice PMI « flash » composite devrait progresser à 54,2, en ligne avec un léger rebond du secteur manufacturier au troisième trimestre. Après une hausse de 0,1 point en août, l’indice PMI composite français devrait progresser légèrement à 49,8 en septembre, grâce à une progression du secteur des services qui compensera une nouvelle baisse du secteur manufacturier. L’indice PMI des services devrait progresser de 0,2 point et atteindre 50,5, en ligne avec la bonne orientation des composantes avancées « anticipations » et « nouvelles entreprises » en août. À l’inverse, nous tablons sur une nouvelle baisse de 0,6 pt de l’indice PMI manufacturier, de 46,6 à 46,0 en septembre. Dans le même ordre d’idées, l’indicateur INSEE du climat des affaires dans le secteur manufacturier devrait baisser légèrement, de 96 à 95 en septembre, compte tenu de l’effondrement de la composante « pers-pectives personnelles de production » en août. Cette dégradation supplé-mentaire du climat des affaires reflète les difficultés de redémarrage de la croissance. Après une stagnation au deuxième trimestre, nous tablons sur une croissance très modérée, 0,2% t/t, au troisième trimestre.

L’indice IFO devrait progresser, de 106,3 en août à 107,0 en septembre. L’indice sur le climat des affaires sera soutenu par la tendance haussière de l’activité manufacturière, qui soutiendra l’indice principal. La composante « conditions courantes » devrait progresser à 112,0, tandis que la composante « anticipations » pourrait se stabiliser à 101,7. Le climat des affaires reste favorable dans de nombreux secteurs, en dépit du ralentissement de l’économie européenne.

Marchés émergents
Les développements cruciaux attendus sur les marchés développés sont déjà derrière nous, mais la volatilité de marché devrait rester élevée, car les anticipations sur la Fed continuent d’évoluer. De nombreuses réunions de politique monétaire sont prévues dans le monde émergent cette semaine : à Taiwan, en Hongrie, en République tchèque, en Turquie et en Colombie. Nous tablons sur le maintien des taux directeurs à leur niveau actuel dans tous les cas. La Banque Nationale tchèque devrait également conserver son engagement à maintenir l’EUR/CZK au-dessus de 27,00.

Sur le plan des données, alors qu'en Chine l’indice PMI « flash » de HSBC indiquera probablement un ralentissement économique, en ligne avec les publications récentes, d’autres données économiques devraient souligner la résilience de la plupart des économies asiatiques, Taiwan en tête, tandis que des améliorations sont attendues pour Singapour. En Pologne, en revanche, le chiffre de ventes au détail pourrait intensifier les anticipations de marché d’une baisse des taux directeurs lors du comité de politique monétaire d’octobre. Au Brésil, enfin, les élections présidentielles continueront à influencer les marchés.

Extrait de : Perspectives Eco et Marchés - Édition du 22 septembre 2014 - Crédit agricole.

Corporate Finance : commentaires du jour

L'actu Corporate Finance par FinActu:

- Atout Capital accompagne Serenium dans une opération de 25 M€ 23/09/2014
- Mode et Finance cède sa participation minoritaire dans AMI France 23/09/2014
- Lineazen boucle une levée de fonds de 2,4 M€ 23/09/2014
- Lerins Jobard Chemla Avocats conseille le Camion Qui Fume dans son développement avec Arts et Biens 23/09/2014
- MyFeelBack annonce une levée de fonds de 1,3 M€ 23/09/2014
- Freemoos accélère sa croissance en levant 1,2 M€ auprès de CM-CIC Capital Privé 23/09/2014
- Yellow intègre le Groupe Cartegie 23/09/2014
- Orapi met la main sur Hexotol 23/09/2014
- Xange: Xavier Girre est nommé Président du Directoire, Hervé Schricke devient Président du Conseil de Surveillance 23/09/2014
- DualSun réalise un tour de table de 1,3 M€ 23/09/2014

Plus d'informations sur : www.finactu.fr

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Chiffres du jour : INSEE, EUROSTAT, Banque de France, OCDE, etc...

17 septembre 2014

La production dans le secteur de la construction stable dans la zone euro et dans l’UE28

En juillet 2014 par rapport à juin 2014, la production dans le secteur de la construction, corrigée des variations saisonnières, est restée stable tant dans la zone euro (ZE18) que dans l’UE28, selon les premières estimations d’Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne.
En juin 2014, la production dans le secteur de la construction avait diminué respectivement de 0,4% et 0,1%.

EUROSTAT
ec.europa.eu/eurostat


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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mercredi 24 Septembre 2014
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