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Excellentes prévisions d'embauche dans le secteur financier


Le point de vue de Chris Roebuck de la Cass Business School. Propos recueillis par Finyear - The Financial Year magazine.




Chris Roebuck
Chris Roebuck
Alors que le dernier baromètre de Manpower annonce des prévisions d'emploi dans le secteur des plus optimistes pour 2012, comment s’explique ces embauches multiples quand les marchés connaissant une crise sans précédent ?

Chris Roebuck, Professeur Honoraire à la Cass Business School, donne une explication à ce phénomène :

« L’affirmation que le secteur des services financiers ne recrute pas à cause du climat économique actuel est inappropriée. Plusieurs institutions se repositionnent dans ce qu’elles définissent comme un nouveau monde, et cherchent des opportunités de surpasser leurs concurrents sur le marché du recrutement. Il s’agit essentiellement d’un jeu de chaises musicales. Tous, banques et candidats, se bousculent pour être dans la meilleure position possible lorsque les marchés feront leurs choix. Cette affirmation est particulièrement vraie pour des pays comme la France et l’Allemagne »

La reprise sur le marché du travail dans le secteur financier en Allemagne et en France, est-elle le signe d’une tendance stable ? Pour quelles raisons ?

Etant donné que les économies allemande et, potentiellement, française sortent de la récession plus rapidement que la Grande-Bretagne, il est probable que les services financiers de ces pays reprendront le chemin de la croissance, notamment dans les banques de détail et la finance d’entreprise, voire même dans les banques d’investissement. Néanmoins, le même phénomène arrivera en Grande-Bretagne, au moment où l’économie britannique sera à nouveau en phase de croissance. Plus tard, quand l’économie mondiale sera parvenue à surpasser la crise, le nombre d’institutions bancaires internationales basées à Londres et à Francfort augmentera potentiellement, et avec lui, les effectifs de secteur bancaire. Comme toujours, l’emploi dans le secteur financier reflétera à la fois la profitabilité des affaires bancaires, et la croissance économique de manière générale.

Quelles sont les institutions, qui selon-vous, sont en avance dans ce « repositionnement » qui suit la crise ?

Il n’y a pas d’organisation qui soit vraiment « en avance », puisque les changements en cours sont différents dans chacune d’entre elles, en fonction de la stratégie qu’elle développe, de ses principales sphères d’activité, de son ROI, ajoutés aux coûts et aux changements de la régulation. Il y a intention clairement affichée de réduire les coûts partout où cela est possible afin d’améliorer la rentabilité des institutions bancaires, dans l’avenir. Mais un coup d’œil aux banques de dimension mondiale suffit à remarquer que certaines abandonnent toute activité secondaire pour se recentrer sur leur cœur de métier. Ainsi, des banques comme la Citi Bank et HSBC, élargissent leur activité de détail notamment en Asie et en Amérique latine, tandis que d’autres se concentrent sur les activités de banque d’investissement.

Pensez-vous que nous allons assister à un changement des profils recrutés par les banques afin d’éviter l’archétype du trader déconnecté du monde réel ?

Les traders et tous ceux qui négocient avec les entreprises clientes tendent généralement à être moins connectés au « monde réel », étant donné qu’ils n’ont souvent à faire qu’à des marchés et non à des personnes physiques. Cela a peu de chance de changer de manière significative dans l’avenir. Toutefois, après des évènements comme la lettre de démission retentissante d’un employé de la Goldmans Sachs et les auditions organisées par le Sénat aux Etats-Unis pour les grandes institutions bancaires, celles-ci devraient observées de plus près et forcées de procéder à des contrôles plus stricts afin de renforcer la qualité et l’intégrité des services client. Cela dit, la plupart des entreprises qui négocient avec des banques mondiales emploient eux-mêmes des employés aux profils semblables. Il est donc peu probable qu’un changement majeur du profil des futures recrues survienne. Bien qu’il puisse y avoir des pressions pour faire naître une culture moins orientée vers le profit -au détriment des clients- ; il existera toujours pour ces futurs employés une exigence de « top quality ». Ils devront toujours être capables de travailler efficacement dans l’environnement bancaire. Les compétences de base requises ne changeront pas, mais leur application peut être affinée.

Chris Roebuck est professeur honoraire à la Cass Business School, mais également économiste spécialisé sur les problématiques de leadership au sein des organisations. Il a notamment occupé des fonctions de manager senior en Ressources Humaines au sein d’entreprises comme HSBC ou encore KPMG. Chris Roebuck a été classé parmi l’un des 25 penseurs les plus influents en matière de Ressources Humaines et a fait partie des jurys de plusieurs Prix spécialisés dans ce secteur. Enfin, Chris Roebuck est auteur de plusieurs ouvrages sur le management, le leadership, la communication en entreprise dont l’un, « Hand on leadership », a été traduit en 11 langues.

Original text :

Do you think the increase in employment in German and French financial sectors reveal a permanent trend? For which reason(s)?

As the German and potentially French economies come out of recession faster than the UK, it is likely that elements of financial services in those countries will expand - this is likely to be in retail and corporate banking with some in investment banking. However, this will also occur in UK in due course when the UK economy picks up. Further when the global economy gets moving it is likely that the global banking business in London and Frankfurt will also increase in employment. As usual it is likely that employment in the financial sector will continue to reflect both profitability of specific businesses within the banks and economic growth overall.

According to you, which institutions are ahead in this “repositioning situation” following the crisis?

Its not really that any organisation is "ahead" as the changes being made are different in each organisation depending on its strategy, key areas of business that provide the highest ROI linked to costs and changes is regulation or legislation.Certainly there is a clear intention to continue to reduce costs here possible to improve profitability in the future. But a look across the global banks clearly shows that some are divesting businesses they don't see as vital but developing core business. So for the likes of Citi Bank and HSBC this is expanding their retail banking especially in Asia and Latin America, for others it is concentrating on key investment banking areas.

Do you think we will witness a deep change in the future recruits’ profiles? Does it mean the end of the trader disconnected from the real world’s archetype?

Traders and those who deal with corporate clients tend to be less connected with the "real world" generally as they don't deal with "real people" like most in financial services.This is unlikely to change significantly in the future. However there is pressure following events such as the Goldmans resignation letter and US Senate hearings for the large institutions to be scrutinised more closely for the quality and integrity of their client service. That said most corporate clients who deal with global banks are themselves employing similar recruits. There is unlikely to be a significant change in recruits profiles. Whilst there maybe pressure to make cultures less aggressively profit driven at the cost of clients there is still a need for those recruited to be top quality and thus capable of working effectively in the banking environment. The core skills required will not essentially change merely that the application of those skills may be fine tuned.

Vendredi 11 Mai 2012
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