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Etude Sterling Commerce sur la dématérialisation des échanges BtoB : la France reste à la traîne de l’Europe et cultive ses paradoxes


Bien que confiants dans les infrastructures et protocoles d’échanges et rompus aux communications électroniques, les DSI français continuent d’envisager la dématérialisation des échanges BtoB comme un sujet purement orienté “système d’information”. Pourtant, l’exemple de la commande montre que l’automatisation des échanges permettrait des gains de productivité significatifs, et c’est en France que les marges de progression sont les plus grandes.




Etude Sterling Commerce sur la dématérialisation des échanges BtoB : la France reste à la traîne de l’Europe et cultive ses paradoxes
Sterling Commerce, filiale de AT&T Inc. (NYSE:T) a présenté les conclusions de l’étude confiée au cabinet Vanson Bourne et portant sur les pratiques des DSI français, britanniques et allemands en matière de dématérialisation des échanges BtoB. 311 DSI de grandes et moyennes entreprises, issues des secteurs de la distribution et de l’industrie, ont été consultés à cette occasion1.

Dématérialiser ses échanges BtoB : une préoccupation très “technique”
L’étude montre que les échanges BtoB restent majoritairement perçus par les DSI français, encore plus que dans les deux autres pays européens étudiés, comme un sujet d’ordre purement technique, très impactant pour les infrastructures existantes. 68% pointent du doigt la difficulté de l’intégration avec les systèmes ERP et CRM (ils sont 59% en Allemagne et 58% au Royaume-Uni). 72% des DSI français estiment par ailleurs difficile de trouver les compétences techniques nécessaires pour conduire ces projets – contre 38% des DSI britanniques.

A contrario, ils semblent confiants dans les technologies de dématérialisation : ils sont moins préoccupés que leurs homologues britanniques et allemands par la mise en oeuvre de nouveaux protocoles et standards d’échanges BtoB (moyenne française de 3,22 sur une échelle de 1 à 5, pour une moyenne de 3,61 sur l’ensemble des 3 pays européens étudiés). Et ils accordent une grande confiance aux réseaux à valeur ajoutée (68% des DSI français interrogés considèrent les RVA comme des outils performants).
Lorsque leur a été demandé quels étaient les coûts les plus importants induits par la mise en oeuvre de projets d’échanges BtoB, c’est à nouveau l’intégration avec les ERP et CRM qui a été la cible de leurs critiques (86% des DSI français interrogés), juste devant l’embauche de spécialistes (71%). Par contre, la prise en compte des demandes des clients et partenaires de nouveaux formats EDI ou le déploiement d’outils de visibilité sur les échanges BtoB ne sont pas percus comme des sources de coûts pour l’entreprise (pour respectivement 25% et 19% des DSI français interrogés ) et encore moins qu’ailleurs (moyennes européennes de respectivement 30% et 24% des DSI interrogés). On peut néanmoins se poser la question de savoir si ces chiffres ne révèlent pas une tendance à reléguer ces enjeux de visibilité sur les échanges et d’extension de la communauté de partenaires BtoB parmi les sujets non prioritaires, donc peu préoccupants.

Un retour sur investissement méconnu
Pour tenter d’expliquer ce manque d’intérêt, on peut avancer le fait que peu de DSI français mettent ces enjeux techniques en perspective avec les réductions de coûts potentiels, notamment en termes de productivité logistique. Pourtant, l’étude montre que les ces gains peuvent être substantiels !
Ce sont les entreprises françaises qui paient le plus lourd tribut du traitement manuel des commandes et des erreurs que cela génère. 5,58% des commandes traitées par des entreprises françaises engendrent des erreurs qui donnent lieu à des rétrofacturations - contre 4,25% en Allemagne et seulement 2,43% au Royaume-Uni. C’est dire la marge de progression que l’on peut espérer d’une meilleure automatisation du traitement des commandes.
Pire encore : ces erreurs donnent lieu à des pénalités bien plus élevées en France qu’ailleurs.
L’étude les estime en moyenne à 47,25 euros par - contre 30,45 euros en Allemagne et 36,3 euros au Royaume-Uni.
Si l’on prend l’exemple d’une entreprise française qui échange 100 000 commandes chaque mois, 5580 sont traitées de façon incorrecte, ce qui représente un coût total de plus de 3 million d’euros sur une année.

La dématérialisation des échanges, une nouvelle exception française ?
Et pourtant, la France est un pays où les échanges électroniques sont des plus répandus. D’autres chiffres de l’étude confirment en effet la forte propension des DSI français à recourir aux échanges électroniques : seuls 15% des commandes transitent par la Poste et 24,2% par fax. Y aurait-il là un paradoxe typiquement français ?

En effet, seuls 8% des échanges électroniques effectués par une entreprise française impliquent plus de deux tiers de ses partenaires, à comparer aux taux de 37% dans le cas d’une entreprise allemande et de 30% pour une entreprise britannique. Bien connectées, les entreprises françaises ?
Certes, mais pas avec les partenaires de petite taille, et c’est probablement là que les traitements manuels pèsent les plus lourd dans le manque de productivité.
Les entreprises françaises sont en effet peu enclines à utiliser les solutions qui facilitent la gestion des communautés de partenaires, et ont des difficultés à automatiser leurs échanges avec 100% de leurs communautés. Seuls 11% des DSI français disent recourir aux réseaux à valeur ajoutée, les emails restant, avec un taux de 86% de répondants, le mode le plus utilisé.

Et si ces écarts provenaient de la différence de maturité des marchés ?

Au regard de l’ensemble de ces résultats, enrichis des comparaisons avec les deux pays étudiés, on peut se demander si le marché français ne serait pas moins mature que les marchés britannique et allemand face aux enjeux métiers de la dématérialisation des échanges BtoB.
« Se focalisant sur des problématiques purement orientées “systèmes d’information”, il est possible que les DSI n’aient pas encore pris toute la mesure de l’intérêt des technologies RVA auxquelles pourtant, ils accordent une grande fiabilité mais dont ils estiment mal le retour sur investissement », commente Eric Daubié, responsable marketing Europe de l’Ouest de Sterling Commerce.
« En conséquence, n’ayant pas automatisé un plus grand nombre d’échanges, les coûts induits restent relativement élevés comme en atteste le montant moyen des pénalités relevé pour l’Hexagone. Le prochain défi des DSI français pourrait donc être d’étendre leur communauté de partenaires, notamment auprès d’acteurs de taille moindre, en recourant à des technologies fiables telles que les RVA, ce afin aussi de générer des gains substantiels qui pourraient alors être réinvestis en SI et en compétences », conclut-il.

Etude Sterling Commerce sur la dématérialisation des échanges BtoB : la France reste à la traîne de l’Europe et cultive ses paradoxes
A propos de Sterling Commerce
Sterling Commerce est une filiale de AT&T (NYSE :T). En interconnectant les communautés de partenaires, les processus, les systèmes d’information et les collaborateurs, les logiciels et services de Sterling Commerce accompagnent le développement des entreprises dans une économie mondialisée.
Plus de 30 000 entreprises dans le monde – dont 80% des entreprises du Fortune 500 – utilisent les solutions de Sterling Commerce pour l’intégration de leurs processus métiers et la gestion de leur chaîne logistique, afin d’améliorer leur rentabilité, en interne comme en externe.
Basée à Columbus dans l’Ohio, Sterling Commerce possède des bureaux dans 19 pays.

www.sterlingcommerce.fr

Mercredi 24 Octobre 2007
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