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Et si au bout du compte, la crise financière profitait à la Chine !


Le titre est forcément provocateur mais il n’est pas dénué de sens puisque le gouvernement chinois avait perdu, depuis plusieurs années, tous les moyens de freiner sa croissance à deux chiffres. La bulle économique avait d’ailleurs tellement pris de volume qu’elle en inquiétait même le parti communiste, c’est peu dire…




La crise financière qui est en train d’ébranler l’Amérique et qui a des répercussions mondiales, ne semble donc pas négative pour tout le monde. Bien que la spéculation immobilière chinoise bat toujours son plein et que beaucoup d’usines souffrent d’une baisse de leurs activités, la Chine a en ce moment même, une deuxième carte à jouer. Elle investit comme jamais elle ne l’avait fait auparavant (à l’instar de Warren Buffett) sur des industries américaines en berne (elle y a déjà investi presque neuf cents milliards de dollars en bons du trésor et en possède encore autant en réserves). Elle y est cependant plus ou moins contrainte, puisqu’elle n’a aucun intérêt à laisser mourir, à feu doux, cette Amérique qui lui a permis de devenir en grande partie ce qu’elle est aujourd’hui. On ne sait, par contre, combien de temps pourra durer cette spirale vertueuse avant qu’elle ne devienne véreuse…Disons que tant le cataclysme ne fera pas descendre la Chine en dessous de 8 points de croissance, celle-ci restera globalement à couvert.

Et si malgré tout la production de richesse n’était pas suffisamment là … Elle a toujours ses 1,3 milliard de consommateurs internes qui n’ont pas envie de ralentir leur consommation, bien au contraire. Certes, le pouvoir d’achat de chacun d’entre eux n’a rien à voir avec celui de l’occident mais l’effet de masse de population pourrait quand même jouer le rôle d’amortisseur.

Le premier ministre Wen Jiabao a dit dernièrement qu’il voulait être le premier à sortir de la crise et entrainer dans son sillage les autres pays… Le communisme au secours du capitalisme, c’est le monde à l’envers, et pourquoi pas un Président des Etats-Unis noir pendant qu’on y est !

Laurent Goulvestre
Spécialiste du comportement à l’international et du management interculturel
www.goulvestre.com

Lundi 26 Janvier 2009
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