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Ernst & Young : Q1 Global IPO update


L’Asie reste leader en termes de cotations, bien que le nombre d’introductions en Bourse de sociétés détenues par des fonds de private equity aux Etats-Unis ait fortement augmenté au premier trimestre Le NYSE prend la tête des places boursières en levant US$ 13,8 milliards de capitaux. L’Amérique latine est devant l’Europe pour la deuxième fois en trois ans. En Suisse, le nombre de candidats potentiels à l’introduction en Bourse augmente.




Les cotations, aux Etats-Unis, de sociétés détenues par des fonds de private equity ont dominé l’activité mondiale des IPO au premier trimestre 2011. Le New York Stock Exchange (NYSE) a pris la tête des places boursières pour la première fois en deux ans. Tandis que les places boursières américaines ont commencé à combler le fossé par rapport à la domination chinoise en termes d’introductions en Bourse (32%), les principales Bourses chinoises se sont arrogé, globalement, plus d’un tiers du total des capitaux levés (37%). Certains marchés boursiers agités ont enregistré de fortes fluctuations dans les dernières semaines du trimestre suite aux catastrophes qui ont frappé le Japon et aux troubles politiques au Moyen-Orient, ce qui a ralenti l’activité d’introduction en Bourse à l’échelle mondiale, en particulier dans la zone EMEIA, y compris en Suisse.

Au cours des trois premiers mois de l’année, on a assisté à 290 introductions en Bourse dans le monde pour un total de US$ 46,1 milliards; les capitaux levés enregistrent ainsi une baisse de 14% par rapport à l’an dernier à la même époque. Pour la première fois depuis 2008, le NYSE a pris la tête des places boursières mondiales, avec une levée de capitaux totale de US$ 13,8 milliards (29,8%). Il est suivi par le Shenzhen Stock Exchange, US$ 11,2 milliards (24,3%), puis par Singapour et Shanghai, respectivement US$ 5,6 milliards (12,2%) et US$ 4,5 milliards (9,8%).

Selon Louis Siegrist, Responsable de Transaction Advisory Services chez Ernst & Young Suisse, «le NYSE était, au premier trimestre 2011, le leader des places boursières en termes d’introductions en Bourse, principalement en raison de l’accroissement du nombre d’offres issues de sociétés détenues par des fonds de private equity ainsi que de meilleures perspectives économiques aux Etats-Unis».

Nombre d’introductions en Bourse aux Etats-Unis dopé par les désengagements massifs des fonds de private equity

Au premier trimestre, le NYSE et le NASDAQ ont levé, à eux deux, des capitaux à hauteur de US$ 14,9 milliards, grâce à l’apport de plus petites entreprises, notamment dans les secteurs de la santé et de l’énergie. Les investisseurs américains de private equity continuent à se défaire des investissements pour lesquels ils avaient contracté des dettes, notamment HCA Holdings Inc., la plus grande chaîne d’hôpitaux des Etats-Unis, qui a levé des capitaux à hauteur de US$ 4,3 milliards au mois de mars. Il s’agit de la plus importante introduction en Bourse d’une société détenue par des fonds de private equity de l’histoire. Stimulée par la flambée des prix du pétrole, l’entreprise énergétique Kinder Morgan a réalisé une introduction en Bourse de US$ 3,3 milliards. Il s’agit de la troisième opération de société détenue par des onds de private equity la plus importante jamais réalisée.

Selon Jérôme Vial, expert financier chez Ernst & Young Suisse «cette année pourrait être la lus importante de l’histoire en termes d’introductions en Bourse de sociétés détenues par des fonds de private equity, étant donné l’appétit croissant pour les nouvelles émissions et l’offre abondante. La propension au risque des investisseurs pour de telles transactions a été testée et démontrée ces derniers trimestres, ce qui constitue une base solide pour 2011. En raison du nombre moins élevé de fonds de private equity en Suisse, nous attendons moins d’introductions en Bourse de ce type dans le pays.»

De nombreuses introductions en Bourse de sociétés détenues par des fonds de private equity en préparation au niveau mondial

Actuellement, 56 sociétés détenues par des fonds de private equity préparent leur introduction en Bourse, ce qui représente des transactions d’un total de US$ 14,7 milliards sur les places boursières du monde. Ces sociétés ont déjà entrepris les démarches officielles, mais vu la nature parfois volatile du marché durant l’exercice 2009-2010, il existe encore un nombre considérable de sociétés détenues par des fonds de private equity qui doivent encore effectuer l’enregistrement initial, ou ont renoncé à une introduction en Bourse en raison de mauvaises conditions de marché, mais demeurent intéressées par une telle opération. Nombre de ces sociétés devraient se lancer dans l’aventure courant 2011.

Les émetteurs asiatiques restent numéro un en termes de nombre de transactions et de capitaux levés

Les émetteurs de Chine et de Hong Kong restent les leaders mondiaux des introductions en Bourse avec 110 transactions (représentant 38% du total des transactions mondiales), évaluées à US$ 18,3 milliards (52% des fonds levés). Au 1er trimestre, la plus grande opération a été la cotation à la Bourse de Singapour du conglomérat de transport basé à Hong Kong, Hutchinson Port Holdings, pour un montant de US$ 5,5 milliards, signe de reprise du commerce mondial et du trafic des containers après la crise financière internationale. La deuxième plus grande introduction en Bourse en Asie (et la cinquième dans le monde) a été la cotation à la Bourse de Shanghai de la société d’énergie propre, Sinovel Wind Group Co Ltd, fabricant de turbines éoliennes, pour un montant de US$ 1,4 milliard.

L’Amérique latine lève davantage de capitaux que l’Europe

Dopés par la solide croissance de leur PIB, la consommation intérieure, des entrées de capitaux étrangers et les investissements dans les infrastructures, le Brésil, l’Argentine et le Mexique ont levé US$ 2,7 milliards lors de 7 introductions en Bourse. Principale économie d’Amérique latine, le Brésil a effectué 5 introductions en Bourse qui ont permis de lever pas moins de US$ 2,1 milliards tandis que les sociétés locales tiraient profit du marché des actions pour financer leurs projets d’expansion.

En comparaison, l’Europe n’a levé que US$ 2,2 milliards dans 50 cotations, soit bien moins que les US$ 8,4 milliards levés lors de 48 opérations durant la même période l’année dernière. Bien que de nombreuses introductions en Bourse soient en préparation sur le Vieux Continent parmi les sociétés à la recherche de fonds publics, les inquiétudes concernant la dette souveraine et les incertitudes internationales continuent à peser sur les évaluations et l’appétit des investisseurs européens. En Suisse également, le nombre de candidats potentiels à l’introduction en Bourse augmente. Toutefois, et en particulier en raison des incertitudes actuelles dans le monde, le marché des introductions en Bourse demeure calme dans le pays bien que des mouvements soient perceptibles ici ou là. Selon Louis Siegrist, cette évolution concerne tous les secteurs.

Les secteurs industriels et des matériaux dominent les entrées en Bourse

Au 1er trimestre, le secteur industriel (notamment les transports et les machines) est celui qui a levé le plus de capitaux (US$ 12,6 milliards), suivi par le secteur de l’énergie (US$7,9 milliards en 23 opérations) et le secteur de la santé (US$ 6,2 milliards en 29 opérations). En termes de nombre de transactions, les principaux secteurs étaient les matériaux1 (60 opérations évaluées à US$ 4,6 milliards), l’industrie (48 opérations) et les technologies (35 opérations pour US$ 2,8 milliards).

Perspectives d’avenir

Louis Siegrist arrive à la conclusion suivante: «les récentes turbulences au Moyen-Orient et au Japon ont ébranlé des indices d’actions plus étendus, effrayé les investisseurs et ralenti le rythme des nouvelles émissions en mars. Toutefois, les investisseurs ont déjà attendu pour investir leur capital et le marché des introductions en Bourse offre encore un potentiel de croissance et des évaluations réalistes.»

1 Le secteur des matériaux inclut les métaux et le secteur minier, la chimie, les containers et les sociétés de conditionnement.

A propos d’Ernst & Young
Ernst & Young est l’un des leaders mondiaux dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, des transactions et du conseil. Nos 141’000 collaborateurs, répartis dans le monde entier, partagent les mêmes valeurs et un engagement inébranlable en faveur de la qualité. C’est en aidant nos collaborateurs, nos clients et les communautés auxquelles nous appartenons à donner le meilleur d’eux-mêmes que nous faisons la différence. Ernst & Young désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited (EYG), chacune d’entre elles étant une entité juridique séparée. EYG, société britannique à responsabilité limitée par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients. En Suisse, Ernst & Young SA est l’une des premières sociétés d’audit et de conseil. Avec ses 2’000 collaborateurs répartis sur 10 sites, elle propose également des services dans les domaines de la fiscalité et du droit ainsi qu’en matière de transactions et de comptabilité.
Pour de plus amples informations, rendez-vous sur notre site Internet
ey.com/ch

Vendredi 8 Avril 2011
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