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Entreprises européennes : rebond des dépréciations de goodwill


Duff & Phelps décrypte le rebond des dépréciations de goodwill des entreprises européennes.



- En 2015, les sociétés de l’indice STOXX® Europe 600 ont cumulé 37,1 milliards d’euros de dépréciations de goodwill, soit 26 % de plus qu’un an plus tôt, selon le rapport « 2016 European Goodwill Impairment Study » de Duff & Phelps ;
- Le secteur Finance a été le plus affecté et concentre 14,3 milliards d’euros de dépréciations, suivi du secteur Utilities avec 9 milliards d’euros ;
- La France enregistre un bond de 62 % par rapport à l’année précédente mais, avec un total de 6 milliards d’euros de dépréciation, cède sa deuxième place au Royaume-Uni, derrière l’Allemagne dans le classement par pays.

Expert en évaluation et en corporate finance, le conseil financier indépendant Duff & Phelps publie aujourd’hui la 4ème édition annuelle de son étude sur la dépréciation du goodwill des entreprises européennes, « 2016 European Goodwill Impairment Study ». Centrée sur l’analyse des bilans des sociétés du STOXX® Europe 600 relatifs à l’exercice 2015, celle-ci met en lumière une inflexion dans la tendance baissière constatée au cours des trois dernières années. En effet, les dépréciations d’écarts d’acquisition (goodwill) de ce panel européen ont atteint la somme cumulée de 37,1 milliards d’euros (contre 29,4 milliards, en 2014), marquant une progression d’environ 26 %.

En revanche, Duff & Phelps pointe dans cette étude que le nombre de sociétés qui ont reconnu des dépréciations a fléchi de 160, en 2014, à 146, un an après.

Évolution du goodwill entre 2011 et 2015. Source : « 2016 European Goodwill Impairment Study »

« Les dépréciations d’écarts d’acquisition des entreprises du STOXX® Europe 600 ont certes augmenté en 2015, mais elles restent bien en-deçà des niveaux constatés sur la période 2011-2013 », observe Yann Magnan, Managing Director de Duff & Phelps, responsable de l’activité en Europe.

Carine Tourneur, Managing Director de Duff & Phelps, poursuit : « Dans un environnement économique caractérisé par une activité soutenue en fusions-acquisitions, les goodwills ont eux-mêmes progressé en 2015, pour atteindre un point haut de l’ordre de 1 600 milliards d’euros. Cet effet de base ne doit pas être négligé.»

Forte concentration sectorielle et géographique

L’interprétation du rebond des dépréciations du goodwill doit également être nuancée par les résultats de l’étude qui mettent en exergue la forte concentration des montants dépréciés sur un nombre limité de secteurs d’activité. Ainsi, sur un total de 37,1 milliards d’euros, le secteur Finance a représenté 14,3 milliards d’euros et celui des Utilities 9 milliards. A eux deux, ils ont contribué à hauteur de 63% du montant total.

« Le contexte de taux d’intérêt bas et les contraintes résultant d’un durcissement de l’environnement réglementaire du secteur bancaire expliquent en grande partie la surpondération du secteur Finance dans les dépréciations de goodwill en 2015. Les litiges et amendes auxquels sont exposés certains établissements ont également eu une incidence, analyse Carine Tourneur. Quant aux entreprises du secteur Utilities, elles se sont notamment trouvées affectées par la baisse des prix de l’énergie. » D’un point de vue géographique, l’étude de Duff & Phelps met en perspective la concentration des dépréciations de goodwill sur quelques pays. En effet, l’Allemagne s’est inscrite en 1ère position avec un total de 11,6 milliards d’euros – contre 1,4 milliard, un an plus tôt –, devant le Royaume-Uni, crédité de 7,7 milliards d’euros – à comparer avec les 12,4 milliards reconnus en 2014.

Pour Carine Tourneur, « ces deux pays présentent des situations très contrastées. L’Allemagne, qui présentait ces dernières années des montants de dépréciation de goodwill très faibles par rapport aux autres pays européens, s’est inscrite, en 2015, en rupture de tendance et a affiché un montant de dépréciation de goodwill représentant près d’un tiers du montant total du panel européen. Les dépréciations d’E.ON et de Deutsche Bank expliquent à elles seules ce classement. Quant au Royaume-Uni, en deuxième place, il connaît une évolution baissière depuis 2011. Il est probable que 2016 marquera un point d’inflexion dans la tendance en raison des premières anticipations des incidences du vote en faveur du Brexit et des effets de dépréciation de la livre sterling. »

France : 30 sociétés en situation de dépréciation de goodwill pour 6 milliards d’euros

Pour ce qui concerne la France, présente via 79 entreprises au sein de l’indice STOXX® Europe 600, elle s’est placée en 3ème position de l’étude conduite par Duff & Phelps, avec un montant de 6 milliards d’euros – à comparer avec les 3,7 milliards comptabilisés pour 2014.

« L’Hexagone ne fait pas exception aux résultats de notre étude, puisque le résultat obtenu s’explique notamment par le fait que les trois plus importantes dépréciations de goodwill de 2015 ont compté pour les trois-quarts du total, alors qu’elles représentaient les deux-tiers, un an auparavant, détaille Carine Tourneur. Qui plus est, les secteurs Finance et Utilities ont totalisé 80 % du total des dépréciations reconnues par les sociétés du panel. »

Répartition des dépréciations de goodwill en 2015. Source : « 2016 European Goodwill Impairment Study ».

Crédit image : ©Thomas Bartel DDC by ESIEA
Crédit image : ©Thomas Bartel DDC by ESIEA
Laurent Leloup
"Blockchain enthusiast" & Founder Blockchain Daily News
Founder Finyear Daily News (Finance & Innovation all the Year)

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