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En France, contrairement à ce qu'on peut penser, il y a de l'argent


Alexandre Chaverot, Président d'Avidsen et de Smart Home International.




Alexandre Chaverot
Alexandre Chaverot
Plus de trois mois après la reprise, par ses dirigeants, de Smart Home, pôle confortique du groupe d'électronique grand public HF Company (Avidsen, Extel, Maisonic et leurs filiales en Espagne, Italie et Belgique), Alexandre Chaverot, Président d'Avidsen et nouveau Président désormais de Smart Home International revient sur cette LBO soutenue par le fonds d'investissement Demeter Partners, accompagné de BNP Paribas Développement et Innovafonds.

Comment est née cette volonté de racheter l'entreprise que vous dirigiez ?

Tout projet entrepreneurial fait plus ou moins partie de la personnalité d'un dirigeant. Il arrive plus ou moins tôt. Or, à partir d'un certain âge, difficile de repartir de zéro quand on a une famille, des enfants. La seule façon d'aboutir à ce projet, cette volonté de devenir entrepreneur, c'est le rachat d'entreprise qui constitue la principale perspective.

Je regardais donc à droite, à gauche. Il existe pas mal d'organismes qui mettent en relation les cédants et des acquéreurs potentiels. Et puis, par un concours de circonstances favorables, le groupe HF Company s'est révélé être prêt à céder son pôle confortique que je dirigeais. Comme j'avais aussi la confiance du cédant par rapport à ce qu'on avait fait sur les 6 dernières années de l'entreprise, avec un chiffre d'affaires multiplié par deux et des résultats positifs alors qu'on était parti de résultats négatifs, la LBO devenait une évidence.

Comment s'est déroulée ce LBO ?

C'est une grosse opération. Il faut prendre son bâton de pèlerin et convaincre tout un ensemble de partenaires financiers. Vous en rencontrez beaucoup, à plusieurs reprises et pendant plusieurs mois vous leur faites « l'article ». Vous leur présentez l'entreprise, ce qu'elle a fait, ce qu'elle est sur le marché et surtout ses perspectives. Ces moments d'échanges restent une expérience extrêmement enrichissante. C'est toujours intéressant d'avoir l'avis de financiers, extérieurs à ce que vous faites, sur ce que vous faites et sur le marché sur lequel vous évoluez.

En France, contrairement à ce qu'on peut penser, il y a de l'argent. Ca n'a pas été la croix et la bannière pour rencontrer des investisseurs. Il faut dire aussi que nous sommes sur un secteur porteur. Il est plus aisé de mettre en vente, en 2014, une entreprise qui conçoit et développe des objets connectés pour l'habitat plutôt qu'une boîte qui fait des lecteurs de DVD.

Aujourd'hui, les chiffres de Smart Home International sont là pour apporter la démonstration d'un business model pérenne : 36,9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, dont 25% (9,9 millions d'euros) à l'export, via nos filiales étrangères. Je leur ai expliqué le marché de la maison connectée, que la maison intelligente c'était pour maintenant. Cela fait 25/30 ans qu'on en parle, et pour tout un tas de raison, elle n'a pas encore eu lieu. Mais, aujourd'hui, on est à la croisée des chemins. L'internet et le smartphone étant les accélérateurs du marché de la maison connectée car ils permettent la connectivité à la maison, à distance. Le marché est donc là et, nous, on est sur la ligne de départ d'un avenir radieux. Je leur ai donc proposé de venir avec nous faire cette course là.

Quelles sont les perspectives pour Avidsen et Smart Home International suite à ce LBO ?

Aujourd'hui, ça se passe très bien. C'est un autre contexte, une autre dimension. Le groupe est plus petit, mais on a les rênes à 100%. Cette opération offre une opportunité unique au groupe Smart Home International de se renforcer sur ses fondamentaux, à savoir notre capacité d'innover, et la poursuite de notre développement à l'étranger, afin d'asseoir notre croissance. Même si nous avons des actionnaires avec qui nous travaillons en étroite collaboration, puisque ces investisseurs sont, bien évidemment, actionnaires. Mais, c'est différent. Nous sommes sortis de toutes les problématiques de politique interne que peut connaître un grand groupe et qui ont tendance à ralentir les entreprises. Il y a certainement aussi un sentiment de responsabilité un peu plus fort.

Une chose est sûre, nous avons la chance, trois mois après ce rachat, d'avoir déjà de très bonnes nouvelles en terme de business. Nous connaissons une croissance forte sur les pays dans lesquels nous sommes déjà présents. Et ces bonnes perspectives nous rendent plutôt optimistes. Ce qui nous permet, à présent, de mettre l'accélérateur sur la croissance externe et sur l'export.

A propos d'Avidsen : PME française basée à Chambray-Lès-Tours (37), Avidsen conçoit, développe et commercialise des systèmes électroniques et numériques innovants, simples d'utilisation pour la maison connectée. Après avoir été pionnière, depuis sa création en 1998, dans le domaine de la motorisation pour portails, Avidsen, présidée par Alexandre Chaverot, est devenue aujourd'hui une valeur de référence dans le secteur de la domotique et des objets connectés en Europe, en fournissant ses propres produits, ainsi que ceux des marques distributeurs de la GSB (Grande Surface de Bricolage). Avidsen détient également la licence de la marque Thomson en Europe pour l'ensemble des gammes sécurité (alarme, vidéosurveillance et interphonie) et domotique proposées sous la marque Thomson.
avidsen.com


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Vendredi 3 Octobre 2014
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