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Economie mondiale : le scénario de 2010 pourrait se répéter en 2011 (BlackRock)


Commentaire de Richard Urwin, Responsable de l’investissement au sein de l’équipe Fiduciary Mandate de BlackRock




Economie mondiale : le scénario de 2010 pourrait se répéter en 2011 (BlackRock)
Richard Urwin, Responsable de l’investissement au sein de l’équipe Fiduciary Mandate de BlackRock, est convaincu que 2011 sera également une année faste pour les actions mondiales, en dépit de la persistance de certains handicaps.

Plus généralement, les prévisions de M. Urwin concernant l’économie mondiale pour 2011 sont les suivantes :

- Le risque inflationniste demeure faible dans les pays développés, mais est plus élevé dans les pays émergents : en 2011, les banques centrales des pays développés
craindront un recul excessif de l’inflation plutôt qu’une accélération. Cela étant, une inflation faible n’est pas nécessairement synonyme de déflation. Si le risque déflationniste venait à augmenter, les banques centrales seraient en fait contraintes d’apporter un stimulus monétaire plus important. Dans les pays émergents, le risque inflationniste est élevé mais l’inflation ne devrait pas connaître d’accélération significative.

- L’économie devrait continuer de croître en 2011 : la croissance de l’économie mondiale pourrait être plus équilibrée, les pays développés y contribuant davantage que cette année à mesure que l’accélération amorcée au deuxième semestre 2010 se confirmera. En Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni, par exemple, la croissance a atteint en moyenne 3 à 4 % au cours des derniers trimestres.

- La disparition de l’euro apparaît très peu probable : l’événement ayant le plus affecté les marchés financiers en 2010 est sans doute la crise de la dette souveraine européenne. Cette crise aura probablement une influence significative sur les marchés bien au-delà du début de l’année 2011, car l’Europe du Sud devra durablement réduire ses dépenses. Cela étant, la disparition de l’euro apparaît très peu probable.

- Les valorisations des actions n’ont rien d’excessif/Nous ne décelons pas de signe d’exubérance irrationnelle dans les valorisations des actions : au contraire, les multiples des actions en cette fin d’année apparaissent peu élevés à l’aune historique. Nous sommes convaincus que le marché reflète les inquiétudes concernant la durée et l’ampleur de la reprise de l’économie mondiale. Dans ces conditions, les actifs risqués n’auront pas besoin, pour surperformer, de la concrétisation de scénarios improbables, mais tout simplement de l’annonce de nouvelles moins mauvaises que prévu.

- En 2011, la performance des actions dépendra fortement du cycle mondial : on ne peut pas compter sur les seules valorisations pour que le marché progresse dans le cas où les chiffres de la croissance s’avéreraient nettement moins bons que prévu, sans pour autant parler de récession. En outre, la croissance bénéficiaire pourrait ralentir par rapport aux niveaux élevés de ces douze derniers mois. De même, compte tenu de l’évolution relativement favorable du cycle, la plupart des produits de crédit devraient surperformer les obligations d’État.

- Rendements bas obligent, les obligations devraient générer une performance faible à moyen terme : cela étant, pour que les rendements remontent de manière significative en 2011, il faudra que la croissance de l’économie mondiale ou l’inflation accélère suffisamment pour que les banques centrales abandonnent leur politique monétaire très accommodante et relèvent fortement leurs taux directeurs, ou que les craintes liées aux déficits budgétaires augmentent.

- Les banques centrales des pays développés devraient maintenir leurs taux directeurs à un niveau bas : l’exubérance irrationnelle ne devrait pas être de retour en 2011, même en cas de baisse significative de l’épargne mondiale. Aucun facteur ne semble donc devoir conduire à une remontée significative des rendements obligataires en 2011. Dans ces conditions, les rendements des obligations d’État, exception faite de celles des pays périphériques de la zone euro, devraient demeurer très bas pendant une période prolongée, ce qui se traduira par des rendements réels négatifs.
M. Urwin a déclaré : « À certains égards, 2011 pourrait être perçue comme une répétition de 2010. Les actions devraient s’apprécier modérément – celles des pays émergents surperformant modestement plutôt que de façon spectaculaire, en raison notamment de l’appréciation des monnaies des pays concernés – tandis que les matières premières pourraient continuer de réaliser des gains en raison de la persistance de déséquilibres entre l’offre et la demande.
La différence la plus évidente par rapport à 2010 en termes de performance pourrait être constatée sur le marché de la dette souveraine en raison du handicap que constitue le très bas niveau des rendements. Investir également dans les obligations d’entreprise et dans d’autres titres de créance du secteur privé pourrait contribuer à la performance, mais un resserrement significatif des spreads apparaît peu probable. En résumé, beaucoup d’investisseurs pourraient à nouveau hésiter à prendre des risques en 2011, mais ceux qui le feront seront probablement récompensés. »

Richard Urwin, Managing Director, est responsable de l’investissement au sein de l’équipe Fiduciary Mandate Investment (FMIT) de BlackRock. M. Urwin est responsable de l’allocation d’actifs et de la sélection des gérants pour les mandats fiduciaires gérés par BlackRock pour le compte de ses clients.
Avant de commencer à exercer ses fonctions actuelles en 2009, M. Urwin était responsable de l’équipe Asset Allocation and Economics Research (AA&E) et gestionnaire de portefeuille principal pour les stratégies Global Tactical Asset Allocation au sein de l’équipe Multi-Asset Client Solutions de Blackrock (BMACS). Cette équipe est chargée de la mise au point, du montage et de la gestion de solutions pour les investissements multi-stratégies et multi-actifs. M. Urwin travaille pour la société depuis 2006, si on tient compte des années qu’il a passées chez Merrill Lynch Investment Managers (MLIM) avant sa fusion en 2006 avec BlackRock. Chez MLIM, M. Urwin était responsable de l’équipe AA&E. Il dirigeait précédemment l’équipe Recherche stratégique de Gartmore. Il a débuté sa carrière en tant qu’économiste à la Banque d’Angleterre. M. Urwin est titulaire d’une licence d’économie, mention très bien, de l’Université de Sheffield (promotion 1981), d’une maîtrise d’économie de l’Université de Warwick (promotion 1982) et d’un MBA de finance de la City University, obtenu avec mention en 1990.

BlackRock

Dimanche 9 Janvier 2011
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