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Défaillances et sauvegardes d'entreprises (1er sem. 2007) : l'analyse semestrielle d'Altarès


La hausse des défaillances d'entreprises observée depuis l'été 2006 s'est poursuivie sur le premier semestre 2007. 24 800 ouvertures de procédures ont été enregistrées, en augmentation de 8% par rapport à la même période 2006. Sur les 6 premiers mois de l’année, 234 procédures de sauvegarde ont été demandées par des entreprises de taille modeste.




Défaillances et sauvegardes d'entreprises (1er sem. 2007) : l'analyse semestrielle d'Altarès
La hausse des défaillances d'entreprises se poursuit en 2007
Amorcée l'été dernier, la hausse des défaillances d'entreprises s'est accélérée au 1er trimestre 2007 (+12 %) avant de ralentir au 2 e trimestre (+ 4%). Sur les 6 premiers mois, 24 800 ouvertures de procédures collectives ont été enregistrées contre un peu plus de 23 000 un an plus tôt, soit une augmentation de 8%.
La dégradation affecte la plupart des régions et des secteurs à l'exception de l'Agriculture, des Transports et de l'Industrie.Le Bâtiment, l'Industrie agroalimentaire, les Activités financières et la Santé concentrent les évolutions les plus sévères.
En rendant désormais le droit des faillites applicable aux personnes physiques exerçant une activité indépendante, y compris une profession libérale, la loi dite de sauvegarde semble peser sur les statistiques. Le nombre de défaillances de personnes exerçant sous forme de profession libérale a pratiquement triplé ce semestre. La tendance est encore plus importante pour celles évoluant dans les métiers de la santé.

Le dynamisme des créations d'entreprises observé depuis 2003 s'accompagne aujourd'hui d'une hausse des défaillances de petites entreprises.La dégradation est de 20% sur le 2e trimestre et 18% sur le semestre pour la population des entreprises âgées de 3 à 5 ans.

Les petites entreprises plus sensibles à la procédure de sauvegarde.
Entrée en application le 1er janvier 2006, la procédure de sauvegarde, réservée aux entreprises qui ne sont pas encore en état de cessation des paiements, s'installe. En 2007, 234 procédures de sauvegarde ont été ouvertes sur les 6 premiers mois. C'est 8% de plus que sur le 1er semestre 2006. Les petites structures restent les plus attirées par cette nouvelle procédure, 56% emploient en effet moins de 10 salariés. Les secteurs des Services aux entreprises et de l'Industrie concentrent chacun 19% des sauvegardes, devant le Commerce à 17%. La région Rhône-Alpes se détache et représente 23% des ouvertures du semestre. Provence-Alpes-Côte d’Azur est en deuxième position avec 12 % des sauvegardes.

La mise en application de la loi est encore récente pour en apprécier sa réelle efficacité, néanmoins, l'observation des premières procédures de sauvegardes apporte un éclairage probant. Si le taux de conversion de la sauvegarde en redressement judiciaire, voire liquidation judiciaire, reste sensible, le nombre de plan de sauvegarde est encourageant.
En effet, plus de la moitié (56%) des suites de procédures prononcées sur les sauvegardes du 1er semestre 2006 sont des plans de sauvegarde. Ce taux est 2 à 3 fois supérieur au taux de transformation généralement constaté des RJ en plans de redressement par continuation. Pour autant, 44% des sauvegardes du 1er semestre 2006 ont été converties en RJ ou LJ.

"Depuis quelques mois, les défaillances s'étaient accélérées dans les sociétés de grande taille, symptôme d'un environnement conjoncturel et concurrentiel délicat à négocier pour les entreprises.Désormais, les sinistres gagnent les jeunes entreprises,effet du fort dynamisme des créations depuis 2003", observe Thierry Millon, Responsable des analyses Altares.
"La vulnérabilité des créations récentes est une problématique récurrente généralement intégrée par les dirigeants dans leurs outils de gestion du risque. En revanche, la procédure de sauvegarde, mise en place seulement depuis 2006, peut sembler plus difficile à prévoir, a fortiori si le dirigeant a efficacement anticipé sa possible difficulté. Des indicateurs très prédictifs sont alors nécessaires.Parmi eux,le suivi du comportement de paiement du client.En effet,Altares constate que les entreprises en sauvegarde règlent en moyenne leurs fournisseurs avec 19 jours de retard ; rappelons que le retard moyen constaté en France est de 12,5 jours.
Premiers signes de retournement, les retards de paiement doivent donc être étroitement surveillés sous peine de voir son retard client se transformer, au mieux, en créances chirographaires à l'occasion d'une défaillance ou d'une sauvegarde."

Renseignement :Thierry Millon - Responsable des Études Altares : 04 72 65 15 51

Source : www.altares.fr

Etude à télécharger ci-dessous au format pdf.

Altares_Defa_Sauv_S1_2007.pdf Altares_Defa_Sauv_S1_2007.pdf  (805.57 Ko)


Lundi 25 Juin 2007
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