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Défaillances d'entreprises en France en 2005





Selon la société d’assurance-crédit Euler Hermes SFAC, les défaillances d’entreprises en France ont enregistré une progression de 3,2% en 2005 à 50.242 cas (en date de publication au Bodacc), contre 48.673 en 2004. On atteint ainsi un niveau record depuis 1998 après quatre années de hausse consécutives.

Cette augmentation a touché la plupart des secteurs d’activité à l’exception de l’immobilier et de l’industrie ainsi que la majorité de régions. Elle est liée au ralentissement économique observé en 2005 et aux fortes créations d’entreprises de 2003 et 2004, qui ont agi avec un effet différé.

Ralentissement économique et renforcement de la concurrence étrangère ont pesé sur la santé des entreprises.

Le ralentissement économique en France et en Europe et le renforcement de la concurrence étrangère ont pesé sur l’activité des entreprises et sur la situation financière de nombreuses sociétés. Le rythme de croissance a décéléré de 2,1% en 2004 à 1,6% en 2005 et le nombre des entreprises contraintes au dépôt de bilan a progressé de 3,2% après 1,2% en 2004. La hausse de la sinistralité a été plus marquée au premier semestre 2005.

Par ailleurs, la forte accélération des créations d’entreprises en 2003 et 2004 (+12%) est venue gonfler les chiffres des défaillances, avec un à deux ans de décalage.

Au quatrième trimestre 2005, Euler Hermes SFAC a observé un ralentissement des défaillances dans leur ensemble par rapport à la même période de l’an dernier, mais une accélération du nombre de grosses défaillances (chiffre d’affaires égal ou supérieur à 15 millions d’euros). Au total 50.242 défaillances ont été dénombrées en 2005 (sur la base des jugements de redressement judiciaire ou de liquidation directe en date de publication au BODACC), chiffre le plus élevé depuis 1998.

Les secteurs qui subissent les plus fortes hausses de sinistralité sont le BTP, le commerce et les transports.

La sinistralité progresse dans la plupart des secteurs. Les plus fortes hausses sont constatées dans le BTP (+7,4%) en dépit d’une activité toujours soutenue dans la construction, dans le commerce (+5,3%) et dans les transports (+4,5%). Les défaillances se sont stabilisées dans l’hôtellerie-restauration (-0,1%), après il est vrai une forte progression en 2004 (+7,7%).

Deux secteurs s’en tirent mieux avec une diminution des défaillances : l’immobilier (-8%) et l’industrie dont le recul des défaillances (-3,4%) est cependant moins important qu’en 2004 (-9,1%).

« Sur la base de notre scénario macro-économique - croissance du PIB français de 2% en 2006 - et du ralentissement des créations d’entreprises en 2005, nous prévoyons une stabilisation des défaillances pour l’ensemble de l’année 2006, sous réserve que la nouvelle procédure de sauvegarde ne soit pas utilisée massivement par les entreprises dès son introduction », analyse Philippe Brossard, Directeur de la Recherche d’Euler Hermes SFAC.

Source : QUALISTEAM

Samedi 21 Janvier 2006
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