Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

De la relance à l’austérité !


Les chefs d’Etats, étaient-ils conscients que les politiques de relance ainsi mises en œuvre en 2008 vont se transformer par la suite, pour certains d’entres eux, en politiques de rigueur. Vu l’ampleur des fonds publiques mobilisés, sous forme de dettes, seuls les spéculateurs avides ont prévu ce scénario pour ne pas dire qu’ils étaient les principaux concepteurs.




Kamal EL-Oualy
Kamal EL-Oualy
En effet, nul ne conteste le rôle joué par les Etats souverains pour soutenir les banques privées en crise et relancer l’économie en plein marasme en limitant, pour autant que faire se peut, les dégâts et les banqueroutes. Cet accompagnement de l’Etat au secteur privé et à l’économie a révélé, au fil du temps, que certains pays avaient réellement des problèmes au niveau de leurs finances publiques, alors que la crise n’a fait que dévoiler ce qui est caché.

Après les opérations de sauvetage, le donateur d’hier, en l’occurrence l’Euroland, s’est trouvé en mauvaise posture une année après. Ainsi, face au pétrin dont se trouve l’Etat en 2010, fallait-il recourir au secteur privé et alourdir encore plus le fardeau de la dette et amenuiser les déficits publics? Telle et la question qui se posait juste après l’éclatement de la crise grecque surtout que la reprise, après relance, n’avait pas encore atteint un stade avancé. Dans ce cas, pour des raisons de souveraineté, et en vue d’arrêter la contagion grecque, les pouvoirs publics de la zone euro n’avaient pas d’autres choix que de procéder à des politiques de rigueur comme réponse extrême en vue de redresser la situation financière étouffant la plupart des pays de la zone.

Or, derrière une crise, il y a souvent un renouveau. Dans ce cadre, outre la mise en place d’un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, des solutions d’ordre réglementaires et institutionnelles ont été proposées pour renforcer le bon fonctionnement de la zone euro en l’occurrence la création d’un Fonds européen commun. Sans omettre que certaines mesures préconisées par des décideurs ont été soumises au parlement pour discussion et qu’une fois votées, elles seront érigées au rang de règles constitutionnelles dont l’application sera impérative. Il s’agit en effet, du respect d’un déficit cible et d’autres critères de Maastricht ayant trait notamment au ratio dette/PIB et également des sanctions pour violation de ces normes.

Dans ce sillage, une réaction concrète attend le G20, dans sa réunion de juin 2010, pour apaiser la volatilité des marchés et atténuer la dégradation des finances publiques des économies occidentales. Il s’agit d’une tache rude pour le G20, face à une situation qui semble ne pas se corriger dans l’immédiat et dont les solutions préconisées pourraient mener à une refonte de quelques principes du fonctionnement du système financier mondial.

Relance ou austérité tel est le dilemme des économies occidentales en difficultés ?

Dr. Kamal EL-Oualy
Economiste
Kamal.eloualy@yahoo.fr

Mercredi 26 Mai 2010
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs