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De la Compétence comme Actif


D’une production imposée à la vente, nous avons peu à peu réalisé la vente comme moteur de production puis par la publicité et une surveillance accrue des coûts de production, un ajustement des ventes pour assurer ladite production.




L’allocation de main d’œuvre fut subordonnée aux entrepreneurs pour produire et commercialiser des biens et prestations. Ce modèle de qualification traité en interne par l’entreprise correspondait à une relation mécanique entre un poste de travail, les capacités liées à ce dernier et une stabilité conjointe entrepreneuriale et salariale.

Or nous sommes passés progressivement aux offres et demandes de travail issues d’une sophistication aux multiples caractéristiques : spatiale, professionnelle, grilles clientélistes et productives, publicité ciblée en temps, par public et région.

De nécessaires réformes traitant de la qualification s’imposaient, non seulement suscitées par les complexités du marché, mais aussi par des exigences professionnelles traitant alternativement de la conception, du design, de la publicité, de la vente, de l’administration et de la production. Et ce pour de multiples marchés traités en des périodes différentes.

Nous sommes donc passés au fil des décennies d’une mobilisation du travail liée aux « forces naturelles du marché », à des recrutements et négociations liés aux concurrences sophistiquées du marché. A partir des années 70 la logique dite de « compétences » se substituait donc aux critères de qualification définis par la convention « Parodi ».
Le modèle compétence engageait le salarié, par une plus grande mobilisation à l’autonomie, à la responsabilité obligeant une coopération transversale dans l’entreprise. L’individuel se liant au collectif.
Lors d’un recrutement ou d’une chasse l’échange salarial se construit au cours d’un entretien pour légitimer un jugement, un choix comparativement à cette transversalité.
Depuis une dizaine d’années des cadres voire des agents de maîtrise confrontés aux difficultés de l’emploi ont accepté des postes, des missions ou responsabilités inférieurs à leur niveau d’études, formations ou expériences antérieures.
Si le salaire qui leur versé intègre un coût de production, qu’advient-il de ce renoncement financier lié à une compétence toujours d’actualité mais ignorée. Hormis l’humain forgé dans l’abnégation destructrice ou dans la reconquête.
Il est oublié comme le sont les précédents postes à responsabilité : caractéristique typiquement française. Qui trop souvent oblige un candidat à un nouveau parcours du combattant, pour faire valoir savoirs et connaissances non mis à contribution. Ils s’étiolent malgré des lectures professionnelles et deviennent obsolètes au bout de quelques années.
Mais l’entreprise est elle, aussi condamnée si lors d’une reprise, d’une négociation ou d’une participation d’un de ses responsables, elle néglige son corps d’ingénieurs et cadres.
Si le salaire fait partie des charges du compte de résultats comment maintenir par reconnaissance des compétences, que rôle dans l’entreprise et salaire dévolu, ignore ?

Ces compétences et savoir-faire non pratiqués ne pourraient-ils pas figurer en actif incorporel ?
Ou développées par des formations professionnelles qui, par obligation de moyens, maintiendraient ou augmenteraient la compétence comme valeur incorporelle ?
Cette valeur incorporelle serait le différentiel conventionnel entre le salaire, coût de production et, l’estimation conventionnelle de la compétence renoncée temporairement.
Si le cadre bénéficiait d’une telle reconnaissance et revalorisation professionnelle, il n’en serait pas le seul. L’entreprise lors de reprise ou de vente sait fort bien que ce « capital » humain, s’il n’est pas chiffré, est un atout majeur pour une négociation. Car ce ne sont pas de bonnes paroles rassurantes qui feront plier l’autre partie, mais le niveau de compétences exercées et présentes pour l’avenir.
Cette suggestion rencontrera de nombreux obstacles techniques ou corporatistes, mais elle doit faire bouger par négociations le phénomène « charges » que représentent pour tout chef d’entreprise une compétence. Alors qu’elle est une richesse permanente et psychologique qui se nomme investissement. Sans ces Hommes et ces Femmes aux savoirs et connaissances transversaux, une Entreprise ne vaut que par l’enchère décidée par d’éventuels acquéreurs.

Charles Catelin
Groupe Catelin
Ingénierie de la Connaissance

Dimanche 28 Juin 2009
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