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David Divitt, risk solutions consultant, ACI Worldwide





CFO-news : David Divitt bonjour, vous êtes

David Divitt
David Divitt
David Divitt : Actuellement, les banques définissent les niveaux de fraude et les coûts relatifs en fonction du pays et de l’entreprise. Les différents types de fraude sont classés par impact financier, puis répartis en sous-catégories – carte, chèque, paiement en ligne et vol d’identité. Ces données chiffrées ne sont cependant pas les méthodes les plus perfectionnées telles que les faux positifs et le taux de détection. Le Point de Détection, ou PoD, peut fournir une approche cohésive au sein de l’industrie, c’est une stratégie très importante.

Le Point de Détection mesure le nombre de transactions frauduleuses sur une période donnée, avant que le système de sécurité de la banque n’ait généré une première alerte sur un compte. Une métrique telle que celle mise en place pour le Point de Détection offre des résultats très proches des pertes réelles et décrit le nombre de transactions douteuses avant qu’un analyste ou que le système de la banque aient été alertés pour enrayer la fraude.
Plus tôt la banque est en mesure de détecter une opération frauduleuse sur un compte, plus tôt les équipes sont capables d’agir pour stopper l’hémorragie. Si l’on réalise une moyenne prenant en compte les pertes et les transactions à risque, il est simple de voir les sommes qui pourraient être sauvées si la détection était opérée en amont du cycle de fraude.

Comment expliquez-vous le fait que les banques n’optimisent pas davantage leur recours au POD ?

Le PoD est sur le point de devenir une référence dans le répertoire des responsables fraude. Il est donc important que toute l’industrie prenne des initiatives telles qu’intégrer le Point de Détection comme solution standard. Pour citer un exemple, si nous définissions unanimement le taux de PoD à trois pour cent, il serait inacceptable pour tout département fraude de prendre pour base un taux plus élevé. Cette harmonisation fournirait alors un niveau de réponse aux attaques frauduleuses plus cohérent et homogène.

Quelles sont les principales mesures permettant de détecter plus tôt les transactions frauduleuses ?

Pour détecter les transactions frauduleuses le plus tôt possible, les banques pourraient installer des outils de surveillance permettant une visibilité en temps réel. Elles pourraient ainsi avoir un regard sur les transactions dès leur phase d’émission et suivre l’activité d’un compte en identifiant toutes les actions qui seraient considérées comme suspicieuses.

En outre, il est important de signaler que les banques commencent à sensibiliser leurs clients au processus de détection de la fraude de manière à ce qu’ils comprennent les solutions mises en place quand une transaction frauduleuse est repérée sur leurs comptes. Qu’ils soient ainsi préparés à intervenir en tant qu’acteur durant le processus de prévention de la fraude.

En créant des standards intelligibles par tous, de nouveaux procédés répondant aux attentes des consommateurs peuvent être introduits. Par exemple, des alertes SMS interactives pourraient être envoyées sur les téléphones portables lors de chaque transaction inhabituelle comme lorsque les sommes dépensées dépassent les montants courants. Dans ce cas, le consommateur recevrait un SMS l’alertant de la transaction et lui donnant l’opportunité de réagir immédiatement en bloquant sa carte, si en effet la fraude était avérée. Les alertes pourraient également être envoyées pour toutes transactions que la banque considèrerait comme suspicieuses, même s’il s’agit de transactions qui correspondent aux limites habituelles du consommateur. Cette méthode a le potentiel d’enrayer le mécanisme de la fraude dès la première transaction et permettrait de faire baisser le PoD à 1%. En prenant de telles résolutions, le nombre de tentatives frauduleuses réalisées sur un compte devrait drastiquement baisser.

Comment ACI intègre ces différentes mesures dans ses solutions ?

Notre solution PRM a été conçue pour être un système de prévention de la fraude à la fois flexible et extensible. Cette flexibilité permet au PRM de s’adapter au jour le jour à toutes les attaques frauduleuses qui s’opèrent de plus en plus rapidement sur le marché. Notre solution est capable de répondre aux menaces existantes et à venir. Le PRM est capable d’intercepter des transactions douteuses tout en baissant considérablement le Point de Détection. En plus des fonctionnalités centrales, PRM a été étudié pour interagir avec des systèmes externes comme les alertes SMS et les solutions IP Intelligence. Nous sommes en partenariat avec les meilleurs fournisseurs de solutions pour intégrer les fonctionnalités les plus pointues du marché dans les produits ACI, pour faire des offres complètes à nos consommateurs.

David Divitt, je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de CFO-news.

© Copyright CFO-news. Propos recueillis par la rédaction de CFO-news


Samedi 20 Décembre 2008
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