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Crise financière - La vieille école de pensée doit intervenir


Il semble urgent de libérer les banques d'une contrainte jugée superflue les obligeant à réévaluer leur portefeuille de prêts selon les critères du prix qu'elles pourraient obtenir si elles cédaient leur crédit aujourd'hui.




Crise financière - La vieille école de pensée doit intervenir
Si cette méthode évoque l'offre et la demande sur le marché du crédit (effet de commerce), elle reste relativement opaque quant à la valeur réelle de la classe d'actifs de << prêts >>.

Le monde souffre actuellement d'une réaction en chaîne qui a apparemment été déclenchée par la crise du sub-prime (prêts immobiliers à risque), mais également, et peut-être à plus grande échelle, par le fait que la dévaluation des prêts frappe les banques avec un coefficient de 1:12 (en admettant un ratio de fonds propres de 8 pour cent en moyenne) et certainement souvent exagéré.

Si une banque amortit 4 pour cent du total de ses actifs, elle est également sensée se débarrasser de 48 pour cent de ses actifs. Il n'y a pas assez d'acheteurs pour de telles quantités de prêts offerts
simultanément par le secteur des services financiers. La raison est la suivante : les banques ne peuvent toutes se dédoubler soudainement ou être remplacées par des organisations ne détenant pas les économies de l'épargnant.

Par conséquent, une spirale sans fond se développe dans la mesure où l'abondance de l'offre de prêts entraîne une dévaluation croissante, qui appelle à son tour une offre plus forte. Le marché ne peut trouver d'équilibre parce qu'il s'agit d'une situation artificielle dans laquelle il est difficile de générer suffisamment de demande dans les délais requis, même par les organisations ne souffrant pas des mêmes règlementations contraignantes.

Si les prêts constituent des actifs, ils diffèrent néanmoins des actions. Les actions s'échangent au quotidien sur la base d'informations publiques en continu émanant des entreprises et une partie de l'épargne mondiale est affectée à cet échange.

Les banques sont celles qui peuvent comptabiliser les prêts (les "hedge funds" ou fonds spéculatifs ne détiennent qu'une petite partie de l'épargne). Si on les élimine, leurs fonctions ne peuvent être remplacées. Ainsi l'offre et la demande ne peuvent pas s'équilibrer sans balayer une majeure partie des fournisseurs de crédit.

Un bilan devrait montrer la valeur fidèle d'une entreprise selon le principe de la continuité de l'exploitation.

Si le principe de contuinité de l'exploitation est éliminé des fondamentaux comptables de l'industrie et que vous demandiez d'évaluer chaque tuyau, hydraulique, vérin ou robot en fonction de sa valeur en
matériel usé par jour (ou rebut), une majeure partie de l'industrie ferait faillite, simplement en termes comptables.

Un crédit est payé à échéance, comme une usine s'amortit après, disons, 10 ans. La valeur du prêt correspond à la valeur nominale et non 87 pour cent en tant que garantie de premier rang, ni 69 pour cent en tant que droit de gage de deuxième rang, selon les appréciations actuelles de Londres et NY.

La gestion du risque est effectuée au niveau des régularisations des risques sur plusieurs années. Il s'agit de la bonne vieille méthode comptable européenne et il faudrait que nous revenions très rapidement à cette logique. Ceci doit tout particulièrement être pris en considération par les organes de régularisation de l'UE.

Cela diminuerait aussi la tendance inflationniste de céder les prêts pour des constructions multi-niveaux.

Tandis que les banques se sont pas tentées, et surtout n'en ont pas la possibilité actuellement, d'acheter des prêts, c'est donc une occasion idéale pour revenir aux vertus des anciens banquiers.

Tant que nous forcerons les banques à dévaluer les actifs à valeur nominale à échéance, les fonds spéculatifs continueront de profiter de cette inefficacité du marché dérivée des règles comptables qui créent un écart entre la valeur comptable et la valeur réelle à hauteur de centaines de milliards d'euros/dollars.

Aujourd'hui, nous assistons non seulement à l'échec de l'évaluation réelle, mais une règle comptable inappropriée risque à présent d'handicaper l'industrie.

Il faut permettre aux banques et aux compagnies d'assurance d'évaluer leurs prêts dans leur bilan tant qu'ils ne les cèdent pas à valeur nominale.

<< Cette recommandation est fondée sur le bon sens de la direction de l'organisation Europe's 500 pour les meilleurs créateurs d'emplois européens, déclare Martin Schoeller, président d'Europe's 500. >>

Martin Schoeller, président d'Europe's 500
www.europes500.com

Jeudi 9 Octobre 2008
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