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Crise de la zone euro : perspectives pour 2012 (Edmond de Rothschild)


Malgré de nombreux sommets, la crise au sein de la zone euro ne semble pas trouver d’issue. Au contraire, les dernières évolutions indiquent une crispation de plus en plus marquée des marchés. Ainsi, l’Allemagne, considérée comme le dernier refuge au sein de la zone, a placé avec peine son émission de 6 Mds d’euros fin novembre. Faut-il considérer que la contagion n’épargne désormais plus personne ?




UNE SPIRALE INFERNALE DETTE – AUSTERITE – RECESSION AU SEIN D’UNE ECONOMIE INTEGREE

La crise de la dette souveraine européenne présente différents visages. D’une part, il s’agit d’une crise de balance courante : au sein d’une économie intégrée disposant d’une devise unique, certains membres ont vu leur compétitivité se dégrader et le déficit courant se creuser tandis que d’autres les ont financés. D’autre part, la crise n’est plus uniquement souveraine : les banques, qui ont également participé au financement des Etats, se retrouvent désormais en première ligne.

La crise s’étend également aux domaines politique et institutionnel. Les réponses apportées à ce stade par les politiques ont consisté à accumuler les mesures d’austérité afin de contrôler les niveaux d’endettement importants suite à la crise de 2008. Cette stratégie ne peut être la seule réponse. En effet, le niveau d’endettement public important associé à la récession économique ne permet pas aux gouvernements de présenter une copie crédible aux yeux des marchés, à l’image de la Grèce. Les mesures d’austérité décidées (hausse des impôts, coupes dans les dépenses) auront un effet négatif sur la croissance qui, au mieux, annihilera l’assainissement de la dette et au pire, alourdira le ratio dette/ PIB.

Cette spirale infernale aboutit à un phénomène de prophétie auto-réalisatrice. En raison du manque de confiance des marchés vis-à-vis des débiteurs, les Etats se financent à des taux d’intérêt prohibitifs – le taux des emprunts de la France par exemple n’est pas représentatif de son AAA – et insoutenables dans la durée. En effet, des pays initialement en situation de crise de liquidité peuvent devenir insolvables à cause d’une poussée excessive de la charge de leur dette. Par exemple, une hausse de 20 bp du taux de rendement des OAT sans augmentation de croissance potentielle représente un coût supplémentaire de plus de 2 Mds d’euros de la dette de l’Etat français. Les risques de la configuration actuelle ne sauraient être surestimés, au premier lieu desquels l’instabilité sociale, une panique bancaire, mais également une sortie précipitée d’un pays de la zone euro et une contagion hors zone, à l’instar de l’Europe centrale et de l’Est ou la Turquie. Une explosion de l’Union monétaire n’est plus à exclure aujourd’hui, même s’il est difficile d’identifier quel en serait le fait déclencheur. Certains éléments seront néanmoins regardés de très près : par exemple, la réunion du Conseil européen du 9 décembre, deux émissions italiennes de 33 Mds d’euros fin janvier et de 43 Mds d’euros fin février, l’absence d’entente au sein de la Troïka, une dégradation du AAA français.

UNE SORTIE DE CRISE EN DEUX TEMPS, QUI REPOSE PRINCIPALEMENT SUR UNE REFONTE INSTITUTIONNELLE

Des actions doivent être mises en oeuvre rapidement, car plus le temps passe, plus la situation s’enlise. La première d’entre elles concerne le rôle de la BCE. Aujourd’hui, la crise n’atteint plus uniquement des pays périphériques en situation d’insolvabilité, mais également des pays core touchés par une crise de liquidité dont la dette est soutenable avec des taux d’intérêt inférieurs à ceux qui leurs sont appliqués aujourd’hui. La BCE aurait à cet égard un rôle majeur à jouer en institutionnalisant son statut de prêteur en dernier ressort, qui aujourd’hui ne fait pas partie de son mandat et dont les gouverneurs n’ont eu de cesse de souligner le caractère ponctuel.

Cette réaction de court terme, si elle est indispensable, n’est cependant pas suffisante en soi. Elle doit être complétée d’une refonte institutionnelle de long terme qui se traduirait par une perte de souveraineté des Etats en transférant du pouvoir au niveau supranational, conduisant à un « euro nouvelle génération ». Ce transfert de souveraineté pourrait être assorti d’un pouvoir de sanction vis-à-vis des Etats non respectueux des critères de Maastricht, permettant de les astreindre à l’orthodoxie budgétaire et de veiller à l’harmonisation des profils de risque de chaque Etat au sein de l’Union monétaire.

QUE FAIRE FACE A DES MARCHES AUX REACTIONS EPIDERMIQUES ?

Dans cet environnement où les marchés sont hyper-sensibles à toute annonce et où chaque rumeur est extrapolée, nous privilégions une gestion défensive adaptée à la fébrilité des marchés. Au sein de notre gamme Edmond de Rothschild Allocation, la poche actions est composée de deux stratégies. D’une part, nous ne conservons que des fonds défensifs, notamment absents des valeurs financières. D’autre part, nous couvrons notre exposition sur l’Eurostoxx 50 par des stratégies optionnelles. Quant à la poche taux, nous avons dès le début de la crise fait le choix de rester à l’écart des emprunts d’Etat. Nous privilégions en revanche les émissions d’entreprise (haut rendement) assorties de monétaire pour limiter le risque. Enfin, nous conservons en portefeuille du dollar US, qui offre une couverture contre la crise monétaire européenne.

La gamme Edmond de Rothschild Allocation est récompensée par 4 étoiles Morningstar et dispose d’une gestion dynamique des risques, permettant aux fonds de limiter les retournements de marchés
sur leur performance.

A propos d’Edmond de Rothschild Investment Managers
Edmond de Rothschild Investment Managers est la filiale de gestion d’actifs de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild dont la vocation est de gérer des actifs et concevoir des solutions qui permettent de diversifier et limiter les risques d’un investissement tout en autorisant sa performance. Conjuguant ingénierie financière et capacité de structuration, Edmond de Rothschild Investment Managers met à la disposition des investisseurs une compétence transversale en regroupant des équipes multidisciplinaires au sein d’une plateforme commune : spécialistes des gestions taux et crédit, diversifiée (performance absolue, multigestion diversifiée, gestion alternative directe), de la multigestion alternative ou encore de la structuration d’actifs et gestion structurée. Cette richesse d’expertises réunies permet d’extraire et de concevoir des solutions adaptées et sur-mesure, en ayant accès à toutes classes d’actifs. Edmond de Rothschild Investment Managers est la marque commerciale de l’ensemble constitué par EdRIM Solutions, entreprise d’investissement en charge notamment de l’activité de structuration et de la commercialisation de la gamme commune, et sa filiale de gestion d’actifs, EdRIM Gestion. Les chiffres cités ont trait aux années écoulées. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

A propos de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild
Branche française du Groupe Edmond de Rothschild, La Compagnie Financière Edmond de Rothschild Banque assure depuis plusieurs années son succès grâce à une stratégie de spécialisation sur les métiers de la gestion d’actifs et de la banque privée. En matière de gestion collective, la gamme s’est depuis plusieurs années significativement enrichie grâce à une stratégie soutenue d’innovation « produit ». L’ensemble des classes d’actifs est couvert : gestions action, diversifiée et convertible, gestions taux et crédit, structurée et alternative, multigestion ainsi que des fonds de private equity.

Mardi 6 Décembre 2011
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