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Crédit zone euro : SISF Euro Corporate Bond se détache


Schroders a adopté un biais positif sur les marchés obligataires crédit depuis le 4ème trimestre 2008, même si le gérant britannique est bien conscient que la hausse des taux de défaut devrait se poursuivre tout au long de l'année 2009 et se maintenir à un niveau élevé durant l'année 2010.




Dans ce contexte, le fonds phare de Schroders profite fortement du retour d'intérêt des investisseurs pour le crédit, avec une progression spectaculaire de ses encours sous gestion, passés depuis fin décembre de 250 millions à plus d'un milliard d'euros aujourd'hui.

Il est vrai que Schroder ISF Euro Corporate Bond :
- se comporte bien depuis le début de la crise du crédit observée depuis août 2007 - et plus encore depuis son intensification après les évènements de septembre-octobre 2008;
- rebondit mieux que la plupart de ses pairs depuis le retournement du marché, avec une performance de +5,2% sur 4 mois à fin février, contre une hausse limitée à +2,1% pour l'indice Merrill Lynch Euro Corporate.
- dégage ces résultats tout en maintenant un positionnement plutôt prudent, comme en témoigne la part du portefeuille investie en titres de qualité ou encore le taux de rendement actuariel moyen du portefeuille à fin février qui ne s'élève qu'à 5,1% contre 6,4% pour son indice.

La stratégie de Schroders sur le fonds "Euro Corporate Bond" :
Schroder maintient une position défensive sur le fonds, comme en témoigne d'ailleurs le rendement actuariel moyen du portefeuille - hors CDS - qui s'établit à 5,1% (contre 6,9% pour l'indice). Le portefeuille est notamment sous-pondéré sur la dette junior des sociétés financières (dette non adossée ou qui bénéficie d'un rang de priorité de remboursement inférieur) alors que nous sur-pondérons les positions sur les secteurs défensifs qui ont jusqu'ici bien contribué à la performance. En outre, la duration du fonds se maintient à un niveau neutre.

Le fonds continue donc à se concentrer sur des émetteurs de qualité, disposant de bilans solides, ayant peu de besoins de liquidités et bénéficiant de cash flows prévisibles. Nous affichons des positions sur-pondérées sur les secteurs défensifs tels que le tabac, les services aux collectivités ou les télécoms.

L'analyse de Schroders sur la situation actuelle :
L’environnement économique s'est détérioré, avec un flux continu de statistiques décevantes en matière d'emploi, de confiance des affaires et de production industrielle. Nous ne nous attendons pas à une amélioration sensible de l'activité économique tant que les banques - qui jouent un rôle d'intermédiation fondamentale - n'auront pas résolu leur problème de financement et de qualité de leur portefeuille d'actifs.

Les investisseurs attendent beaucoup du plan Geithner et de la réunion du G20 : il est vrai que ces deux éléments pourraient constituer le cathalyseur d'un certain retour d'appétit pour le risque. Mais si les rendements offerts par les obligations "corporate" continuent de tenter les investisseurs, la détérioration des conditions économiques exerce toujours une pression baissière sur les attentes de résultats des entreprises. Nous nous attendons toujours à une augmentation des taux de défaut et des dégradations de signature, avec une inquiétude particulière pour le secteur de l'automobile ainsi que les institutions financières de certains pays de la périphérie de l'Europe (Irlande, Espagne, Autriche) ou très exposées aux économies d'Europe de l'Est.

Ceci étant, même si les marchés de crédit devraient demeurer volatiles et difficiles à gérer à court terme, on peut considérer que le marché dans son ensemble intègre déjà dans les cours beaucoup de mauvaises nouvelles. Actuellement, l'indice Merril Lynch Euro Corporate Bond offre un rendement actuariel moyen (YTW) de l'ordre de 6,9% - pour un spread d'environ 4,60% - alors que le rendement moyen s'établissait encore à 6,40% à fin février. Cet écartement des spreads de 50 bps au cours du mois de mars s'explique par les inquiétudes entourant Citigroup et Bank of America, ainsi que par d'autres facteurs comme l'exposition des banques européennes à l'Europe de l'Est ou encore la dégradation de la santé financière de constructeurs automobiles comme BMW ou Fiat. Nous sommes donc encore très proches des plus hauts observés il y a deux semaines ou encore des plus hauts atteints à l'automne après la faillite de Lehman Brothers.

Il existe des opportunités d'acheter à des niveaux attractifs des obligations émises par des sociétés de qualité, disposant d'un bilan solide et relativement peu vulnérables au ralentissement économique. Par ailleurs, nous sommes convaincus que les spreads de crédit font plus que compenser l'impact de la récession qui sévit dans la zone euro. Le graphique ci-dessous montre d'ailleurs que les spreads américains sur les signatures BBB sont déjà à des niveaux équivalents aux plus hauts observés lors de la Grande Dépression des années 30.

www.schroders.fr

Lundi 30 Mars 2009
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