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Compétitivité des Entreprises Françaises et de « l’Entreprise France » : les CCE dressent le bilan


2 000 conseillers du commerce extérieur de la France ont répondu à un questionnaire détaillé sur la compétitivité de leurs entreprises, des entreprises françaises et de « l’entreprise France ». Dans un contexte économique difficile marqué par le déficit de la balance du commerce extérieur français, la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, des excédents commerciaux considérables des pays émergents et l’euro fort, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) ont procédé à une enquête sur la compétitivité des entreprises françaises et de « l’entreprise France ».




Une enquête exclusive et inédite

Cette enquête a permis de recueillir l’opinion des professionnels de l’export que sont les conseillers du commerce extérieur de la France présents dans le monde entier pour obtenir une photo objective et actuelle de la situation économique internationale.

Nous vous invitons à découvrir cette étude qui démontre entre autre que :
- les deux principaux atouts des entreprises françaises à l’étranger sont, de loin, la qualité de leurs produits ou services et la connaissance des marchés étrangers, loin devant les prix des produits ou services ;
- la réglementation et le coût du travail en France (notamment le montant des charges sociales) sont les principaux handicaps de « l’entreprise France » ;
- 80% des entreprises interrogées annoncent de nouveaux développements de leurs activités à l’étranger dans les prochaines années avec seulement 14% pour lesquels le développement se fera sous forme de délocalisation.
- les deux raisons majeures du choix du développement à l’étranger sont le rapprochement avec les clients et l’accès à de nouveaux marchés, loin devant l’accès à des salaires plus faibles.

Une surprise : des PME françaises insuffisamment actives à l’international… mais extrêmement performantes quand elles le sont.
Trop frileuses, trop tournées vers les marchés proches, pas assez mobiles dans un monde en profond changement, les PME françaises apparaissent comme encore insuffisamment actives à l’international.
On observe cependant un dynamisme et des performances remarquables de nos entreprises lorsqu’elles opèrent hors de l’hexagone à partir de bases situées à l’étranger.
Les entreprises françaises immergées dans la mondialisation montrent des capacités compétitives et des performances qui ne laissent aucun doute sur la qualité de leurs produits et sur l’efficience de leur management.

SYNTHESE DE L’ENQUÊTE

POUR LES 800 CONSEILLERS DU COMMERCE EXTERIEUR ETABLIS EN FRANCE :
- 71 % des conseillers estiment très important pour l’économie française le développement des exportations et 59 % très important le développement des implantations à l’étranger.
- L’élément le plus déterminant de la compétitivité des entreprises est la qualité des produits ou services (88 %), loin devant les prix des produits ou services (46 %).
- 90 % des interviewés jugent la réglementation et le coût du travail en France défavorables à leur compétitivité, dont 76 % la durée du travail. En revanche, 60 % jugent la qualification de l’encadrement favorable.
- 79 % des conseillers annoncent le développement de nouvelles activités à l’étranger dans les prochaines années et seulement 19 % des délocalisations.
- 56 % des interviewés indiquent que leurs activités implantées à l’étranger sont plus rentables que leurs activités implantées en France (32 % aussi rentables).

Les deux raisons majeures du choix du développement à l’étranger sont :
- se rapprocher des clients (73 %)
- l’accès à de nouveaux marchés (72 %), loin devant l’accès à des salaires plus faibles (26 %).

POUR LES 1200 CONSEILLERS DU COMMERCE EXTERIEUR ETABLIS A L’ETRANGER :
- Les deux principaux atouts des entreprises françaises à l’étranger sont, de loin, la qualité de leurs produits ou services et la connaissance des marchés étrangers.
- Le principal handicap mentionné est la parité euro-dollar, mais sans apparaître déterminant (20 % seulement l’estiment déterminant et 24 % important).
- Comme pour les CCE de France, les CCE étrangers mentionnent comme principal handicap de « l’entreprise France » le montant des charges sociales (85 %), la réglementation du travail (76%). Les conditions d’expatriation des Français ne sont plus vues comme un handicap et la qualification de l’encadrement est perçue, là aussi, comme favorable à la compétitivité (57 %).
- 83 % des interviewés annoncent de nouveaux développements de leurs activités à l’étranger dans les prochaines années, mais seulement 14 % sous la forme de délocalisations.

Comme pour les CCE de France, les deux raisons majeures du développement d’activités à l’étranger sont :
- l’accès à de nouveaux marchés (77 %) ;
- se rapprocher des clients étrangers (70 %).

A propos des CCE
Hommes et femmes d’entreprise, choisis pour leur compétence internationale, les Conseillers du commerce extérieur de la France sont nommés pour 3 ans par décret du Premier ministre sur proposition du Ministre délégué au Commerce extérieur.
Depuis plus de 100 ans, les CCE mettent bénévolement leur expertise au service des pouvoirs publics - auxquels ils adressent avis et recommandations, des PME - qu’ils parrainent dans leur développement à l’international, et des jeunes - qu’ils forment aux métiers de l’international. Le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur est présidé par Monsieur Bruno Durieux, ancien Ministre du commerce extérieur.
www.cnccef.org

Mardi 6 Mai 2008
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