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Communication financière relative à la norme IAS 36 dans les états financiers 2009


CAC 40 : la poursuite des dépréciations à un niveau modéré en 2009 traduit un maintien des objectifs à long terme mais des incertitudes à court terme sur le rythme de la reprise




La cinquième enquête de PricewaterhouseCoopers sur la communication financière relative aux évaluations de goodwill et d’actifs incorporels dans le cadre des tests de dépréciation révèle que la plupart des groupes ont poursuivi leur processus de dépréciation en 2009. Le niveau de ces dépréciations est demeuré modeste en valeur par rapport à la valeur globale des actifs corporels et incorporels inscrits à l’actif des bilans des groupes du CAC 40.

Cette tendance traduit un maintien des objectifs à long terme des entreprises mais elle laisse également entrevoir une forte incertitude des entreprises du CAC 40 quant au calendrier et au rythme de la reprise. Par ailleurs, la communication financière des entreprises sur leurs tests de dépréciation a gagné en exhaustivité et en qualité. Enfin, alors que les opérations de croissance externes ont été moins nombreuses en 2009, quelques sociétés ont choisi d’appliquer par anticipation la norme IFRS 3 révisée relative aux regroupements d’entreprises, ce qui semble indiquer qu’elles y ont trouvé un intérêt pour leur communication financière sur leurs opérations de fusion-acquisitions.

Des dépréciations modérées mais qui se sont poursuivies
En 2008, dans un contexte de crise, les sociétés du CAC 40 n’avaient pas déprécié massivement leurs actifs corporels et incorporels, notamment les goodwills. Elles avaient eu recours à la valeur d’utilité pour privilégier une vision à long terme et tempérer les effets de la crise. Cette tendance s’est confirmée en 2009.

L’enquête de PricewaterhouseCoopers révèle que la plupart des groupes ont poursuivi leur processus de dépréciation en 2009. Ainsi, 34 sociétés sur les 39 analysées ont constaté des charges de dépréciation sur leurs actifs corporels et incorporels soit 1 société de plus qu’en 2008. Contrairement à l’année dernière, où plus de la moitié des dépréciations totales avaient été comptabilisées par seulement trois sociétés, chacune ayant enregistré des dépréciations supérieures à un milliard d’euros, cette année les dépréciations constatées se situent dans une fourchette plus restreinte, inférieure au milliard d’euros.

Comme en 2008, l’absence de dépréciation massive montre que les sociétés du CAC 40 maintiennent leurs objectifs longs termes. Cependant si les montants sont faibles, la poursuite des dépréciations traduit une dégradation des performances à court terme et l’absence encore visible de reprise. « Il demeure que si la conjoncture actuelle ne remet pas significativement en cause les perspectives à long terme des sociétés, la plupart d’entre elles ont poursuivi leur processus de dépréciation cette année. » commente Françoise Gintrac, associée de PricewaterhouseCoopers.

Par ailleurs, la lecture des états financiers 2009 laisse entrevoir des incertitudes qui apparaissent notamment dans le choix des paramètres d’évaluation retenus : maintien ou augmentation des taux d’actualisation, et maintien ou baisse des taux de croissance à long terme. « Ces éléments montrent des appréciations en moyenne légèrement plus conservatrices qu’en 2008 et semblent traduire le maintien d’une forte incertitude à court terme quant au calendrier et au rythme de la reprise. » commente Françoise Gintrac, associée de PricewaterhouseCoopers

Une communication financière plus détaillée en 2009
Pour répondre aux attentes des investisseurs en temps de crise, les sociétés du CAC 40 se sont efforcées de poursuivre l’amélioration de leur communication financière sur l’application de la norme IAS 36. « Un an plus tard, le constat est positif puisque les émetteurs ont globalement maintenu le niveau et sont même allés plus loin sur certains thèmes tels que les analyses de sensibilité. » analyse Françoise Gintrac, associée de PricewaterhouseCoopers. Ainsi, 30 sociétés du CAC 40 ont présenté des analyses de sensibilité en 2009, contre 27 en 2008. Ces analyses s’enrichissent avec l’utilisation de paramètres clés plus diversifiés tels que le niveau de marge opérationnelle, les volumes et les prix unitaires de vente ou le taux de change par exemple.

L’introduction de nouveaux concepts pour la comptabilisation des acquisitions semble susciter l’intérêt
Comme pour l’ensemble du marché des fusions acquisitions, les opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 ont été moins nombreuses et moins importantes en 2009. Pourtant, cinq sociétés du CAC 40 ont décidé d’appliquer volontairement par anticipation la norme IFRS 3 révisée relative aux regroupements d’entreprises, alors qu’elle n’était obligatoire qu’à partir du 1er janvier 2010 pour les clôtures calendaires. Cette norme introduit des concepts assez nouveaux, comme celui du « goodwill complet ». De plus, son application nécessite des évaluations plus nombreuses et plus complexes. « A ce stade, il est encore prématuré de tirer des enseignements de l’application de la norme IFRS 3 révisée, mais son anticipation volontaire laisse penser que certaines sociétés y ont trouvé un intérêt pour leur communication financière sur leurs opérations de fusion-acquisitions. » explique Françoise Gintrac, associée de PricewaterhouseCoopers

L’étude analyse la communication financière relative à la norme IAS 36 dans les états financiers 2009 et la mise en application par anticipation de la norme IFRS 3 révisée relative aux regroupements d’entreprises. Les sociétés analysées sont : Accor, Air Liquide, Alcatel-Lucent, Alstom, Arcelor-Mittal, Axa, BNP Paribas, Bouygues, Cap Gemini, Carrefour, Crédit Agricole SA, Danone, Dexia, EADS, EDF, Essilor, France Telecom, GDF-Suez, Lafarge, Lagardère, L’Oréal, LVMH, Michelin, Pernod-Ricard, PPR, PSA Peugeot Citroën, Renault, Saint-Gobain, Sanofi-Aventis, Schneider Electric, Société Générale, Suez environnement, Technip, Total, Unibail-Rodamco, Vallourec, Veolia Environnement, Vinci, Vivendi. STMicroelectronics (comptes publiés en US GAAP) n’a pas été retenu dans l’étude. Alstom (clôture au 31 mars) a été retenu sur la base des comptes au 31 mars 2009.Pernod Ricard (clôture au 30 juin) a été retenu sur la base des comptes au 30 juin 2009.
L’étude est fondée sur les seules informations publiques disponibles dans les rapports annuels publiés.

PricewaterhouseCoopers

Lundi 19 Juillet 2010
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