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Comment les directions financières et comptables des grandes entreprises perçoivent les experts-comptables et auditeurs ? Qu’attendent-ils d’eux ?


C’est l’objet de l’étude conduite par le cabinet d’audit et d’expertise comptable, Denjean & Associés, avec la société d’études Epsy, en ce début d’année 2012, afin de connaître l'opinion des dirigeants des grandes entreprises françaises.




Pour cette étude exclusive, 200 responsables de grandes entreprises de 50 à 2 000 salariés et plus ont été interrogés par téléphone sur rendez-vous.

METHODOLOGIE ET PANEL : 200 directeurs de grandes entreprises interrogées
Les cibles du questionnaire comprennent 62,5% d’entreprises de plus de 200 salariés (1/4 de plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires)
Les 200 entretiens réalisés ont nécessité des prises de rendez-vous par téléphone, en raison de la qualité des interlocuteurs : directeurs financiers (46,5%), directeurs comptables (33,5%), directeurs généraux ou directeurs généraux adjoints (12,5%), et directeurs administratifs (7,5%)
Cette enquête touche des entreprises dans tous les secteurs d’activité selon la nomenclature INSEE : industrie et services (37,5%), commerce et distribution (30%), agroalimentaire et agriculture (12%), activités scientifiques (7.5%), finance et assurance (6%), construction (4.5%), immobilier (2.5%).

22 questions ont été posées autour des sujets suivants :
- L’image et perception du métier d’expert-comptable
- La réglementation et les réformes du métier d’expert-comptable
- Le métier d’auditeur et de commissaire aux comptes aujourd’hui
- L’externalisation des services comptables
- Les relations entre clients et cabinets
- La pluridisciplinarité
- L’attractivité du métier d’expert-comptable

SYNTHESE DE L’ENQUETE : « Vision et attentes des grandes entreprises à l’égard des experts comptables et auditeurs »

Cette étude apporte un regard nouveau sur les rapports entre les experts-comptables et les dirigeants de grands groupes. On découvrira qu'il y a souvent un écart important entre le discours et la pratique professionnelle.

Avec les commentaires de Thierry Denjean, Président de Denjean & Associés

Une importance grandissante de l’expertise et de la compétence (vs. le bouche à oreille) dans le choix d'un expert-comptable ou d’un auditeur par les grands groupes
82% des dirigeants interrogés expliquent choisir leur conseil au travers de son expertise et de sa compétence. Il y a nécessité à être connu et reconnu pour les cabinets qui ambitionnent de travailler avec de grandes entreprises, et cela passe notamment par le fait de faire partie des « contrats cadres » permettant le choix des prestataires dans ces grands groupes.
Lorsqu'ils ne sont pas le conseil historique du groupe (53,1%), c'est la recommandation ou la prescription qui sont considérées comme les critères de choix (30,8%). Le coût de la prestation quant à lui, est un élément de choix important mais secondaire.
« Au travers de ces réponses, nous constatons que l’expertise prime sur toutes les autres considérations, et que les critères de taille, de signature ainsi que de visibilité au travers des outils de communication sont secondaires, » explique Thierry Denjean, Président de Denjean & Associés.

Un oui massif au fait de maintenir la profession comptable « réglementée »…
Pour 90,1% des répondants, il est important que la société d'expertise comptable avec laquelle on travaille appartienne à une profession réglementée. L'appartenance à un Ordre est tout autant une garantie de compétence qu'une sécurisation des prestations réalisées. 65,3% seulement savent que lorsqu'ils travaillent avec un cabinet de ce type, ils bénéficient d'une assurance recours en responsabilité, et 26.9% seulement vérifient que le cabinet a cette assurance.
Toutefois, les réformes de la profession ne les concerne que marginalement (seuls 17,3% se disent concernés). Quant à l’autorisation du « démarchage » par les cabinets (acte de solliciter un rendez-vous avec un prospect, désormais autorisé par le Code de Déontologie des experts-comptables), les responsables de grandes entreprises semblent peu concernés même si une petite frange d’entre eux répondent avoir déjà été démarchés par des cabinets (13,3%).
« Même si le recours à une structure réglementée est généralement privilégiée par les directions financières, dans la pratique la compétence et la qualité des services proposés et rendus prédomineront toujours sur la question du statut réglementé ou non de l’intervenant, » complète Thierry Denjean.

Concernant les propositions du Livre Vert de Michel Barnier, la généralisation d’un Co- commissaire aux comptes « qui ne soit pas un big » est considérée comme une bonne chose par la moitié des interviewés, 38% n'y voient pas d'intérêt.
Par ailleurs, 75% des personnes interrogées restent favorables à la séparation des missions entre l'audit et le conseil. Il en est de même pour la diminution de la durée des mandats des Commissaires aux comptes (80,5% sont pour).
« Si le co-commissariat reste une exception française dont l’avenir est incertain, force est de constater, en revanche, la très forte adhésion des directions financières (plus de 80 % d’entre elles) à l’idée d’une durée de mandat de commissaire aux comptes limitée à 3 ans, voir renouvelable chaque année, » commente Thierry Denjean.

L'externalisation partielle ou totale des services comptables des directions financières se développe, mais la délocalisation à l’étranger - même si elle est pratiquée - n’est pas « politiquement correcte »
67,2% des responsables des grands groupes seraient choqués si leurs prestataires délocalisaient leurs équipes à l'étranger. L’argument d’une nécessaire « proximité de la relation » est avancé, mais… notons que près d'un tiers des répondants n’y sont pas opposés.
Par ailleurs, 17,5% des responsables interrogés ont externalisé leurs services administratifs et comptables.
« L’externalisation de certains services comptables des grands groupes se généralise mais toujours avec l’idée de les ré-internaliser le lendemain : dès lors la notion de proximité est primordiale, » ajoute Thierry Denjean.

Bien que la plupart des grands groupes utilisent souvent le même cabinet pour des prestations comptables, juridiques, et de conseil, 65,6% des répondants sont contre le fait que les métiers d’expert-comptable, de juriste et de conseil, soient regroupés dans la même profession
Ce serait pour 63,8% d’entre eux un risque « car on concentre trop de choses dans la même main » mais 25% y sont tout de même favorables pour fluidifier les procédures.
« Les problèmes d’inter-professionnalisation concernent peu les directions financières : leur seule préoccupation est de pouvoir disposer d’un bon professionnel, connaissant parfaitement leur problématique et capable de répondre immédiatement à leur besoin : peu importe le mode d’organisation de la structure à laquelle appartient le professionnel, » commente Thierry Denjean.

L'extension des domaines de compétence de l'expert-comptable doit être maitrisée… pour éviter les dérives et garantir la qualité de services attendue
L'opposition est largement majoritaire : 75,3% des responsables interrogés se déclarent contre une extension du champ d’intervention de l'expert-comptable, car « à chacun son métier ».
Les 3/4 des répondants excluent la possibilité pour un cabinet de commercialiser des produits d’assurance, de fournitures de bureaux, de produits financiers. L’opposition est moins forte lorsque la direction financière et comptable supervise également les achats.
« Ce sujet concerne davantage les cabinets d’expertise comptable et les banques spécialisée dans les TPE et qui souhaitent élargir leur offre de services. Cela ne concerne pas les grands cabinets qui souhaitent rester avant tout des spécialistes dans leur domaine, » ajoute Thierry Denjean.

L’ouverture internationale des cabinets d’expertise comptable : pour près de 80% des répondants, les professionnels doivent pouvoir assister le groupe dans son développement à l’étranger
Par ailleurs même s’ils y ont recours, pour 92 % des répondants les sociétés d’intérim restent des solutions « temporaires » n’offrant pas la qualité dispensée par des cabinets d’experts comptables.
« De plus en plus de groupes recherchent des sociétés d’expertise comptable indépendantes capables de les assister localement sur leurs filiales européennes notamment, sans avoir obligatoirement recours à un grand réseau international où les coûts de coordination peuvent être important, » ajoute Thierry Denjean.

L’attractivité de la profession : 55,2% des personnes interrogées inciteraient leur enfant à faire l’expertise comptable !
Contrairement à une idée répandue l’expert-comptable véhicule une image positive dans le milieu des affaires, même si 74,5% des répondants estiment qu’à expérience égale un jeune diplômé d’une école d’ingénieur est mieux rémunéré qu’un jeune expert-comptable (78% face à un jeune diplômé d’une école de commerce)
«Notre profession permet d’accéder rapidement à des responsabilités importantes en offrant des grilles de rémunération attractives : il n’est pas rare de voir au sein de cabinets tels que les nôtres des rémunérations supérieures à 50 000 euros annuel pour des individus justifiant de 5 ans d’expérience auprès de grands comptes, » ajoute Thierry Denjean, Président de Denjean & Associés.

A propos de Denjean & Associés (http://www.denjeanassocies.fr)
Fondé en 1992, le cabinet d’expertise comptable, de conseil et d’audit Denjean & Associés accompagne une clientèle de sociétés cotées et de moyennes capitalisations. Avec 6 associés et 70 collaborateurs, Denjean & Associés fait partie des 10 acteurs majeurs intervenant sur le segment du « middle market », avec une stratégie d’unité et de croissance interne forte.
La société propose un large éventail de services, et répond aux critères de qualité et d’expertise des grands cabinets internationaux, dans des conditions de réactivité et tarifaires attractives : assistance et pilotage du département comptable, management de transition, tenue comptable de filiales, consolidation, audit, comptabilité et fiscalité, conseil, et externalisation comptable, sociale et juridique.
Le cabinet intervient fortement dans les secteurs de l’immobilier, de la banque, et de l’assurance.
Fondateur et membre de l’alliance internationale I2AN, Denjean & Associés bénéficie d’une alliance de cabinets indépendants au positionnement similaire dans 12 pays et sur 3 continents (Amérique, Europe, Asie).

Vendredi 13 Avril 2012
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