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Comment le CAC 40 reflète-t-il cette année de contrastes ?


Le CAC 40 fête son 22ème anniversaire et la sortie de la crise en s’affichant en queue de peloton des indices européens et avec une structure modifiée. A l’occasion du 22ème anniversaire de la création du CAC 40, Fidelity analyse l’évolution de l’indice français sur une année dans un environnement de marché particulièrement contrasté.




Sur un an glissant (1), le CAC affiche l’une des plus faibles hausses parmi les indices européens, avec +19,47% à devises constantes, loin derrière l’indice espagnol IBEX 35 qui affiche +36,81%. Le DJ Euro Stoxx, représentatif des principaux indices boursiers nationaux, affiche une hausse de +22,24%.

Comment le CAC 40 reflète-t-il cette année de contrastes ?

L’ensemble des marchés affiche une phase de baisse jusqu’en mars 2009 suivie d’une phase de hausse. Sur ces deux périodes, le CAC 40 enregistre une baisse de -18,22% jusqu’au 9 mars 2009 à 2519 points, puis hausse de +37,69% jusqu’à fin novembre à 3680 points.

Sur une année glissante, la capitalisation boursière du CAC 40 a augmenté de +27%, passant de 775 à 984 milliards d’euros, soit près de 210 milliards d’euros (2) de hausse. A titre de comparaison, durant ces 20 premières années, la capitalisation boursière du CAC 40 a été multipliée par plus de 25, passant de 56,47 milliards d’euros au 31.12.1987 à 1 432 milliards d’euros au 30.11.2007. Le ratio de multiplication passe de 25 à 17 quand on étend la période à 22 ans. (3)

Une année 2009 contrastée (4). On distingue 2 phases principales au cours de l’année.
La 1ère phase, qui s’inscrit dans le prolongement de l’année 2008, se termine au point bas du marché le 9 mars 2009 et est caractérisée par la poursuite de la crise financière impactant principalement les valeurs cycliques. Certaines valeurs ont néanmoins bien tenu, soit parce qu’elles ont déjà réalisé une grande partie de leur baisse (à l’instar des valeurs moyennes et de certaines grandes valeurs comme PPR qui, durant cette période de baisse généralisée, affichent +24% de hausse), soit pour leur statut défensif (notamment les sociétés de services et de biens de consommation telles que Sanofi et Pernod Ricard qui ne baissent respectivement que de -7% et -9%).

La 2ème phase, qui débute après mars, signe le retour de la reprise, largement menée par le rebond des valeurs cycliques, notamment financières (Dexia + 346%, Axa +195%, Société Générale + 173%, BNP Paribas +165%, Crédit Agricole, +138%) et des sociétés automobiles (Renault +215%, Michelin +128%, Peugeot +93%). Toutes les sociétés de l’indice affichent sur cette période des performances positives à 2 chiffres, voire à 3 chiffres pour 11 d’entre elles.

Cette 2ème phase comporte plusieurs sous-périodes :
- De mars à juillet, dans un marché dit de « destress », les valeurs Béta qui avaient le plus baissé pendant la première phase, sont celles qui remontent le plus, à l’instar des valeurs financières, ainsi que les moyennes capitalisations.
- A partir de juillet, le marché semble s’être assaini et toutes les sociétés participent à la performance du marché.
- En octobre, le marché affiche un regain de nervosité qui se traduit par des prises de profits sur les valeurs qui ont le plus monté. On assiste à un retour vers des valeurs liquides, de qualité, telles que les « blue chips » au bilan solide affichant une certaine visibilité sur l’évolution de leurs profits.
- A partir de novembre, la reprise semble amorcée avec cependant une volatilité et des volumes faibles.
- Enfin, la fin d’année se présente dans la continuité de novembre.

Du point de vue sectoriel, l’année 2009 signe la rotation entre valeurs défensives et valeurs cycliques.
Au sortir de cette année particulièrement mouvementée, deux tendances se dégagent au sein du classement de l’indice CAC 40 :
- d'une part, trois secteurs « cycliques » affichent des performances très positives : le secteur automobile (Renault +94%, Peugeot +71%, Michelin +40%), le secteur financier (Crédit Agricole +69%, Société Générale +56%, Unibail +56%, Dexia +50%, BNP Paribas +35%) et enfin celui de l’industrie (Schneider +63%, Lafarge +56%, Vallourec +46%, St Gobain +38%, Vinci +29%)
- et d'autre part, deux secteurs de type « défensif » affichent de faibles performances : les services collectifs (GDF -5%, EDF -10%) et les biens et services de consommation (Vivendi -4%, Danone -2%, Air France sort du classement, Lagardère +8%, Carrefour +13%).

10 valeurs terminent l’année sur des performances record
Derrière l’augmentation moyenne de +19,47%, on assiste à une forte disparité des performances individuelles des actions qui composent le CAC 40. 10 valeurs tirent le marché en affichant une performance supérieure à 50% et en contribuant à plus de 40% de la hausse de la capitalisation boursière de l’indice, tandis que 6 autres affichent des performances négatives, entre – 2% et -10%. Technip, nouvel entrant au classement, détrône Air France, et se place au 2ème rang des meilleures performances avec une hausse de +105%.

Comment le CAC 40 reflète-t-il cette année de contrastes ?

Le CAC 40 traverse l’année 2009 avec plus de difficultés que les petites et moyennes valeurs. Face aux grandes sociétés de l’indice français, les petites et moyennes entreprises ont mieux performé cette année. Alors que le CAC 40 affiche une augmentation de +19,47% sur une année glissante, le CAC small 90 sur performe de +36,5% (5). Pour Vincent Durel, gérant du fonds d’actions françaises FF France Fund : « La meilleure performance des petites et moyennes capitalisations comparativement aux grandes s’explique par le fait que les valeurs qui ont été les plus pénalisées pendant la crise en 2008 sont également celles qui ont le plus fortement rebondi après mars 2009. A cet égard, la surpondération en petites et moyennes valeurs du FF France Fund a contribué à sa bonne performance sur l’année. »

Le CAC 40, un indice plus équilibré & diversifié
La hausse enregistrée sur les 12 derniers mois a diluée le poids des 5 plus grosses sociétés de la cote, revenant presque à leur niveau relatif de 2007. En dépit d’une hausse de près de 30 milliards, leur poids dans l'indice a baissé de plus de 6 points de pourcentage, passant de 43,9% à 37,5%. En termes de capitalisation boursière, le rapport du premier au dernier passe de 32,2 en 2008 à 25,7 en 2009, soit un écart qui se resserre entre les sociétés du haut du classement et celles du bas.

Le CAC 40 est l’une des indices européens les plus équilibrés. Pour Vincent Durel, « La moindre performance de l’indice CAC 40 s’explique par sa meilleure diversification sectorielle par rapport aux autres indices européens souvent plus pondérés en valeurs cycliques, sources de performance cette année. Cette meilleure diversification, pénalisante en 2009, devrait s’avérer un atout dans des conditions de marchés plus équilibrées ».

Un avenir favorable à la sélection de valeurs
Pour Vincent Durel, « même si la contrainte d’être 100% investi en actions a été pénalisante pendant la crise en 2008, elle m’a permis de capturer intégralement le rebond du marché et de faire légèrement mieux que mon indice, le SBF 250. » Sur un an, le fond affiche une performance de +19,81% (6). » « L’année 2010 se caractérise pour le moment par un manque de visibilité sur l’ampleur de la reprise et sur l’évolution des politiques monétaires. Dans un tel contexte, il me semble peu probable de connaître en 2010 une performance comparable des secteurs à fort Béta. J’entends privilégier la sélection de valeurs au sein de chaque secteur tout en évitant les paris sectoriels trop importants. A cet égard, je me concentre sur les valeurs qui offrent aujourd’hui un profil de risque attrayant, c’est-à-dire une valorisation attractive et une capacité à bénéficier pleinement de la reprise, comme ça pourrait être le cas pour certaines valeurs cycliques qui bénéficieront des programmes de relance. On pourra également surveiller les sociétés qui profiteront du retour probable des fusions et acquisitions ainsi que les valeurs de rendement qui pourraient rebondir après avoir sous-performé en 2009. De manière générale, les valorisations restent attractives (PE CAC40 = 13 x 2010 et 11,8 x 2011) combinées à une prime de risque pour le marché action relativement élevée autour de 6% à 6,5% alors que la moyenne historique se situe autour de 4,5%. »

FIDELITY INTERNATIONAL
www.fil.com

(1) Source: Bloomberg performances hors dividendes du 01.12.2008 au 30.11.2009.
(2) Source: Bloomberg du 01.12.2008 au 01.12.2009.
(3) Source : Euronext au 31.12.1987.
(4) Source : Les performances, hors dividendes, citées dans ce paragraphe sont issues de Bloomberg du 28/11/2008 au 01/12/2009.
(5) Source: Bloomberg, performances hors dividendes du 01.12.2008 au 30.11.2009.
(6) Source : Fidelity au 30-11-2009. FF France Fund affiche sur un an une performance, dividendes réinvestis, de +19,81% vs. +19,30% pour son indice de référence, le SBF 250. Sur 3 ans, le fond baisse de -18,44% (vs. -23,43% pour le SBF250) et sur 5 ans, il enregistre une performance de +35,97% (vs. 18,47% pour le SBF250).

Mardi 12 Janvier 2010
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