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Comment bénéficier de Bâle III


Les activités actions des deux grandes banques suisses vont les soutenir sous la nouvelle régulation sectorielle. Démonstration par Morgan Stanley.




Comment bénéficier de Bâle III
Le marché financier sous-estime les répercussions divergentes de Bâle III sur différentes activités et banques, selon Morgan Stanley. La période dorée des activités touchant aux titres à revenu fixe ne sera sans doute plus ce qu’elle était.

En revanche, des banques comme Credit Suisse, UBS ou Société Générale (SocGen) profiteront du fait qu’elles occupent une forte position (franchise) dans le domaine des actions et dérivés (Equities), qui sera probablement la meilleure activité d’envergure au sein des banques d’affaires.

Par ailleurs, seules les banques, qui travaillent avec des flux de fonds/masses énormes (flowmonsters) et disposant d’une forte plateforme électronique de négoce ainsi que d’une solide distribution, prospéreront dans le nouveau paradigme qui se met en place.

Le rendement du capital propre ajusté alloué aux activités actions a atteint en 2010 en moyenne 19% environ pour les banques leaders en relation avec l’euro et le dollar. Contre approximativement 14% dans le secteur revenu fixe. UBS, Credit Suisse, SocGen seront capables de tirer un rendement supérieur à 20% dans les actions au fur et à mesure de l’amélioration cyclique de cette catégorie d’actifs, selon Morgan Stanley.

Même après Bâle III, cette activité restera attractive, avec des rendements du capital estimés à 21,3% pour 2012, en moyenne et avant provisions, sous le régime de Bâle II. Sous Bâle III, les niveaux de rentabilité sont estimés à 18,9% (16,5% pour 2010).
L’échantillon pris en considération comprend Credit Suisse, UBS, Deutsche Bank, Barclays, RBS Royal Bank of Scotland, BNP Paribas, SocGen, Natixis, Bank of America Merrill Lynch, Citigroup et JP Morgan.

Le domaine Equities demeure très compétitif, ce qui requiert des économies d’échelle globales, avec de fortes capacités électroniques, en dérivés, prime brokerage et gestion du risque. Barclays, SocGen, BNP, RBC, Nomura ou Mediobanca, entre autres, tentent de croître dans ce domaine.

En 2010, une année de transition, les banques ayant les plus grandes masses ont dégagé une rentabilité du capital supérieure à son coût dans le domaine Revenu fixe, qui s’est caractérisé sur ce plan par une large dispersion (un rendement estimé de 21% pour Deutsche Bank contre 4% pour UBS). Ce constat s’avère d’autant plus crucial que les exigences de Bâle III en matière de capital pourraient coûter 6% de rendement, ceteris paribus, plaçant ainsi le rendement du capital au-dessous du coût des fonds propres.

C’est pourquoi 2011 sera une année critique, avec la nécessité pour les banques de recentrer leurs ambitions, alors que certaines affichaient leur objectif de faire partie des trois premières dans la banque d’investissement ou banque d’affaires. Ces temps-là sont bel et bien finis. La règle du jeu est dorénavant d’opérer des choix de portefeuille d’activités et géographiques, tout en se montrant efficient et à la pointe technologique.

Morgan Stanley s’attend précisément à un recentrage s’agissant d’UBS, qui a d’ailleurs annoncé la couleur la semaine dernière par son CEO, Oswald Grübel, ainsi que Barclays. Par exemple, UBS redoublera vraisemblablement d’efforts pour être le leader dans les opérations de change, mais il est moins sûr qu’elle tente de gagner des parts de marchés dans les affaires de swaps US.

Autre point exposé par Morgan Stanley : la méthodologie des actifs pondérés en fonction du risque. Il existe des craintes à ce sujet, mais l’analyse de Morgan Stanley indique que les actifs pondérés en fonction du risque rapportés aux actifs vont probablement converger vers le niveau des banques américaines. Compte tenu d’ajustements au sujet des normes comptables (US GAAP), agency mortgages, Bâle III et cartes de crédit.

Certes, les banques suisses seront soumises aux exigences plus grandes de la Finma, en comparaison internationale, et en matière de capitaux propres de base. Néanmoins, les différences en termes de ratios capital propre/actifs seront plus petites que prévu.

Dans la banque d’affaires
Les modèles gagnants de la banque d’affaires de demain seront concentrés sur les activités qui offriront le meilleur mix capital/rendement/risque/ volatilité. Ce qui exclut la possibilité de tout faire dans la banque d’affaires. Deux catégories se dégagent : les banques, qui se focaliseront sur le conseil exclusivement (Greenhill),mâtiné parfois d’activités d’asset management (Lazard, Rothschild, Evercore ou Leonardo par exemple). Ou bien le ciblage par les banques de gros ou les grandes banques d’affaires américaines comme Goldman Sachs ou Morgan Stanley sur les activités où elles peuvent faire valoir des économies d’échelle considérables, en particulier dans le domaine des actions (recherche, émissions, commerce, trading, etc.), où Credit Suisse et UBS sont bien placés. Les activités actions n’excluent évidemment pas le conseil, lequel n’est pas vorace en capital mais requiert un réseau de relations de grande qualité. L’exigence est d’exceller durablement dans des activités choisies. Sinon, le risque est de ne pas couvrir le coût du capital.


L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève
www.agefi.com

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Mardi 25 Janvier 2011
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