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Comme si plus jamais ce ne pouvait être…


« A 21st century day of infamy » 11 septembre 2001. CNN.




Comme si plus jamais ce ne pouvait être…
« Ne cherchons pas trop les mots pour décrire ce qu’il vient de se passer aux Etats-Unis. Et moins encore pour l’écrire », écrivait l’éditorialiste du Monde, au lendemain de la tragédie du 11 septembre 2001. Un titre qui en appelle un autre en ce mois de septembre 2008, et qui réveille jusqu’aux vieux démons de la crise de 1929.

Car, il vient à nouveau d’être rappelé que le système des causes qui commande le sort de chacun d’entre nous, s’étend désormais à la totalité du globe, et le fait résonner tout entier à chaque ébranlement.

Pour preuve le vent de panique qui souffle désormais sur l’ensemble des places mondiales, comme au lendemain de la catastrophe new-yorkaise. Et comme en 2001, le plus grand danger vient des « Cassandre de la récession ».

A l’époque, il convenait au plus vite de décourager les réflexes de thésaurisation stérile, au profit de dépenses productives, dépenses de consommation et dépenses d’investissement, etc.

A défaut, les entreprises auraient été soumises aux aléas d’une industrie embarquée dans une crise longue et profonde. Aussitôt, les marchés financiers ont pris le relais, et dans l’euphorie qui a suivi, la machine financière s’est emballé, quitte à en oublier les fondamentaux de l’économie.

Il fallait bien : l’Amérique avait eu si peur ! Et surtout, il fallait bien trouver les moyens de financer la reprise sur tous les fronts, et notamment en Irak. Aussi, nul doute que cette crise boursière est bien le contrecoup du 11 septembre 2001, une onde de choc qui aura duré 7 ans !

Quant au plan de sauvetage américain, qui débloquerait 700 milliards de dollars pour éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l'immobilier, le Trésor semble le résoudre comme on résout une équation différentielle, tout en fuyant la résolution de ses propres problèmes et ceux de l’homme de la rue (« maine street »).

En conclusion, c’est bien toute l’économie qui est atteinte, car « dans une guerre moderne, l’homme qui tue un homme tue un producteur de ce qu’il consomme, ou un consommateur de ce qu’il produit », écrivait Paul Valéry. Et si c’était là le but ultime des instigateurs de cette tragédie, au-delà des simples enjeux politiques ? Les Gouvernements songeraient alors à la croissance avec incrédulité : comme si plus jamais ce ne pouvait être…

Thierry CHARLES
Docteur en droit
Directeur des Affaires Juridiques d’Allizé-Plasturgie
Membre du Comité des Relations Inter-industrielles de Sous-Traitance (CORIST) au sein de la Fédération de la Plasturgie

t.charles@allize-plasturgie.com

Mardi 7 Octobre 2008
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