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Coface dégrade son évaluation du risque de crédit dans trois secteurs d’activité : la chimie, la pharmacie et l’automobile


Chimie, pharmacie, automobile : des risques de crédits en hausse en Europe.




L’indicateur unique [1], développé par les économistes de Coface et alimenté par l’expérience de ses arbitres sur la capacité de paiement des entreprises, envoie un signal d’alarme dans trois des quatorze secteurs d’activité étudiés.

La dégradation du risque, constatée depuis avril dernier, concerne :

La chimie : le risque passe de “moyen” à “élevé” en Europe et en Asie émergente
En Europe, la profitabilité des chimistes chute de 19% en un an, en raison d’une demande atone et de la concurrence des exportateurs américains. En Asie émergente, et plus particulièrement en Chine, les PME deviennent les premières victimes du tarissement de l’offre de crédit.

La pharmacie en Europe : le risque devient “élevé”
En Asie émergente et en Amérique du Nord, on observe une relative stabilisation (risque jugé modéré et moyen respectivement), en Europe, les officines (dont le chiffre d’affaires et les marges baissent) et les répartiteurs sont affectés par les politiques de réduction des dépenses de santé.

L’automobile européenne, le secteur le plus touché : le risque devient “très élevé”
La crise de 2009 a bouleversé les cartes de l’industrie automobile mondiale. Particulièrement touchée, l’automobile européenne continue, depuis lors, de décliner, face à des coûts de production structurellement élevés et à un manque de débouchés domestiques. La nouvelle vague des défaillances dans le secteur automobile français illustre le problème européen : entre août 2012 et juillet 2013, leur nombre a augmenté de +11%. Pire encore : le coût financier de ces défaillances pour les fournisseurs est en hausse de +35%, suite à des faillites plus nombreuses d’entreprises de taille importante, notamment chez les distributeurs (58% du total) et les sous-traitants (24% du total). La situation est d’autant plus préoccupante qu’au niveau national, tout secteur confondu, le nombre de défaillances n’augmente que de +6% et le coût baisse de -5,8%.

L’automobile en Turquie et en Russie: le jeu en vaut-il la chandelle?
Dans ce contexte, les groupes internationaux du secteur se tournent vers les marchés émergents, en particulier la Turquie, très orientée vers l’exportation grâce à ses coûts compétitifs, et la Russie, portée par un marché intérieur large et dynamique. Parier sur ces deux marchés très attractifs est audacieux, mais leur potentiel dépasse les risques.

Quels risques ?
Outre la volatilité de la croissance, ces pays souffrent de plusieurs inconvénients.
Le secteur automobile turc a un positionnement fragile car il est très dépendant de la conjoncture de l’Union européenne (destination de 40% des exportations du pays) et pénalisé par une fiscalité pesante. Autre difficulté : les efforts en R&D sont insuffisants pour répondre à la concurrence des PECO. En Russie, les sous-traitants internationaux se heurtent à un protectionnisme toujours présent, malgré l’adhésion récente du pays à l’OMC.

Quels potentiels ?
Malgré ces inconvénients, les deux pays offrent des perspectives positives aux industriels et investisseurs. La classe moyenne, en pleine expansion, reste un levier important car les ménages ont soif de rattrapage en matière d’équipement auto. En effet, le parc automobile y est peu développé : 151 véhicules pour 1 000 habitants en Turquie, et 260 pour la Russie, contre 613 en Europe de l’Ouest. L’attractivité de ces marchés est renforcée par le soutien sans faille des gouvernements, dont l’objectif est d’assurer une réelle montée en gamme.

« Se différencier par les coûts ne peut plus constituer une politique industrielle sur le long terme. Afin de continuer à attirer les investisseurs étrangers, les pays émergents, y compris la Russie et la Turquie, doivent désormais miser sur une politique d’innovation. Quant aux perspectives européennes, les distributeurs, très fragilisés par la crise, ont tout un modèle à réinventer, avec la flexibilité et la personnalisation comme éléments essentiels », explique Nicolas de Buttet, directeur de l’arbitrage Europe de l’Ouest de Coface.

A propos de Coface
Le groupe Coface, un leader mondial de l'assurance-crédit, propose aux entreprises du monde entier des solutions pour les protéger contre le risque de défaillance financière de leurs clients, sur leur marché domestique et à l’export. En 2012, le Groupe a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 1,6 milliard d’euros. Ses 4 400 collaborateurs assurent un service de proximité dans 66 pays. Chaque trimestre, Coface publie son évaluation du risque pays dans 158 pays, en s'appuyant sur sa connaissance unique du comportement de paiement des entreprises et sur l'expertise de ses 350 arbitres localisés au plus près des clients et de leurs débiteurs.
En France, le Groupe gère également les garanties publiques à l'exportation pour le compte de l'Etat.
Coface est filiale de Natixis, banque de financement, de gestion et de services financiers du Groupe BPCE.
coface.fr

[1] L’indicateur de risque de crédit de Coface se base sur les évolutions des données financières publiées par plus de 6000 entreprises cotées issues de l’ Asie émergente, l’Amérique du nord et l’Union européenne à 15: l’évolution du chiffre d’affaires, de la profitabilité, du taux d’endettement net, du cash-flow et de la sinistralité observée par les arbitres de Coface. Il se décompose en 4 catégories : risque modéré, risque moyen, risque élevé et risque très élevé.

Lundi 30 Septembre 2013
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