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Chute spectaculaire de l’activité buy & build en Europe au premier trimestre 2012


Silverfleet Capital, en partenariat avec mergermarket, publie aujourd’hui les résultats de son étude Buy & Build Monitor pour le premier trimestre de l’année 2012. Cette analyse met en évidence une chute spectaculaire de l’activité buy & build en Europe, en baisse d’environ un tiers par rapport aux troisième et quatrième trimestres de l’année 2011, et qui se situe à son plus bas niveau depuis mi-2009.




La valeur moyenne des opérations de croissance externe réalisées au cours du trimestre a chuté de 38% à 21 millions de livres par rapport à un niveau déjà bas de 34 millions de livres au quatrième trimestre de l’année 2011 et 70 millions de livres au troisième trimestre de la même année. Ce montant constitue le niveau le plus bas que nous ayons connu au cours de ces quatre dernières années.

Le nombre d’opérations de croissance externe réalisées en Europe du sud, c'est-à-dire en Italie, dans la péninsule ibérique et en Europe du Sud-est (qui comprend la Grèce), a continuellement décliné au cours des trois dernières années, pour ne représenter plus que 9% du total des opérations effectuées en Europe au premier trimestre 2012.

Commentant ces résultats, Neil MacDougall, managing partner de Silverfleet Capital, a déclaré : « La tendance baissière de l’activité buy & build de la seconde moitié de l’année 2011 s’est accentuée au premier trimestre 2012. »

« Deux opérations de refinancement à long-terme (LTRO) ont été menées par la Banque Centrale Européenne (BCE) les 22 décembre 2011 et 29 février 2012. L’impact positif de ces opérations sur l’activité LBO deviendra plus lisible au fur et à mesure que nous avancerons dans l’année, mais ces opérations ont eu lieu trop récemment pour avoir une influence notable sur les données statistiques de l’activité buy & build du premier trimestre. Néanmoins, ces données peuvent dans une certaine mesure rendre légitime l’intervention de la BCE, s’il fallait encore d’autres arguments pour la justifier. »

« Nous avons également analysé plus spécifiquement les opérations de croissance externe effectuées en Europe du Sud, compte tenu des difficultés que traversent le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Comme l’on pouvait s’y attendre, le nombre relatif d’opérations de croissance externe dans ces pays a considérablement baissé lorsqu’on le rapporte au total des opérations de croissance externe réalisées par les entreprises détenues par des fonds de capital-investissement en Europe. »

Le premier trimestre de l’année 2012 aura vu la baisse de l’activité buy & build déjà engagée au second semestre 2011 se poursuivre, tant en volume qu’en valeur. De 85 opérations de croissance externe au quatrième trimestre 2011, pour une moyenne sur les quatre trimestres de 2011 de 96, nous sommes passés à 55 opérations au premier trimestre 2012. C’est le niveau le plus bas depuis le troisième trimestre 2009, lorsque les marchés financiers connaissaient les difficultés les plus graves suite à la crise du crédit de 2008. De façon similaire, la valeur moyenne des opérations de croissance externe pendant le trimestre n’a été que de 21 millions de livres, contre 34 millions de livres au quatrième trimestre 2011, pour une moyenne de 62 millions de livres sur l’ensemble de l’année 2011.

Les principales causes de cet effondrement sont vraisemblablement à la fois la nervosité constante dans les opérations d’acquisition due aux incertitudes liées à l’environnement macroéconomique dans la zone Euro, et le manque de financement disponible sur le marché bancaire. Les récentes opérations de refinancement à long-terme (LTRO) de la BCE devraient apporter un certain soutien à l’activité buy & build au cours de l’année en permettant notamment de rendre la dette bancaire plus disponible.
Le graphique ci-après compare les dernières données trimestrielles des opérations de croissance externe effectuées en Europe à l’évolution de l’indice des opérations M&A mid-market, ainsi qu’à un nouvel indice qui reflète l’ensemble des opérations LBO réalisées en Europe par des fonds de capital-investissement et qui a été construit en utilisant des données fournies par Private Equity Insight.

Chute spectaculaire de l’activité buy & build en Europe au premier trimestre 2012

Comme dans le passé, le volume d’opérations de croissance externe a globalement suivi la même tendance que l’indice des opérations M&A mid-market. Néanmoins, lorsqu’on rapproche le niveau d’activité des opérations de croissance externe à celui des opérations LBO réalisées par des fonds de capital-investissement en Europe, on s’aperçoit que leur évolution est encore plus similaire, ce qui laisse penser que l’activité buy & build répond des mêmes dynamiques économiques que le marché du capital investissement au sens large.

Lorsque l’on s’intéresse plus particulièrement au niveau d’activité buy & build des les pays d’Europe du sud, qui regroupe selon la classification de mergermarket la péninsule ibérique, l’Italie, et 3 pays de l’Europe du sud-est (comprenant la Grèce), on observe que malgré un léger sursaut d’activité dans ces pays au premier trimestre 2012 par rapport à l’ensemble des opérations de croissance externe effectuées par les entreprises européennes détenues par des fonds de capital- investissement, la tendance reste baissière sur les quatre dernières années. On remarquera également que le nombre d’opérations de croissance externe en valeur absolue n’a jamais été aussi bas qu’au premier trimestre 2012 en Europe du Sud, avec par exemple, pour la première fois depuis que nous analysons ces données sur une base trimestrielle, aucune opération enregistrée en Italie.

Chute spectaculaire de l’activité buy & build en Europe au premier trimestre 2012

Méthodologie
Depuis 2003, Silverfleet Capital, en association avec mergermarket, analyse les tendances de l’activité buy & build sur le marché du capital-investissement en Europe. En 2010, Silverfleet Capital a également entrepris de publier des rapports trimestriels en complément de la revue annuelle.

Les données préparées par mergermarket n’incluent que les opérations de croissance externe effectuées par des sociétés européennes dont plus de 30 % du capital est détenu par une société de capital-investissement. Par ailleurs, la valeur de la transaction doit dépasser 5 millions d’euros ou le chiffre d’affaires de la société cible 10 millions d’euros pour que l’opération soit prise en compte.

Dans cette étude, l’Europe du sud-est désigne l’Albanie, Chypre, la Grèce, Malte et la Turquie.

A propos de Silverfleet Capital
Silverfleet Capital est un acteur européen du capital-investissement présent sur le segment du mid-market depuis plus de 25 ans. Silverfleet Capital accompagne les équipes de management des entreprises de son portefeuille dans leurs stratégies de « buy to build ». Cette approche consiste à travailler avec les équipes dirigeantes pour créer de la valeur en accélérant la croissance organique grâce au lancement de nouveaux produits, au développement de capacités de production supplémentaires ou à l’intégration de nouveaux talents, en déployant les réseaux de distribution des concepts qui ont fait leurs preuves, ou en suivant des stratégies de buy & build par le biais d’opérations de croissance externe. Silverfleet Capital a réalisé quelque 110 opérations de croissance externe pour le compte des sociétés de son portefeuille depuis 2000.
Silverfleet Capital affiche de manière constante un excellent track-record d’investissement. On note parmi ses plus belles sorties: TMF, entreprise de services financiers aux entreprises (6,1 fois l’investissement initial), Phadia, leader mondial dans le diagnostic des allergies (4,8 fois l’investissement initial), Histoire d’Or, chaine européenne de bijouteries (3 fois l’investissement initial), Sterigenics International Inc ou encore European Dental Partners.
Silverfleet Capital a investi dans Aesica, sous-traitant dans l’industrie pharmaceutique, en octobre 2011, Office, enseigne britannique de distribution de chaussures tendance, en décembre 2010, et Schneider, société leader de vente sur catalogue et de vente en ligne d’articles de mode, d’accessoires pour la maison et d’objets promotionnels en Allemagne, en Octobre 2010. Schneider, Office et Aesica sont respectivement les deuxième, troisième et quatrième investissements du fonds actuel, après l’acquisition en Septembre 2009 de Kalle, un des leaders mondiaux de la production de boyaux artificiels pour la charcuterie. Le fonds est aujourd’hui investi à hauteur de 40%.
Silverfleet Capital gère 1 milliard de capitaux investis et intervient depuis ses bureaux de Londres, Paris, Munich et Chicago. Ce réseau international permet à Silverfleet Capital de réaliser des investissements complexes dans des environnements multiculturels, mais également de soutenir les sociétés de son portefeuille dans des stratégies de buy & build aussi bien nationales qu’internationales.

Vendredi 11 Mai 2012
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