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Christophe Bourbier, Président co-fondateur, Limonetik


« Notre vocation, accélérer la rentabilité des nouveaux moyens de paiement ».




Christophe Bourbier
Christophe Bourbier
Christophe Bourbier bonjour, Limonetik devrait doubler son volume d’affaires pour la seconde année consécutive. Quelles sont les raisons du succès de votre entreprise ?

Limonetik est au cœur de l’une des transformations majeures de nos sociétés de consommation : la révolution digitale des moyens et des usages en matière de paiements. Notre métier est celui d’un facilitateur. Nous permettons aux nouveaux moyens de paiement, tels que les wallets, les cartes cadeaux multi enseignes ou privatives, les programmes de fidélité, etc., d’être plus rapidement disponibles aussi bien en ligne qu’en boutique. Nous avons aujourd’hui plus de 40 moyens de paiement connectés à notre plateforme et 50 d’ici la fin de l’année. Grâce à notre technologie, ces moyens de paiement peuvent accéder à plus de 100 000 sites marchands dans 10 pays d’Europe. Nous travaillons à la fois avec les principaux fournisseurs de services de paiement européens (Ingenico Payment Services, Prosodie CapGemini, Payline, ATOS Wordline…) et avec les plus importants sites de e-commerce, parmi lesquels Voyages-SNCF, CDiscount, VentePrivée, BrandAlley, PriceMinister,…

Depuis sa création fin 2007, plus de 10 millions d’euros ont été investis dans l’entreprise qui compte aujourd’hui 25 collaborateurs. Pour vous donner une idée du dynamisme du marché, depuis 2012, le volume de transactions effectué sur la plateforme Limonetik double tous les ans, et cela sera aussi le cas cette année.

Vous venez de conclure un partenariat avec Yapital, le e-wallet du groupe allemand Otto. En quoi ce partenariat est-il important et exemplaire de votre valeur ajoutée ?

Yapital n’est pas seulement un e-wallet, c’est la première solution européenne de paiement cross-canal sans numéraire. En d’autres termes, il s’agit d’une nouvelle forme de paiement numérique multi canal. L’enjeu pour eux était de déployer rapidement leur moyen de paiement à l’échelle européenne. Limonetik a joué un rôle clé d’accélérateur en leur permettant d’être immédiatement compatible avec l’ensemble des systèmes d’encaissement des e-marchands.

Yapital, comme l’ensemble de nos clients, bénéficie des années de R&D que nous avons consacré au développement de notre plateforme et de tous les efforts que nous réalisons au quotidien pour établir des passerelles standardisées entre les moyens de paiement et les e-marchands. Tout le travail d’intégration est déjà fait ou presque ; ils n’ont plus qu’à se connecter ! Limonetik offre aux émetteurs de moyens de paiement une solution du type « one stop shopping » qui leur permet de se concentrer sur ce qui importe le plus pour eux : le développement d’opérations marketing gagnant-gagnant avec les commerçants.

Notre métier va au-delà du fait d’absorber, et donc de masquer, la complexité technique d’intégration monétique ; nous proposons une solution de marketing du paiement. Nous mettons à disposition de nos clients des outils d’animation commerciale qui leurs permettent de proposer des réductions ciblées et personnalisées.

Pour revenir à Yapital, il s’agit d’un partenariat important pour Limonetik car il affirme notre dimension européenne et s’inscrit dans la droite ligne de nos ambitions de développement international. Comme vous l’avez dit, Yapital est adossé au groupe de distribution allemand, Otto. C’est un groupe d’envergure mondiale, présent dans 23 pays et sur 3 continents. Il réalise aujourd’hui plus de 50% de son chiffre d’affaires en ligne tout en étant un leader du commerce multicanal.

Vous évoquiez à l’instant vos ambitions de développement. Quelles sont-elles ? Quelles en sont les perspectives ?

En introduction, je vous indiquais que nous sommes au cœur d’une révolution majeure. J’aurais dû préciser qu’une première phase de cette révolution est d’ores et déjà sur le point de s’achever : celle de l’ouverture des moyens de paiement aux nouvelles possibilités du digital. Nous entrons maintenant dans un deuxième temps de l’évolution de ce marché.

Du point de vue du consommateur, l’acte de paiement va continuer à se simplifier. Que l’on soit en boutique ou sur le web, le client s’attend déjà à bénéficier des mêmes réductions et avantages ainsi qu’à pouvoir utiliser, dans une logique multicanale, l’ensemble de ses moyens de paiement.

La complexité ne va pas disparaître ; elle devra être prise en charge d’une autre manière pour une raison simple : le paiement fait aujourd’hui parti de l’expérience client. Il n’est plus du ressort des techniciens mais de celui du marketing, de la fidélisation et de la relation client. Notre ambition, c’est de continuer à ouvrir grand les portes du monde du paiement à tous ces nouveaux acteurs métiers, de leur permettre de tirer pleinement profit du formidable potentiel de l’orchestration des paiements pour un parcours client fluide et sans ruptures.

Ce besoin d’ouverture est aujourd’hui largement exprimé par tous, y compris les e-marchands qui reconnaissent que l’approche standardisée du paiement par carte bancaire qu’ils ont utilisé jusqu’ici n’est plus adapté. La question est, comment évoluer sans tout remettre en cause ? Comment intégrer rapidement de nouveaux moyens de paiement tout en garantissant l’expérience de paiement la plus simple possible pour les clients ? C’est là où notre approche du marché prend tout son sens.

De quelle manière comptez-vous concrétiser ces ambitions ?

Je citerais deux axes importants, l’internationalisation et l’omnicanal.

La première est une exigence incontournable du marché, encore une fois guidée par les attentes client. Le développement des marketplaces illustre bien cet enjeu. Chaque grande enseigne veut désormais profiter de sa notoriété et de son audience pour pouvoir fédérer des vendeurs dans une zone d’influence qui dépasse largement les frontières d’un seul pays. Chacune de ces marketplaces va s’adresser non pas aux clients d’un seul pays mais à une communauté de clients de moins en moins déterminé par son origine et de plus en plus par ses habitudes, son mode de vie et ses centres d’intérêts.

Dans un contexte de relation client personnalisée, l’enjeu n’est plus d’industrialiser mais de combiner, d’orchestrer, de relier et, si possible, par-delà les frontières. Nous sommes donc déjà dans une logique d’internationalisation qui exige de prendre en compte la complexité réglementaire propre à chaque pays et à la traduire en règles monétiques. Notre rôle en fait ne change pas car il s’agit pour nous d’accélérer l’ouverture et la croissance de ces marketplaces.

Le second axe n’est pas sans lien avec le premier. Je parlais à l’instant de frontières qui s’abaissent. C’est précisément ce qui arrive entre le monde du commerce physique et les boutiques en ligne. Le parcours client est déjà omnicanal. Il sélectionne en ligne, évalue en boutique, paie avec son téléphone mobile. Les magasins physiques ne doivent pas rester à la traîne de la révolution du paiement. Ce que nous avons fait pour le commerce en ligne, nous nous préparons à le faire pour les magasins en capitalisant sur l’évolution technologique des terminaux de paiement. Demain, vos e-coupons de réduction, cartes cadeaux ou e-wallets seront valables dans toutes les situations de consommation, pour une expérience d’achat totalement unifiée et sans couture.

Christophe Bourbier, je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de Finyear.

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.


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Vendredi 11 Juillet 2014
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