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Chine vs Japon (Robeco Asia)


La Chine est peut-être devenue la deuxième plus grande économie au monde, pourtant c’est au Japon qu'Arnout van Rijn trouve que les opportunités boursières sont les meilleures.




Cette information a fait la « Une » le mois dernier : l’économie chinoise a dépassé celle du japon en termes de PIB. Elle accède ainsi à la deuxième place au classement des plus grandes économies mondiales. Maintenant, seuls les États-Unis sont devant elle. La population de la Chine représentant dix fois celle du Japon, cet événement était inévitable. Mais en réalité, cela signifie que la richesse d’un « chinois moyen » n’est désormais supérieure que de 10 % par rapport à celle d’un « japonais moyen ». En 1980, au moment où le pays s’est embarqué pour un voyage extraordinaire de 30 ans qui s’est caractérisé par une croissance annuelle de près de 10 %, la Chine était un pays très pauvre. C’est maintenant un pays à revenus moyens. Toute personne visitant Pékin ou Shanghai sera très impressionnée par ce qui a été accompli et ne pourra plus jamais considérer la Chine comme un pays pauvre.

Un nouveau cap est franchi pour devenir une superpuissance économique
Dépasser le Japon a stimulé la confiance de la Chine qui vient ainsi de franchir un nouveau cap dans sa route pour devenir une superpuissance économique. Les hommes d’affaires chinois sont plein d’optimisme. Contrairement au Japon, où les dirigeants luttent pour trouver un peu de croissance, la Chine dispose d’un flux apparemment incessant d’entreprises ayant de fortes perspectives de croissance. Cependant, le pays devra bientôt se contenter d’un taux de croissance plus faible, qui représente toutefois 5 à 7 %. C’est une perspective alléchante du point de vue d’un investisseur européen.

La Chine est sous-représentée dans les indices d’actions mondiales
Est-ce que cela signifie que vous devez investir plus d’argent en Chine ? Pas forcément. La relation entre la croissance économique et la croissance des bénéfices des entreprises n'est pas toujours évidente. Toutefois, au cours de la dernière décennie, la Chine a fait un excellent travail qui a consisté à traduire une croissance économique de 10 % en une croissance annuelle des bénéfices de 26 %. Les principaux indices boursiers mondiaux attribuent une pondération de seulement 2 % pour les actions chinoises contre 8 % pour le Japon et près de 50 % pour les États-Unis. « Je pense qu’il est judicieux d'investir plus conformément au poids de la Chine dans le PIB mondial, ce qui équivaudrait à y investir environ 8 % d’un portefeuille d’actions. En général, les marchés à forte croissance sont sous-représentés dans les fonds d'actions mondiales. Cela signifie que les investisseurs peuvent avoir besoin d’ajouter un fonds asiatique ou de marchés émergents à leur portefeuille pour obtenir une exposition adéquate », déclare Arnout va, Rijn.

Le rééquilibrage de l’économie chinoise comporte des risques
Il existe aussi des risques : la Chine est une économie de marché socialiste. Au cours des dernières décennies, une grande partie des bénéfices tirés de la solide croissance du pays a fini dans les mains de quelques heureux privilégiés. Maintenant, les autorités souhaitent favoriser la part salariale de l’économie au détriment des investissements et des profits. Le risque pour les investisseurs réside dans la hausse des salaires, la réduction des marges et donc dans une croissance de bénéfices plus faible. N’oublions pas aussi le risque lié aux grandes attentes : dans les années 70 et 80, le Japon était le miracle de la croissance ; il était possible de passer un diplôme universitaire de japonologie. Pour ce qui est des années 90 et 2000, le miracle de croissance est incontestablement en Chine. De nombreux occidentaux souhaitent que leurs enfants parlent le mandarin. Et il suffit de regarder dans votre librairie habituelle pour voir le nombre croissant de publications récentes sur la Chine et leur faible nombre sur le Japon. Acheteurs, prenez garde.

Des actions à valorisations plus attractives au Japon qu’en Chine
Heureusement, nous pouvons encore trouver en Chine de nombreuses actions aux valorisations intéressantes. Mais il est possible de trouver encore mieux au Japon. Le marché japonais s’est déclassé (c’est-à-dire qu’il est devenu moins cher) depuis maintenant plus de 20 ans. En fait, un autre cap, qui est passé relativement inaperçu, a été franchi le mois dernier : le rendement du dividende du marché actions japonais a dépassé celui du marché américain !

Chine vs Japon - 28 septembre 2010
Par Arnout van Rijn, CIO de Robeco Asia

Robeco est un des leaders européens de la gestion d’actifs. Elle gère près de 135 milliards d’euros d’actifs au 31/12/2009, et propose ses produits, services et solutions d’investissement à plus de 700 investisseurs institutionnels et plus d’1,5 million de clients privés dans le monde entier. Sa gamme de produits comprend des fonds obligataires, actions, diversifiés, monétaires et des produits de gestion alternative. Robeco est une filiale de Rabobank, l’une des banques les plus sûres au monde qui bénéficie de la notation la plus élevée accordée par les principales agences de notation internationales. Présente en France depuis 1988, Robeco France compte près de 6,9 milliards d’euros d’actifs gérés et/ou distribués au 31/12/2009. La société emploie aujourd’hui plus de 100 personnes au sein de deux entités : Banque Robeco, un établissement bancaire de droit français spécialisé dans la gestion de patrimoine, et Robeco Gestions, une société de gestion agréée par l’AMF qui assure la relation avec les investisseurs institutionnels français. Robeco Gestions est le centre d’expertise mondial de Robeco pour la gestion monétaire et small & mid cap Europe. Elle compte 25 collaborateurs dont 7 gérants.

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Mercredi 6 Octobre 2010
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