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Charles-Henry Allibert SYNCOST





CFO-news : Monsieur Charles-Henry Allibert bonjour, vous êtes Président du Syncost. Pourriez-vous nous présenter votre syndicat ?

Charles-Henry Allibert
Charles-Henry Allibert
Charles-Henry Allibert : Le SYNCOST est le SYNDICAT DES CONSEIL OPÉRATIONNELS EN OPTIMISATION DES COÛTS, c'est-à-dire de cabinets d’audit et de conseil en optimisation des charges sociales et fiscales, en obtention de crédits d’impôts recherche et de subventions européennes. Nous couvrons aussi l’optimisation du poste client, des achats et la gestion des frais généraux.

Les adhérents du SYNCOST ont en commun (i) un objectif : la réalisation d’économies, sans impact négatif sur l’emploi, (ii) un mode d’intervention très opérationnel en réalisant les missions pour le client après avoir identifié une situation à optimiser, (iii) une rémunération en fonction des résultats obtenus, et (iv) une expertise et un savoir-faire reconnus.

Les adhérents au SYNCOST, dont plus d’un tiers ont été crées il y a plus de 10 ans, emploient plus de 3.000 salariés. Le syndicat représente un chiffre d’affaires de 350 M€ et enregistre un taux de croissance annuel supérieur à 20%.

Selon vous, en quoi le rapport Darrois est-il préjudiciable pour votre profession et notamment les cabinets de conseil en management ?

- Il cultive la singularité française, au mépris de l’évolution de la législation européenne qui privilégie la libéralisation des prestations de services, et prend le risque de venir nourrir un contentieux inutile (profitable aux avocats !)
- En menaçant la confidentialité des données du client final des cabinets de conseil, via un projet de contrôle inquisitorial sur pièce et sur place chez le client opéré par l’administration, le rapport Darrois ajoute aux contraintes pesant sur des entreprises clientes déjà fragilisées par la crise.
- En alignant le mode de rémunération des professions non réglementées sur les modalités de rémunération des avocats, il pénalise les entreprises françaises qui ne pourraient plus mandater des conseils en management rémunérés entièrement au résultat.
- En prévoyant une possibilité de retrait à tout moment de l’agrément ministériel accordé à un professionnel non réglementé, il crée un surcroît d’instabilité juridique, préjudiciable au développement de l’activité des entreprises.
- Il fait payer par les entreprises la réforme des professions de droit.
- Il relance inutilement la querelle dépassée opposant les professionnels du chiffre et du droit, dont les activités ne sont pas concurrentes mais bien complémentaires.

Que suggérez-vous ?

- Poursuivre la discussion avec le Parlement et le Gouvernement, dans un esprit de dialogue constructif et de main tendue.
- Conformément au droit européen positif, préserver la faculté pour les conseils en management d’être entièrement rémunérés au résultat
- Mettre l’organisation du conseil juridique français, modernisé, adapté à son environnement économique, au service du seul client, de l’usager du droit, des entreprises.
- Accroître les moyens des organismes publics et des organismes professionnels agréés de qualification -le plus connu étant l’ ISQ OPQCM- afin qu’ils contrôlent encore plus efficacement la qualification des professions non réglementés exerçant le droit à titre accessoire : c’est une garantie due à l’usager du droit.
- Mettre l’entreprise est au cœur des préoccupations du législateur. La priorité du SYNCOST, a fortiori dans une période d’extrême fragilisation des entreprises, est de les accompagner vers la sortie de crise.

Plus spécifiquement en tant que directeur général d’Atequacy qu’apportez-vous à vos clients dans cette période de crise ?

Très simplement un exemple illustrera ceci : un de nos clients transporteur dans le Nord avec environ 200 salariés pour lequel nous travaillons à l’optimisation de ses charges sociales depuis 2 ans, délai nécessaire à l’obtention des remboursements de cotisations trop payées nous a indiqué qu’en 2009 avec environ 150.000€ de crédit Urssaf nous sauvions son exercice en trésorerie. Le travail d’optimisation commencé assez en amont porte ses fruits au bon moment de la crise.

www.syncost.org

Charles-Henry Allibert, , je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de CFO-news.

© Copyright CFO-news. Propos recueillis par la rédaction de CFO-news


Mardi 19 Mai 2009
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