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Cédric Dugardin CFO et DSI Restaurants Quick


« Il faut aller pas à pas et manier l’entreprise comme il se doit, avec délicatesse. » Cédric Dugardin, Directeur Administratif, Financier et Informatique de Quick, exprime à Question de Résultat sa vision du rôle de DAF en période de crise, et souligne l’importance de mener à bien des chantiers d’optimisation des coûts pour une entreprise.




Cédric Dugardin CFO et DSI Restaurants Quick
Vous dites que les entreprises, je cite, « doivent être dans la remise en cause permanente ». Quelle forme cela a-t-il pris pour vous cette dernière année ?

Quick France a lancé plusieurs initiatives d’optimisation des coûts dans son réseau d’enseignes (hors franchisés) : optimisation des charges sociales d’abord, du taux d’Accidents du Travail, mais aussi des achats de fournitures de bureau et des services aux occupants. Nous avons également identifié avec LowendalMasaï à travers un inventaire des immobilisations que la taxe professionnelle acquittée par Quick était trop élevée, et l’avons à son tour optimisée.

Quelle méthode préconisez-vous dans la mise en place d’initiatives comme celle-ci ?

Il est important à mon sens de ne lancer qu’un nombre restreint d’initiatives à chaque fois, de façon à constater les économies avant d’en lancer de nouvelles. J’ai actionné en priorité des actions « neutres » sans effet sur la vie de l’entreprise, comme les optimisations fiscales faciles à mettre en place. Tout ce qui touche aux achats est venu dans un second temps, car nécessitant une mise en oeuvre plus complexe : formation de collaborateurs, utilisation et déploiement de nouvelles procédures de gestion… Pour réellement constater des économies sur ce type de postes, il faut prévoir un accompagnement au changement. Je résumerais notre approche ainsi : faire des tests sur un sujet, puis généraliser la recherche d’économies à tous les postes de dépenses qui s’y prêtent.

Comment voyez-vous votre rôle de Directeur Financier actuellement, et tout particulièrement dans ce contexte de crise ?

Quick n’est pas massivement impacté par la crise. La baisse de fréquentation des restaurants en France, de 2,5% en mars, est bien inférieure aux chiffres du secteur. Je ne pense pas que mon style de management soit très différent en cette période. Je suis attentif à identifier les sujets chronophages pour mes équipes. Prenez les aides aux bas salaires ou les allègements Fillon : quel est l’intérêt de mobiliser des ressources internes sur ces sujets ? Ou on fait appel à un partenaire conseil spécialisé en la matière, ou en embauche 10 personnes ! Je m’applique aussi à rassurer mes collaborateurs sur leurs capacités, car externaliser une tâche peut être mal vécu. De mon point de vue, l’appel à un conseil externe n’est pas une remise en cause mais une extension de notre capacité d’action. Malgré tout, il faut aller pas à pas et manier l’entreprise comme il se doit, avec délicatesse.

Copyright LowendalMasaï 2009

Jeudi 17 Septembre 2009
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