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Brave new world: new frontiers in banking M&A


Quelles perspectives pour les transactions dans le secteur bancaire dans le monde pour les prochaines années ?




Brave new world: new frontiers in banking M&A
La croissance économique et la crise de la dette européenne modifient radicalement l’activité de fusions-acquisitions dans le secteur bancaire mondial

Quelles tendances dans le monde pour les prochaines années ?
L’ étude « Brave new world : new frontiers in banking M&A » menée par PwC montre que le recul des fusions-acquisitions bancaires observé ces dernières années ne s'explique pas uniquement par un ralentissement conjoncturel, mais traduit un changement radical des comportements en raison notamment de la modification de l’environnement économique et réglementaire.
Comment les opérations de fusions et acquisitions dans le secteur bancaire évoluent-elles ? Quelles perspectives pour les années à venir, région par région ? Quelles questions les banques doivent-elles se poser ?
PwC dévoile son analyse.

Panorama mondial
Tant que la crise de la dette souveraine européenne se poursuivra, les fusions-acquisitions dans le secteur bancaire en pâtiront. Compte tenu des incertitudes politiques et économiques qui règnent dans la zone euro, il est de plus en plus difficile de s’accorder sur les valorisations des établissements, de trouver des sources de financement et d’obtenir l’approbation des actionnaires pour des opérations de M&A. Dans ce contexte de crise de confiance des différents intervenants, un ralentissement significatif du nombre d’opérations de fusions-acquisitions a été constaté.

Bien que certaines institutions bancaires doivent encore prendre des mesures de restructuration importantes, le tableau est moins sombre aux États-Unis. Les institutions dotées d’une situation financière plus solide sont en bonne voie pour reprendre un développement de leurs activités à l’étranger. Portées par le développement de la classe moyenne et une expansion rapide des activités des entreprises, les régions Asie-Pacifique et Amérique représentent les régions les plus attrayantes pour les établissements bancaires.

Les économies à forte croissance accueillent désormais quelques-unes des plus grandes banques mondiales en termes de taille de bilan et jouent un rôle croissant dans l’économie mondiale. Certains établissements de ces pays sont particulièremet actifs sur le marché des fusions acquisitions aussi bien sur les marchés domestiques que sur les marchés étrangers. Ces établissements mettent en œuvre des stratégies de croissance externe et nouent également des accords de partenariats ou de distribution de produits avec d’autres banques.

Selon Hervé Demoy, associé PwC spécialiste des transactions dans le secteur financier, « Globalement, les opérations de fusions-acquisitions bancaires ont progressivement diminué au cours de ces dernières années, tant en nombre qu’en valeur. La majorité des fusions-acquisitions réalisées dans le secteur des services financiers au cours des dix dernières années étaient des transactions bancaires. Le recul des fusions-acquisitions observé ces trois dernières années dans le secteur bancaire – ou au cours des cinq dernières années si l’on ne tient pas compte des transactions réalisées sous l'impulsion des états – traduit plus qu’un ralentissement conjoncturel. Des changements durables s’opèrent.»

Europe de l’Ouest
Dans les années à venir, la restructuration devrait demeurer le principal moteur des fusions-acquisitions bancaires en Europe de l’Ouest, car les banques souhaitent se concentrer sur leurs activités stratégiques et abandonner les autres activités. Malgré de nombreuses cessions potentielles à venir, acheteurs et vendeurs pourraient encore avoir du mal à s’accorder sur les valorisations, du fait de la volatilité des marchés et de l’incertitude liée à certaines économies.

En outre, il pourrait encore être difficile de trouver des acheteurs pour certaines activités non stratégiques. En effet, de nombreuses banques européennes ne sont pas encore prêtes à réaliser de nouveau des opérations de croissance externe en raison de leur santé financière fragile et des obligations réglementaires à venir en matière notamment de capital. De plus, de nombreuses banques étrangères ne sont pas tentées par un investissement en Europe de l’Ouest. Toutefois, certains acteurs asiatiques pourraient être intéressés par des cibles européennes en difficulté, ce qui leur permettrait d’acquérir à bas prix une présence en Europe.

Etats-Unis
Les États-Unis devraient connaître une nouvelle vague de fusions parmi les petites et moyennes banques. Le marché bancaire américain demeure relativement fragmenté et l’impact des évolutions réglementaires comme le Dodd Franck Act devrait inciter de nombreuses institutions à chercher des partenaires afin de pouvoir s’adosser. L’assainissement des bilans des banques américaines pourrait également avoir un impact positif sur les opérations de M&A dans le secteur.

Asie-Pacifique
Soutenue par une croissance économique rapide, une demande accrue de produits bancaires provenant de la classe moyenne et le développement d’une clientèle fortunée, la région Asie-Pacifique est probablement la région où l’activité de fusions-acquisitions bancaires devrait demeurer la plus intense. Les banques asiatiques doivent faire face à une concurrence accrue sur leur marché domestique et des opérations de consolidation sur ces marchés ne sont pas à exclure.

Afrique
Le continent africain est en mesure de générer des transactions significatives dans le secteur bancaire au cours des prochaines années. Une démographie favorable et un rôle central dans les échanges commerciaux entre les pays d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient ont incité les acteurs africains et internationaux à s'exposer davantage au secteur bancaire en Afrique. Le faible taux de pénétration bancaire, les importants financements par dépôt des banques africaines et la possibilité pour les acheteurs d’améliorer l’efficacité opérationnelle des cibles représentent d’autres facteurs d’attractivité.

Les banques sud-africaines font notamment partie des établissements qui se tournent vers les autres marchés africains pour leur croissance future, et l’Afrique du Sud reste la porte d’entrée principale des investisseurs étrangers sur le continent. La plupart des grandes banques nationales ont déjà des investisseurs ou partenaires stratégiques internationaux. Néanmoins, il existe encore des possibilités de consolidation du marché bancaire local. La croissance des bénéfices et le niveau de ROE (Return On Equity) des grandes banques sud-africaines sont comparables à ceux de leurs homologues internationales.

Le Nigéria offre également un potentiel intéressant en matière de fusions-acquisitions. Le secteur bancaire a subi plusieurs restructurations au cours des dernières années. Les plus récentes sont dues aux réformes réglementaires et à l’intervention de l’État qui visait à accroître le niveaux de capitaux propres et à renforcer les bilans des établissements bancaires. Une consolidation nationale est encore possible sur le marché nigérian et les grands établissements bancaires internationaux peuvent encore investir dans ce pays. D’autres marchés africains tels que le Kenya ou la Côte d’Ivoire présentent aussi un certain potentiel en matière de fusions acquisitions et offrent des perspectives de croissance attrayantes.

Amérique latine
Le Brésil demeure le principal marché bancaire d’Amérique latine et les opérations de fusions-acquisitions devraient s’y poursuivre. Le régulateur local incite en effet les petites banques à se rapprocher afin d’améliorer leur coefficient d’exploitation et leurs ratios de fonds propres. Parallèlement, les grandes banques brésiliennes cherchent à suivre leurs clients multinationaux et augmentent leur présence dans la région. Jusqu’à présent, elles se limitaient à des acquisitions relativement modestes, mais la croissance économique du Brésil pourrait changer la donne. Poussées par cette volonté de suivre les flux commerciaux de leurs principaux clients, les grandes banques brésiliennes ouvrent également des agences en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Ces opérations transfrontalières devraient se poursuivre dans le futur même s’il est probable que les établissements bancaires brésiliens continuent à privilégier des acquisitions sur certaines activités de niche (financement corporate, trade finance, gestion d’actifs, banque privée).

Moyen-Orient
Les prix élevés du pétrole et les fonds qui en découlent dans l'économie ont permis aux banques de certaines régions du Moyen-Orient de maintenir des niveaux élevés de liquidités dans leur bilan. En revanche, certains établissements de Dubaï ont vu leurs activités ralentir du fait de l’éclatement de la bulle immobilière. Ce contraste et l'intérêt porté aux investissements nationaux et régionaux ont récemment favorisé les transactions bancaires au Moyen-Orient. Les banques du Moyen-Orient ont démontré un appétit sélectif pour les fusions-acquisitions à l'étranger. Elles continuent de s’intéresser aux marchés voisins en expansion tels que la Turquie, ainsi qu’aux actifs des banques privées européennes et aux banques islamiques qui jouent un rôle croissant en Asie centrale et en Extrême-Orient. Les évolutions du marché au Moyen-Orient ont cependant fait naître des opportunités pour les institutions plus liquides.

Russie
Le nombre de fusions-acquisitions bancaires n’a cessé d’augmenter en Russie au cours de ces dernières années, et cette progression devrait se poursuivre. Il existe près de 1000 banques en Russie mais la consolidation, pourtant prévue de longue date, reste encore à se concrétiser. Certaines banques de détail innovantes ont besoin de capitaux pour soutenir leur forte croissance. Le retrait du marché russe de certaines banques d’Europe de l’Ouest devrait également favoriser les transactions. Parallèlement, les plus grandes banques russes devraient continuer à être actives et ce afin de poursuivre leur développement et réaliser des économies d’échelle sur le marché domestique en particulier dans les activités de banque d'entreprise et d’investissement. Certaines d’entre elles pourraient aussi suivre l’exemple de Sberbank qui a développé sa présence hors de Russie en faisant des acquisitions sur des marchés à forte croissance en Turquie et en Europe de l’Est.

Pologne
La Pologne résiste encore à la morosité économique de ses voisins et génère une croissance soutenue dans le secteur bancaire. Le marché polonais offre un certain nombre d’opportunités d’investissement et devrait demeurer l’un des marchés les plus dynamiques d’Europe centrale en matière de fusions-acquisitions. Plusieurs banques actuellement détenues par des acteurs étrangers pourraient être cédées, et certains propriétaires de banques polonaises privées pourraient faire appel à des co-investisseurs ou se désengager.

Turquie
La Turquie représente un fort potentiel de croissance économique. Au cours de ces dernières années, les banques turques ont fait l’objet de nombreuses offres provenant des États-Unis, d’Europe de l’Ouest, de Russie et du Moyen-Orient. Elles devraient également demeurer des cibles prisées dans le cadre de rapprochements nationaux. Les opportunités d’acquisitions majeures sont relativement rares en Turquie et la concurrence entre établissements pourrait être vive si une opération majeure devait survenir.


Pour plus d'infos, téléchargez le PDF ci-dessous (12 pages in english).

pwc___etude_banking_m PwC - Etude Banking M  (1.74 Mo)


Lundi 6 Mai 2013
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