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Baromètre Coller Capital sur le capital investissement - hiver 2011/12


LES INVESTISSEURS ANTICIPENT DES DEFIS IMPORTANTS POUR LE CAPITAL INVESTISSEMENT




- La crise de la dette souveraine en Europe devrait dissuader un investisseur en capital investissement sur cinq
- La moitié des investisseurs en capital investissement (LPs) possèdent des fonds « zombie » au sein de leurs portefeuilles, et ne voient aucune solution dans la plupart des cas
- Les investisseurs considèrent que le refinancement des dettes d’acquisition existantes présente un défi majeur pour le secteur
- 93 % des LPs rejetteront des demandes de réinvestissement au cours des 18 prochains mois, et les réductions en termes d’engagement seront courantes

Selon le dernier Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital, les investisseurs en capital investissement (LPs) prévoient que le secteur sera exposé à des défis majeurs au cours des prochaines années. Malgré ces inquiétudes, ils estiment également que l’année 2012 devrait être un bon millésime et anticipent de solides rendements à moyen terme pour leurs portefeuilles de capital investissement.

Pour les investisseurs en capital investissement, la chute depuis les années de bulle est criante. La moitié d’entre eux estiment posséder des fonds « zombie » au sein de leurs portefeuilles, autrement dit des fonds sans aucune perspective de plus-values que les équipes de gestion (GPs) maintiennent uniquement dans le but de toucher leurs commissions de gestion. Les investisseurs sont également pessimistes quant à leur capacité à remédier à ces situations de fonds « zombie » : 72 % des LPs pensent qu’ils trouveront une solution dans seulement une minorité de cas ; 22 % d’entre eux estiment qu’ils ne pourront remédier à aucune de ces situations.

Compte tenu de l’état de fragilité actuel du marché du crédit, la majorité des investisseurs pense également que le refinancement du « mur » que constituent les dettes d’acquisition dont l’échéance est prévue en 2013-15 représente un risque majeur pour le secteur.

Malgré ces inquiétudes, les investisseurs estiment dans l’ensemble que l’année 2012 sera bonne, voire excellente (plus des deux tiers des LPs nord-américains ont cette opinion) et leurs attentes en matière de rendement du capital investissement à 3-5 ans ont quasiment retrouvé les niveaux affichés avant la crise (hiver 2007-08) : un tiers des LPs prévoient des rendements de leurs portefeuilles de capital investissement supérieurs à 16 %, et la moitié d’entre eux s’attend à des rendements compris entre 11 et 15 %.

Revenant sur les conclusions du Baromètre, Jeremy Coller, CIO de Coller Capital, a déclaré : « Certains seront surpris de l’optimisme affiché par les investisseurs en capital investissement vis-à-vis des rendements compte tenu des difficultés majeures qu’ils entrevoient au sein du secteur. Je pense que l’explication provient d’une autre conclusion du Baromètre : 93 % des LPs estiment que l’investissement en capital investissement se traduit par des entreprises plus saines. Pour les investisseurs, ces rendements s’expliquent par la capacité du secteur à renforcer et à ajouter de la valeur aux entreprises dans lesquelles il investit. »
Concernant plus spécifiquement le marché français, François Aguerre, Principal chez Coller Capital, a déclaré : « Le Baromètre est le reflet d’un contraste fort entre le passé et le future. Les LPs ont dans leurs portefeuilles des GPs avec lesquels ils ne travailleront plus (pas de re-ups, fonds zombies, etc.). Pourtant, ils sont optimistes quant à l’amélioration des retours à venir compte tenu de la baisse des valorisations, ce qui a été illustré par les succès des levées de fonds en France en 2011 dans le segment du mid-market. »

Exposition des investisseurs au capital investissement : crise de la dette souveraine et prolongation de la période d’investissements
Un cinquième des LPs du monde entier déclarent leur volonté de réduire leur exposition au capital investissement européen en raison de la crise de la dette souveraine. Cependant, cela n’implique aucune réduction de l’exposition globale des investisseurs. À l’échelle mondiale, 17 % des investisseurs affichent leur intention de réduire la part de leurs actifs alloués dans le capital investissement, mais ce pourcentage est largement compensé par les 24 % de LPs qui prévoient d’accroître leurs engagements.

Parallèlement, les GPs établis détiennent déjà de larges volumes de liquidités non investis provenant des LPs : 87 % des investisseurs en capital investissement ont déjà reçu des demandes de report d’investissement de la part de certains fonds au sein de leurs portefeuilles, et 78 % des LPs prévoient de recevoir d’autres demandes de ce type dans les 2 à 3 prochaines années.

Situation des levées de fonds
En partie pour ces raisons, l’environnement en matière de levées de fonds restera difficile. 93 % des investisseurs en capital investissement du monde entier prévoient de refuser certaines demandes de réinvestissement provenant de leurs GPs au cours des 18 prochains mois, l’investisseur « typique » rejetant environ un quart des demandes (même si cette proportion variera considérablement au sein de l’univers des LPs). D’autre part, de nombreux investisseurs réduiront leurs engagements, même auprès des GPs dont ils accepteront les demandes de réinvestissement : seul un tiers des LPs déclarent leur volonté de maintenir leurs niveaux d’engagement vis-à-vis de tous les GPs auprès desquels ils réinvestiront au cours des 18 prochains mois.

Ces difficultés en matière de levées de fonds sont renforcées par la pression exercée sur les LPs pour qu’ils retardent leurs prises d’engagements. Seul un LP sur cinq prévoit de participer à la première clôture (first close) de la majeure partie des fonds sur lesquels il s’engage, et 17 % des LPs déclarent qu’ils ne participeront jamais à une première clôture.

Une grande majorité des investisseurs (presque les quatre cinquièmes) estiment que cette dynamique au sein du secteur aura pour conséquence d’améliorer les conditions générales que leur proposent les GPs en situation de levées de fonds.

Autres conclusions du Baromètre
Cette édition du Baromètre révèle également les projets et opinions des investisseurs concernant les sujets suivants :
- Intentions d’investissement en Europe et en Amérique du Nord
- Sources de transactions attrayantes pour les GPs en matière de capital investissement
- Attentes en matière de rythme d’investissement des GPs
- Rendements issus des opérations en « club »

Les LPs (Limited Partners) investissent dans des fonds de capital investissement. Les GPs (General Partners) sont des gestionnaires de fonds de capital investissement.
Le Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital offre un aperçu unique des tendances mondiales du capital investissement. Il s’agit d’une analyse bi-annuelle des projets d’investissement et des opinions des investisseurs institutionnels effectuant des placements en capital investissement et basés en Amérique du Nord, en Europe et dans la région Asie Pacifique.
Cette dernière édition du baromètre rassemble les opinions recueillies auprès de 107 investisseurs en capital investissement à travers le monde durant l’automne 2011. Les conclusions du baromètre sont globalement représentatives de la population des LPs en fonction des critères suivants : situation géographique, structure d’investissement, volume d’actifs sous gestion et expérience en capital investissement.

À propos de Coller Capital
Fondé en 1990, Coller Capital est le leader mondial des fonds d’investissement secondaires : achat des participations de fonds d’investissement primaires (en capital risque, LBO et mezzanines) ou acquisition de portefeuilles de sociétés auprès de propriétaires/bailleurs institutionnels. La société, qui affiche environ 8 milliards de dollars d’actifs sous gestion, jouit d’une envergure véritablement mondiale. Les volumes d’investissement gérés par Coller Capital varient d’un million à plus d’un milliard de dollars. Le cinquième fonds secondaire, Coller International Partners V, a été clos en 2007, avec des engagements de 4,8 milliards de dollars et le soutien de 200 des principaux investisseurs institutionnels mondiaux.
Le nom de Coller Capital est étroitement lié au développement du marché des investissements secondaires. En 1994, la société a lancé le premier fonds d’investissement secondaire européen et, en 1998, le premier fonds d’investissement secondaire mondial. Coller Capital est également responsable d’un grand nombre de transactions comptant parmi les plus remarquables du secteur, dont l’achat pour un milliard de dollars du portefeuille de capital investissement de NatWest à la Royal Bank of Scotland, la première acquisition importante d’un portefeuille de capital risque (auprès de Lucent Bell Labs) et l’acquisition d’un portefeuille d’une valeur de 900 millions de dollars auprès d’Abbey National.
Parmi les récentes transactions effectuées par la société, on relève : une joint-venture d’une valeur d’1,1 milliard de dollars avec Royal Dutch Shell, des investissements réalisés auprès d’acteurs cotés du capital investissement comme SVG Capital et 3i, et l’acquisition, auprès de Lloyds Banking Group, du portefeuille d’actifs financiers intégrés de la Bank of Scotland.

Mercredi 14 Décembre 2011
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